4.5.15

Chroniques d'Avril 2015

par Georges Charles

Mercredi 1er avril

En ce jour traditionnellement réservé aux blagues, voici une chronique d’aphorismes détournés.
 
Déjà évoqué en avril 2011 : « Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se noie ». Rien n’interdit de poursuivre :
« Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se remplit » ; « tant va la cruche à l’intello qu’à la fin il la casse. »
 
« C’est au pied du mur qu’on voit le maçon…tombé de l’échafaudage. »
 
« Abondance de rien ne nuit pas. »
 
« La faim justifie les festins. »

Et celle-là, je l’aime bien, également.
 
Il y a quelques années, un diplomate israélien avait fait sourire la communauté des diplomates aux Nations Unies. Le représentant d’Israël, qui venait d’être appelé à faire son discours, avait déclaré :
« Avant de commencer, je désire vous raconter une histoire à propos de Moïse. Lorsqu’il frappa le rocher et que l’eau se mit à jaillir, Moïse pensa : " Quelle belle occasion de prendre un bain! " Il se déshabilla, posa avec soin ses vêtements sur un rocher puis entra dans l’eau. Lorsqu’il en ressortit, ses vêtements avaient disparu, volés par un Palestinien. »
 
Le représentant palestinien, estomaqué et furieux, avait interrompu le discours du représentant israélien et s’était écrié : « Que racontez-vous ? Les Palestiniens n’étaient pas là à cette époque. »
 
Le représentant israélien aurait alors ajouté : « Maintenant que ceci est clairement établi, je peux commencer mon intervention. »

6.4.15

Chroniques de Mars 2015

par Georges Charles

Lundi 2 mars

1915, l’enlisement ; 19e partie, la bataille du Vieil-Armand
 

Entre Vosges et Alsace, le front s’est stabilisé, du sud au nord, sur une ligne Pfetterhouse - Altkirch - Thann - Hartmannswillerkopf - Munster - Col du Linge - Col du Bonhomme.
 
La bataille du Vieil-Armand (Hartmannswillerkopf) se déroule, du 19 janvier 1915 au 8 janvier 1916, sur un éperon rocheux du massif des Vosges, surplombant la plaine d’Alsace, dans le département du Haut- Rhin, entre Guebwiller et Thann. La violence des combats et la rigueur du climat ont rendu cette bataille terrifiante ; les soldats l’avaient baptisée la " mangeuse d’hommes " ou encore la " montagne de la mort ".

 L’issue de la bataille est très discutable d’un point de vue purement militaire car, après plus d’un an de combats qui ont fait des milliers de victimes (environ 15 000 morts dans chaque camp et environ trois à quatre fois plus de blessés), Français et Allemands occupent à peu près les mêmes positions qu’au début de la bataille.



5.3.15

Chroniques de Février 2015

par Georges Charles

Dimanche 1er février

L’équipe de France de handball remporte la finale du championnat du monde au Qatar en battant l’équipe " nationale ", 25-22. La France est la nation la plus titrée du handball mondial : cinq titres mondiaux, trois sacres européens et deux couronnes olympiques. L'équipe tricolore est par ailleurs la seule à avoir remporté quatre grandes compétitions d’affilée dans la discipline : les Jeux olympiques en 2008, le championnat du monde en 2009, l’Euro en 2010, le Mondial en 2011 et les JO en 2012. 

Elle est également la première, et à ce jour la seule nation, à avoir détenu simultanément les trois trophées majeurs (championnat d’Europe, du monde et Jeux olympiques) et ce, à deux reprises, en 2010 et en 2015.
 
Le handball ? C’est aussi pour moi une affaire de famille ; sur onze neveux, quatre ont pratiqué ce sport, dont un en Nationale 1.

Le toulousain Claude Onesta vient de vivre une
huitième finale internationale depuis sa prise de
fonctions en 2001

Daniel Narcisse a marqué le dernier but


Et puis, avec ce qu’il se raconte sur le " double-jeu " du Qatar, dont certaines fondations financent le terrorisme djihadiste, les handballeurs français ont vengé les morts de Paris en janvier dernier.

3.2.15

Chroniques de janvier 2015

par Georges Charles

Jeudi 1er janvier 2015

Bilan et perspectives. L’année 2014 m’aura apporté une certaine densité " ; je ne trouve pas d’autre mot.
 
La famille ? Voici le dernier venu.


William, un mois et demi ; un regard curieux ?

 Pour établir le plus tôt possible un lien avec ce petit William, je lui fais le coup du " conteur de jazz ". Cela consiste à le prendre au creux du bras, au plus près de la poitrine et du ventre, à lui raconter une histoire, à lui chanter une balade improvisée, d’une belle voix grave teintée de légère tabagie. Good vibrations ! Cette musique, saxo ténor façon Lester Young, est une opération d’enchantement.
 
Des rencontres, de la tendresse à l’horizon ? J’ai l’impression (l’illusion) de créer les conditions de leur émergence, dans une façon d’être de plus en plus " cool ".

Mon p’tit cadeau de l’année ? La Bugatti Veyron…en photo.

Bugatti, fondée en 1909 par l’Italien Ettore Bugatti, est un constructeur automobile français, filiale du groupe allemand Volkswagen AG. Les fenêtres de l’atelier de Molsheim (Bas-Rhin) donnent sur les montagnes des Vosges.
 
En 2005, sortie de la Bugatti Veyron 16.4, la voiture la plus rapide et la plus chère du monde. Seize cylindres en V développant plus de 1 000 chevaux ; de 0 à 100 km/heure en 2,5 secondes ; vitesse de pointe 407 km/heure.

23.1.15

Rencontre chez Dominique

Ce soir, je vous annonce solennellement que notre amie Dominique Frenot a été, aujourd'hui même, couronnée "reine" d'un petit comité du groupe BAC65, les photos devraient suivre dans les jours qui viennent.
En effet, nous sommes tout juste de retour d'une "réunion galette" très sympathique chez nos amis Toussaint à Remiremont. (Ginette)


 Très beaux paysages vosgiens givrés ...  photos prises spécialement pour nos chers amis du sud ... (Blanche)



Si la reine Dominique n'a pas encore sa couronne sur la tête, nous avons reçu néanmoins un accueil royal ! Le fond bleuté, qui ressemble à un tableau de maître, est une vue d'hiver magnifique de la nature qui entoure la maison et domine Remiremont. (Marie-Annette)



 


4.1.15

Chroniques de Décembre 2014

par Georges Charles

Mardi 2 décembre

Le changement, c’est maintenant ? En tout cas, ce n’est pas toujours facile. Veut-on vraiment changer, surtout quand on est vieux ? « Tiens, t’as changé ! », nous dira quelqu’un qui ne nous a pas vu depuis des années ; ce n’est pas rassurant. La voix des gens, tout comme l’expression de leur regard, par contre ne change jamais.

Jeudi 4 décembre

1914, l’année où tout a basculé ; 17e partie, le bilan en décembre.

À la fin de 1914, les deux camps améliorent les premières tranchées du début de la bataille. Elles sont creusées sur toute la longueur de la ligne de défense qui s’étend sur près de 800 km, de la mer du Nord à la frontière suisse. Pourquoi s’enterrer ?

On le sait depuis la guerre des Boers en Afrique du Sud en 1902, ou celle opposant Russes et Japonais en 1905, les canons lourds et les mitrailleuses ont changé les champs de bataille en champs de massacre. Les militaires en viennent à accepter que, face à la létalité du feu au XXe siècle, le soldat ne peut plus mener la guerre dressé sur le champ de bataille comme il le faisait depuis l’Antiquité ; il doit désormais combattre, enterré et dissimulé. Avec les tranchées, on est passé du corps dressé au corps couché, caché, protégé.

L’ampleur des pertes, sans précédent dans l’Histoire, traduit cette " industrialisation " de la guerre. Rien que sur le front occidental, les Français, les Belges et les Britanniques ont perdu plus d’un million d’hommes, dont une grande majorité de Français. Les Allemands comptent environ 675 000 soldats tués, blessés ou disparus au combat.

Sur le front Est, les pertes humaines des deux camps sont encore plus lourdes. Quelque 275 000 Allemands y ont été tués, blessés ou faits prisonniers. Le chiffre atteint un million pour les Austro-Hongrois et 1,8 million pour les Russes. Dans les Balkans, les Austro-Hongrois comptent 225 000 soldats tués, blessés ou faits prisonniers, tandis que les pertes humaines s’élèvent à 170 000 hommes pour la Serbie.

Un tiers des morts de la Grande guerre, dans les cinq premiers mois, d’août à décembre 1914.


D’une guerre courte et joyeuse, synonyme de balade touristique (« Nach Paris ! » pour les uns, « À Berlin ! » pour les autres), on est passé en France à une guerre défensive et patriotique ; en effet, en occupant une partie du territoire national (10 départements du Nord et de l’Est), les Allemands sont devenus les agresseurs.

2.1.15

Les voeux de Ginette

J'ai pris du retard ... la première journée de 2015 se termine déjà à l'heure où j'écris ces mots.
Une fois de plus, nous voici tous embarqués pour une nouvelle année... avec nos bonnes résolutions, nos souhaits, nos craintes et que sais-je encore.

Je remercie tous ceux qui m'ont devancée pour nous présenter leurs vœux et je viens moi aussi souhaiter une très bonne année à chacun de vous.
Ici dans les Vosges, l'année a commencé dans la lumière grâce à la neige qui a enfin daigné tomber : dans la montagne tout est resplendissant et émouvant de beauté, et ça fait du bien.
 
J'en profite pour partager avec vous quelques photos prises cette semaine... des souvenirs pour les "expatriés".

Que cette année vous apporte de la joie, de l'optimisme et de la force pour affronter les difficultés qui nous assaillent parfois.
Que cette année soit aussi l'occasion de nouvelles retrouvailles pour fêter le cinquantenaire de notre baccalauréat ... j'y pense.

Je vous embrasse tous,
 
Ginette 
 
 

22.12.14

Balade des Lumières à Remiremont

Depuis le samedi 13 décembre, je me promets de vous faire un petit compte-rendu de la "balade des lumières à Remiremont".

Une semaine déjà s'est écoulée sans que je me décide...mais heureusement nos amis Dominique et Michel Toussaint viennent de m'envoyer un diaporama sur les illuminations...qui va m'aider à compléter ce que je n'aurais pas su décrire.

Donc, malgré le très mauvais temps, l'idée a eu du succès puisqu'il y a eu 550 participants ; un conseiller municipal, organisateur de la balade, m'a fait part de sa satisfaction. Et la pluie, une grosse pluie battante, a certainement retenu pas mal de marcheurs au coin du feu.
 
En effet il fallait vraiment avoir envie de sortir ce soir-là pour marcher sous des parapluies qui ...nous cachaient les lumières que nous étions venus admirer !
La pluie a aussi gêné les rencontres, peu à peu j'apprends que certains d'entre vous étaient là, mais personne n'a rencontré personne !
Nous-mêmes avons marché seuls, mais nous étions tout de même bien contents d'avoir participé et nous nous promettons de le refaire l'année prochaine d'autant plus qu'on nous promet des améliorations.
A l'arrivée une bonne soupe de légumes réchauffait tout le monde, et ça aussi c'était une excellente idée.

Alors je vous donne rendez-vous dans un an, bonne journée et bises à vous tous,
 
Ginette          
 

6.12.14

Chroniques de Novembre 2014

par Georges Charles

Dimanche 2 novembre

Opération " putain de ménage ", depuis vendredi. Le tsunami du grand nettoyage, celui que l’on entreprend parfois à la charnière de deux saisons, au printemps ou à l’automne. J’ai choisi la fin de notre interminable été indien ; tout y est passé…je suis allé jusqu’à traquer les poussières qui se nichaient dans l’enchevêtrement des fils d’alimentation des appareils électriques et électroniques ou dans les moulures des cadres des tableaux.
Ça va faire bouger mes statistiques d’activité quotidienne ; pour un F3, cuisine, salle de bains de 63 m², 12 heures de travail sur 3 jours !

6.11.14

Chroniques d'Octobre 2014

par Georges Charles

Vendredi 3 octobre

Le 25 septembre dernier, la ministre de la Santé a proposé d’interdire de fumer en voiture en présence d’un enfant de moins de 12 ans. Elle justifie sa décision pour des raisons de santé : « il n’y a pas plus confiné et clos qu’une voiture. C’est une mesure de bon sens d’inciter les adultes à ne pas fumer en présence des enfants. »

Cette annonce me rappelle un certain voyage en 1988. Je roule vers les Vosges depuis Toulouse, en compagnie de mon fils aîné, Adrian, âgé de neuf ans. Au fil des kilomètres, je fume des cigarettes (qu’il m’arrive de rouler, les mains posées sur le volant…) ; c’est alors qu’Adrian se tourne vers moi et me dit : « je n’arrive plus à respirer ! ». Je le regarde ; il est vert, jaune, blanc, prisonnier d’un nuage de fumée dont je n’avais absolument pas mesuré ni la lourdeur ni la nocivité. Je m’arrête à la première aire de repos, le temps pour lui de reprendre ses esprits. La suite du voyage est coupée d’étapes où je m’arrête pour fumer, hors de la voiture. Le ridicule de la situation m’apparaît tel que je décide, là, de ne plus fumer dans un espace clos, même seul. Une manière de reprendre un peu le pouvoir sur mon addiction ; en avance de près de vingt ans sur le décret du 15 novembre 2006 interdisant de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif !


2.10.14

Chroniques de Septembre 2014

par Georges Charles

Lundi 1er Septembre 2014

Dernière matinée de baignade au Racou, entre Argelès-sur-Mer et Collioure. Huit heures trente (six heures trente au soleil) ; après une longue séquence dans une mer fraîche et formée, je me repose sur le sable, avec le sentiment, illusoire, d’être seul au monde…

Grâce à mon baladeur MP3, j’entre dans l’album " Meddle ", Pink Floyd, 1971. One of These Days s’ouvre sur un murmure de vent créé par un oscillateur sonore, suivi des deux guitares basses de David Gilmour et Roger Waters. Echoes, le final de plus de 23 minutes, commence par un thème marin inspiré d’une note de piano de Rick Wright évoquant un sonar ; il se poursuit par un instrumental de David Gilmour (l’un des plus longs solos de Pink Floyd) qui, grâce à une pédale wah-wah branchée à l’envers, réussit à produire un effet dit " seagull " (mouette, en anglais), un mélange de cris d’oiseaux marins…

Elle arrive, d’un pas décidé ; elle pose sa serviette sur le sable et entre dans l’eau, sans hésiter ; c’est la seule manière d’aborder l’élément. Une virée au-delà des bouées jaunes, puis retour. Les oreilles noyées de musique pop, je lui adresse un geste de félicitation, pouce levé ; elle rit.

La vie est belle, ce matin, sur la plage.

13.9.14

En souvenir d'Annie Brunier, notre professeur

Bonjour les amis,

Quelques nouvelles ce soir pour vous faire parvenir l'article de Vosges Matin d'aujourd'hui concernant notre professeur, Annie Brunier.

Il y avait beaucoup de monde à l'église de Remiremont pour ses obsèques : sa famille bien sûr, sa sœur et ses anciens collègues, mais aussi quelques anciens élèves.

De ce qui a été dit pendant la cérémonie, j'ai retenu en particulier sa passion pour son métier, les mathématiques et la musique, son dévouement constant pour les plus pauvres dans sa ville, son goût pour les grands voyages d'aventure qu'elle avait su transmettre à d'autres.

Sa fin de vie fut très difficile....

Que dire de plus ?

Comme je l'avais proposé je lui ai apporté un beau bouquet de fleurs au nom de notre groupe, merci à vous.

Amicalement,

Ginette


4.9.14

Chroniques d'Août 2014

par Georges Charles

Mardi 1er août

1914, l’année où tout a basculé ; 11e partie, les alibis " civilisationnels "


À l’été 1914, la France et l’Allemagne entrent dans la guerre au nom du droit, du bon droit, du droit du bon côté. Chacune se prévaut d’appartenir au camp de la civilisation, contre celui de la barbarie. Ces alibis " civilisationnels " servent à cacher l’âpreté des enjeux des grandes puissances, lancées dans une course pour la domination. La guerre est un crime passionnel collectif mais sans passions nationalistes, les marchands de canons ne pourraient, à eux seuls, déclencher une guerre. 

France. Henri Bergson, philosophe : « La lutte engagée contre l’Allemagne est la lutte même de la civilisation contre la barbarie.» Albert Le Mun, député : « Notre douce France est encore une fois le soldat de la civilisation chrétienne. » 

Allemagne. Les ouvriers allemands ne veulent surtout pas être défaits par le régime autocrate et archaïque qu’est la Russie. La presse social-démocrate est sans appel : « Ce qui nous fait prendre les armes,comme tous les autres Allemands, c’est la conscience que l’ennemi contre lequel nous nous battons à l’est est également l’ennemi de tout progrès et de toute civilisation (...) La défaite de la Russie équivaut à la victoire de la liberté en Europe. » Quand les députés sociaux-démocrates votent les crédits de guerre, c’est pour sauver le progrès social allemand. Pouvaient-ils empêcher le Kaiser et son gouvernement, constitué d’une coalition de partis conservateurs, d’aller vers la guerre ? On ne le saura jamais…



1.8.14

Chroniques de Juillet 2014

par Georges Charles

Mardi 1er juillet

Désolé pour les lecteurs réfractaires aux chroniques sportives et  historiques, ce mois sera encore " footeux " et " centenaire ". Juillet 1914, le mois de la montée des périls où l’assassinat de Jean Jaurès, le 31, coïncide avec la fin des hésitations et ouvre le temps des déclarations de guerre.

Jeudi 3 juillet

Les adeptes des théories du complot peuvent s’en donner à cœur joie :
  • la Coupe du monde de football en général et les performances de l’équipe de France en particulier sont les éléments d’un complot international pour empêcher les Français de s’intéresser aux tracas judiciaires d’un ancien président de la République ; 
  • les tracas judiciaires du susnommé font partie d’un complot gouvernemental pour empêcher les Français de s’intéresser à la décadence du dialogue social en général et aux " justes luttes " des salariés de la SNCF, de la SNCM et des intermittents du spectacle en particulier ; 
  • l’objectif d’un complot ? Dissimuler la réalité des complots concurrents…

11.7.14

Gaby et Louise

Ce matin, des nouvelles d'un Papy sportif, mais pas de n'importe quel Papy, il s'agit d'un Papy que le groupe Bac 65 a l'honneur et le plaisir de partager avec Louise et Maryvonne... si elles nous le permettent !
 
Vous l'avez reconnu, il s'agit de Gabriel.

Il fêtait, le week-end dernier, les Cinquante Ans de l'Association Sportive de Remiremont Hautes-Vosges ! 

Quel punch Gabriel ! 
Nous te félicitons bien sûr pour tes exploits, mais aussi pour l'exemple et l'enthousiasme que tu as transmis à ta petite-fille Louise. Elle a déjà le style : regardez sur la photo du départ, elle a exactement la même position que son grand-père, on croirait son ombre !

Ginette




6.7.14

Chroniques de Juin 2014

par Georges Charles

Dimanche 1er juin 


Deborah, Awa, Hauwa,Asabe…et les deux cents autres lycéennes nigérianes enlevées mi-avril par la bande de " Boko Haram " (1), promises à « l’esclavage » (l’adolescence, le bel âge pour ça ?), à la «vente sur le marché» (pour une dizaine d’euros chacune), au titre de la lutte contre «l’enseignement occidental», à commencer par l’apprentissage de la lecture.

(1) " Boko Haram " signifie en langue haoussa « L'éducation occidentale est un péché ».


3.6.14

Chroniques de Mai 2014

par Georges Charles

Samedi 3 mai

Où siègent, en nous, les émotions, les affects, les sentiments ? Quel est leur organe de prédilection ? Le cœur ? Rien n’est moins sûr. Lorsque le cœur bat, au même moment la poitrine se soulève et le ventre s’agite…Avoir du cœur, oui, comme avoir de l’estomac, avoir des tripes, avoir des c…ou des o…1

Et si tout se passait dans la tête, de la naissance du désir à la peur de la mort ? 

L’âme, comme principe vital, dans tout ça ? Je n’en ai toujours pas trouvé le siège.

6.5.14

Chroniques d'Avril 2014

par Georges Charles

Mardi 1er avril

Les élections municipales sont souvent de nature à remettre les pendules politiques à l’heure… 

L’expression " vague " rose date des municipales de 1977 : trois ans après la victoire de Giscard d’Estaing à la présidentielle de 1974, 156 villes de plus de 30 000 habitants avaient été " conquises " par l’opposition de gauche. Au fil des élections, la couleur de la vague alterne ; après la rose, la bleue. En 1981, Mitterrand gagnait la présidentielle ; aux municipales de 1983, 30 villes de plus de 30 000 habitants repassaient à droite. 

Municipales de mars 2014 : 1er tour : droite 46,54%, gauche 37,74% ; 2e tour : droite 45,91 %, gauche 40,57 %. La gauche subit une défaite cinglante et perd 151 villes de plus de 10 000 habitants.

Si l’on s’en tient aux 41 villes de plus de 100 000 habitants, aux municipales de 2001, la droite en détenait 25 et la gauche 16 ; en 2008, 12 à droite et 29 à gauche ; en 2014, 23 à droite et 18 à gauche.

Serait-ce le crépuscule d’un certain " socialisme municipal " ? 

Une petite pensée pour les équipes sortantes qui viennent de perdre les élections ; dès aujourd’hui, il va leur falloir vivre dans une ambiance de cartons à remplir et de disques durs à vider. Quand ils’agit de municipalités dirigées depuis des décennies par la même majorité (Limoges, Niort, Fréjus…), on peut imaginer la " gueule de bois " des élus et des cadres de l’administration locale.





8.4.14

Chroniques de mars 2014

par Georges Charles

Dimanche 2 Mars

Les idées " audacieuses " de certains candidats aux élections municipales à Toulouse. Ils auraient fumé de la moquette colombienne ou quoi ? Ils planent !
 
Mme Belaubre, écologiste tendance Lepage, rêverait de 10 000 jardins partagés et familiaux à Toulouse ! Comment va-t-elle trouver 10 000 familles soucieuses de s’occuper d’un petit lopin de terre ?
 
M. Cohen, maire sortant, socialiste tendance Union de la gauche années 1970 avec communistes et radicaux de gauche, imaginerait bien un Aérotram, sorte de téléphérique urbain, entre l’Oncopole et l’université Paul Sabatier (Sciences, technologies, disciplines de la santé et sports ; classée 1re parmi les meilleures universités françaises pour trouver un emploi, selon une étude publiée en décembre 2013 par le Ministère).
 
M. Moudenc, UMP tendance oecuménique Copé/Fillon, pencherait plutôt pour un " mail vert ", depuis la gare Matabiau jusqu’au pont des Demoiselles, en recouvrant le tronçon de ligne SNCF Toulouse-Narbonne.
 
La palme de l’imagination débridée, puisqu’il plane encore plus haut que les autres, revient à M. Plancade, citoyen tendance égocentrique ; il se verrait déjà sur le SkyTran, un réseau circulaire de nacelles se déplaçant sur des rails au-dessus de l’anneau de la rocade.
 
Dans les décennies antérieures, les Toulousains avaient échappé à d’autres idées, plus dangereuses qu’originales : une autoroute en centreville à la place du canal du Midi (qui aurait été détourné), une voie rapide sur les berges de la Garonne…


5.3.14

Chroniques de Février 2014

par Georges Charles

Samedi 1er février :

L’optimisme en France ? Selon diverses enquêtes, les optimistes, dont je suis, seraient minoritaires, avec un petit 27%.
 

Pourtant, il faudrait se souvenir de cette devise de Mao Tsé Toung, aux heures les plus sombres de la Longue Marche, en 1935 : « Tout ce qui est sous les cieux est en chaos total, la situation est excellente. »

6.2.14

Chroniques de Janvier 2014

par Georges Charles

Mercredi 1er janvier

C’est reparti, comme en 14 ! En 2040, ça repartira comme en 40 !

Une résolution : donner la meilleure version de soi-même.

Quelques maximes, sur la fortune, la vie…

« L’argent gagné facilement se dépense souvent de la même façon. »

« Quand le revenu est maigre, on s’enrichit de ce que l’on économise, beaucoup plus que de ce que l’on gagne. »

« Quand tu arrives au sommet de la montagne, continue de grimper », proverbe chinois.

« C’est quand on cesse de chercher qu’on trouve », proverbe oriental.


30.1.14

8.1.14

Chroniques de Décembre 2013

par Georges Charles

Lundi 2 décembre

La rédaction de chroniques sur des sujets divers et variés est un véritable bonheur pour l’esprit, séduit par la gymnastique que requiert cette rédaction. Ce soir, je vais et viens entre :
  •  " le festival de la Cimade "…qui me conduit vers la côte amalfitaine, au sud de Naples ;
  •  " les vieux feux de l’amour " ;
  •  " Cuba, 2epartie ; 1969, l’intégration à La Havane et le travail de traducteur au quotidien Granma " ;
  • " la fratrie et sa loi d’airain " ;
  •  " le record du gardien de but Mickaël Landreau " ;
  •  " la mondialisation dans l’autre sens où comment, au XIX e siècle, l’industrie textile anglaise tua l’industrie textile indienne ".
Entendu ce soir sur RTL de la bouche d’Yves Thréar, éditorialiste au Figaro, ce terrible lapsus, parlant du 1er ministre : "Monsieur Zéro, pardon, Monsieur Ayrault ».


21.12.13

Les auteurs en dédicaces


Samedi après-midi, Francis a dédicacé ses derniers ouvrages aux côtés d'autres auteurs régionalistes, réunis pour l'occasion à La Coupole de Remiremont. Ambiance assurée avec Claude Vanony ...


De gauche à droite : Jean-Claude Bigorne, Richard Rognet, Frédérique Volot, Gilles Laporte, Roger Wadier, Claude Vanony et Francis Martin.

3.12.13

Chroniques de Novembre 2013

par Georges Charles

Samedi 2 novembre

Toussaint, journée des Défunts. Puisque je ne peux pas me rendre dans le petit cimetière des Vosges où dorment mes parents, je choisis d’arpenter le cimetière toulousain de Terre Cabade, oeuvre d’Urbain Vitry, architecte et urbaniste de la ville dans la 1ère moitié du XIXe siècle.

A défaut de faire marcher le commerce, c’est le commerce qui me fait marcher : je descends vers le centre-ville par la rue de la Colombette où se déroule la traditionnelle foire de la Toussaint. Elle est organisée par la commune libre de la Colombette, une particularité locale fondée à l’automne 1945 (tiens, elle a 68 ans, comme moi !) et soutenue par une bande d’artistes, amateurs et professionnels, qui avaient établi leur quartier général au Bar des 2 Ânes, devenu aujourd’hui le Café Populaire.
 



Que cet enchaînement d’idées me soit pardonné : mon père était artisan, créateur de monuments funéraires en granit. C’est lui rendre hommage que d’écrire cette chronique portant sur l’histoire de l’industrie du granit dans les Vosges. Ne jamais oublier d’où l’on vient, pour comprendre là où on est allé ...


5.11.13

Chroniques d'Octobre 2013

par Georges Charles

Mardi 2 octobre

La paranoïa me guette. Dès que je reçois au courrier une enveloppe avec, en haut à gauche, le timbre officiel d’un ministère (sans lunettes, je ne fais que deviner…), je m’affole ; je crains que le ministère de l’Économie et des Finances ne m’annonce la création d’un impôt supplémentaire auquel je serais assujetti. Ce doit être ma manière personnelle de vivre le ras-le-bol fiscal !
Les uns disent " blanc ", les autres disent " noir ", sur tout et n’importe quoi. Sur l’intégration des Roms et des Kosovars dans la société française, le changement des rythmes scolaires, la pression fiscale, le travail dominical, la taxe à 75% sur les clubs de football professionnels, les destructions d’emplois dans l’agroalimentaire breton.
Tout cela pour aboutir à " cinquante nuances de gris ". Je prends mes distances à l’égard de ces fondamentales questions pour me consacrer à l’essentiel, la vie quotidienne d’un chroniqueur à Toulouse en octobre 2013.

Mon malaise est patent : les décideurs en tous genres, politiques, entrepreneurs, experts, ont une responsabilité devant les citoyens, celle d’élever le débat ou tout au moins de dresser la tête quand ils marchent et quand ils pensent. Or, ces gens ne semblent pas " à la hauteur " de cette responsabilité. Cela fait quarante ans que ça dure, depuis le milieu des années 1980 où, face à la construction européenne et à l’émergence de nations-continents concurrentes, tous les présidents français sans exception ont fait preuve d’une " vision géopolitique " digne de celle d’un conseiller général, mais on n’attend pas d’un conseiller général qu’il ait une vision géopolitique…

Malaise comparable à celui que l’on éprouve devant des acteurs jouant du Feydeau quand les temps appellent le drame historique shakespearien ! Malaise devant ceux qui rabâchent inlassablement des mantras fatigués sur la république, la liberté, l’identité nationale, la créativité, la démocratie, la solidarité, l’esprit d’entreprise, l’humanisme…ces fameuses " valeurs " attrape-tout.

De la droite à la gauche, de l’extrême-droite à l’extrême-gauche, s’exhale une odeur de IIIe République, années 1930.

16.10.13

Crâne rasé ou cheveux verts

Commercy / Remiremont, 2013 / 1965, toujours en Lorraine 48 ans plus tard....

Notre ami Michel Thévenin avait osé,
c'était trois ans avant MAI 68.

Cela nous avait beaucoup amusés mais personne, à l'époque, n'aurait eu l'idée de prendre sa défense ! Il a assumé tout seul. Qu'en pense Jackie aujourd'hui ?
C'est maintenant la génération de nos petits-enfants qui fréquente les lycées, deux générations d'écart, et pourtant si peu de différence dans les comportements !

 À cela rien d'étonnant, mais que de changement dans les réactions des jeunes !
Est-ce mieux ou moins bien, il y a là matière à discussion...
Bonne journée à tous,
Ginette


8.10.13

Synagogue de Remiremont

Il y avait, quand nous étions au lycée, une synagogue à Remiremont.
Elle a disparu sans faire de bruit et il y a peu de temps, nous nous posions des questions à ce sujet.

Le hasard a bien fait les choses, je viens d'avoir la réponse dans Vosges Matin, il y a quelques jours.
Je joins l'article à mon courriel, amitiés à tous,
Ginette


 

Chroniques de Septembre 2013

par Georges Charles

Mardi 3 septembre

Le Racou d’abord (« un lieu intemporel », comme dit la publicité), entre Argelès-sur-Mer et Collioure, Toulon ensuite sont mes deux dernières rencontres de l’été avec la Méditerranée. Belle et vieille complice ; depuis cet automne 1963 sur la plage d’Annaba (Bône, avant l’indépendance de l’Algérie) où je la découvrais avec envie et crainte, en mode fascination.

À plusieurs reprises depuis ce jour, j’ai nagé si loin du rivage, enivré par la mécanique des mouvements du corps et incapable de couper le moteur, que naissait le désir fou de ne pas rebrousser chemin, d’oublier la plage et d’entrer enfin dans l’infini liquide. Admettre la suprématie des flots, cesser de résister, se dissoudre. Il paraît qu’une tentation semblable habite certains parachutistes qui, après des milliers de sauts, voudraient que leur chute libre dure toujours ; il leur serait de plus en plus difficile de tirer sur la poignée d’ouverture du parachute. Comme sous l’effet d’une drogue puissante, on flirte avec l’overdose par cette envie de nager jusqu’à l’anéantissement ou de ne pas ouvrir le parachute.

L’appel du large ou du vide n’étant qu’attirance fugace, je reprenais souffle et faisais demi-tour, soulagé. On ne disparaît pas quand on a des enfants.



Le temps de la rentrée est venu. Je ne suis plus qu’un sujet de rédaction : « racontez votre meilleur souvenir de vacances », pour élèves encore engourdis de farniente.

3.10.13

Week-end en Gironde





J'ai préparé un petit compte-rendu de notre week-end en Gironde que je vous envoie ce soir. Comme vous pourrez le lire, ce fut encore un très bon week-end, joyeux, chaleureux et avec des occupations intéressantes.

Sur place, nous avons déjà pensé aux prochaines retrouvailles et il est fort probable que nous revenions dans les Vosges même si Marie-Odile a gentiment suggéré que nous pourrions aller faire un tour dans la vallée de la Seine près de chez elle...idée qui n'est pas perdue, Marie-Odile, nous ne faisons que repousser la date !

J'ai beaucoup parlé de géographie, les oreilles de Marie-Claude ont certainement bourdonné ?? Nous avons parlé de Marie-Claude mais aussi des autres absents qui nous ont manqué, j'espère que les Vosges rassembleront plus de monde la prochaine fois.

En attendant, je remercie sincèrement nos amis de Carcans qui se sont donné beaucoup de mal pour nous recevoir, surtout après le décès du beau-frère de Popomme quelques jours avant la rencontre.

Je voudrais aussi adresser quelques mots à Maryvonne pour la remercier de sa présence, si loin de chez elle, à peine un mois après sa sortie d'hôpital où elle venait de subir une grosse opération du cœur. Bon rétablissement à elle !

Je vous souhaite bonne lecture.
Bises à tous,
Ginette

8.9.13

Chroniques d'Août 2013

par Georges Charles

Samedi 3 août 

Après le toit catalan en juillet, l’isolation ariégeoise en août. Le chantier consiste à préparer le premier étage d’une maison pour les froidures : panneaux isolants sur les murs, recouverts de toile de verre. Cette semaine, j’ai retrouvé la saine (sainte, pour ceux qui croient à la valeur sacrée du travail) fatigue, la satisfaction procurée par les résultats tangibles, les conversations entre deux tâches, l’accompagnement en musique, au gré d’une programmation éclectique allant de Mozart à Eric Clapton en passant par le rock d’une webradio, en tant que de besoin.

Quelques commentaires sur les prestations de certains musiciens renommés, ceux qui drainent les foules aux festivals d’été. Si l’on jette un oeil sur les programmes, on constate que ces stars sautent d’une ville à l’autre, d’une scène à l’autre ; pour tenir la cadence, ils ont tout intérêt à s’économiser, à se ménager, notamment lorsqu’ils ne sont plus de toute première jeunesse. Ces têtes d’affiche sont souvent nées dans les années 1940 : Paco de Lucia, Keith Jarrett, Gilberto Gil, Joe Cocker, Al Jarreau, Taj Mahal, George Benson…Wayne Shorter, Paolo Conte et Leonard Cohen, années 1930. Ce serait un miracle si ce soir, ils réservaient aux spectateurs conquis d’avance le concert de leur vie ; il y a bien longtemps qu’ils ont donné le meilleur de leur talent…

Après le travail, je prends des notes de lecture, j’échange des points de vue avec mes hôtes, je lis, j’écris des chroniques. Cette semaine, je suis un intellectuel manouvrier.