25.9.15

Le Rhin romantique

Chers amis,

Ce soir, les émotions se bousculent encore au fond de moi : le plaisir d'être bien tous ensemble, la bonne humeur et les éclats de rire qui ont beaucoup résonné ces derniers jours me reviennent sans cesse à l'esprit.
Mais le temps passe vite et voilà que ces quelques journées partagées ensemble, attendues avec tellement d'impatience, sont déjà en train de s'inscrire dans les souvenirs.
Mais quels excellents souvenirs !

Nos quatre journées ont été bien remplies, sans doute un peu trop pour certains, mais j'espère que le retour au calme dans leurs habitudes effacera la fatigue au plus vite.

Une fois encore, ce fut un plaisir de nous replonger un temps dans les bonnes vieilles années. 
Comme d'habitude, les conversations n'ont pas cessé au long de ces quatre journées. Que voulez-vous, sept années passées ensemble dans leur enfance pour les dames du groupe les rendent fatalement intarissables.
Par contre je pense que vous êtes d'accord pour affirmer qu'une seule année partagée avec nos amis garçons en philo dépasse en intensité les six précédentes !

Puis, un constat qui me fait plaisir, les conjoints, aujourd'hui parfaitement intégrés au groupe, semblent tout à fait heureux de partager ces bons moments avec nous. 
L'un d'eux, Daniel Cardot (le mari de Marie Hosotte) a même collaboré activement à l'organisation en proposant une visite de la brasserie Koblenzer à Coblence, un autre, mon "petit mari" (Dédé, pour les intimes que vous êtes devenus)  a planifié notre voyage avec passion.. Nous les remercions.

Bref, nous nous rappellerons ces quatre journées de septembre 2015 : retrouvailles dans une auberge du Girmont-Val-d'Ajol le dimanche 20 septembre, puis balade dans la vallée du Rhin Romantique les trois jours suivant.

Je remercie encore une fois tout le groupe pour sa bonne humeur et sa cohésion qui ont contribué à la belle réussite de notre courte expédition.
Merci beaucoup pour tous vos magnifiques cadeaux, vous nous avez trop gâtés !

Et...un merci encore à Marie-Claude (Duhoux) qui m'a appris à voyager...il y a de cela près de 50 ans !

Il nous reste maintenant à faire germer des idées pour inventer la prochaine rencontre, faut-il attendre deux ans ou faut-il nous revoir plus tôt ? Toutes les suggestions sont les bienvenues.

Je vous embrasse tous,
Ginette
















5.9.15

Chroniques d'Août 2015

par Georges Charles

Samedi 1er août

Mylia, fille de mon neveu Mathieu 
et de sa compagne Prisca,
est née le 31 juillet.
 
La 34e de la tribu générée par mes parents (1).
 
Bienvenue au club.






 (1) À ce jour, 4 enfants, 15 petits-enfants et 15 arrière-petits-enfants.

Dimanche 2 août  

À force de participer à des chantiers divers et variés chez des amis, réparer un toit ici, isoler un étage là, aménager un grenier en appartement chez l’un, construire une cabane pour enfant chez l’autre, j’ai acquis au moins une compétence, celle de faire correctement ce qui m’est demandé, à condition qu’il s’agisse de tâches simples. Ce qui exclut l’électricité et la plomberie, notamment.

Le temps est venu de participer à un nouveau chantier, celui de la future maison de mon fils aîné, Adrian, de sa compagne Audrey et de leur fils, William. À un âge où j’avais d’autres préoccupations, ces jeunes gens font un enfant et construisent leur maison. Bien sûr, leurs moyens financiers les ont conduit à des arbitrages ; cette maison est à reconstruire de l’intérieur, à leur goût, à condition de faire soi-même beaucoup de travaux. L’avantage, par rapport à l’acquisition d’un produit immobilier fini, tient à ce que les futurs habitants ont pu s’incarner dans la réalisation finale.

Alors, je peins ; comme chantait France Gall :

Cézanne peint
Il laisse s’accomplir la magie de ses mains
Cézanne peint
Et il éclaire le monde pour nos yeux qui n’voient rien
Si le bonheur existe
C’est une épreuve d'artiste
Cézanne le sait bien

  
Au moment où, dans la chronologie des chroniques, je vais aborder ma rencontre en 1974 avec Michèle, qui deviendra sa mère en 1979, ma participation à l’aménagement de cette maison est une preuve que l’aventure fils/père continue. Rien d’étonnant si sa mère est également présente sur ce chantier ; Adrian est un enfant de l’amour.

16.8.15

Chroniques de Juillet 2015

par Georges Charles

Mercredi 1er juillet

Ça nous change des islamo-fascistes, de la dette grecque et de la canicule ; psychologue, psychothérapeute, Marie de Hennezel s’invite dans nos débats avec son livre Sex and Sixty, un avenir pour l’intimité heureuse. La sexualité des seniors, rien d’étonnant si ça nous intéresse, eu égard à l’âge moyen de l’équipage.

Que dit-elle ? « Presque toutes les enquêtes sont d’accord sur le fait que les quatre cinquièmes des hommes et les trois cinquièmes des femmes restent sexuellement actifs jusqu’à 70 ans ».

Des références, des citations ; le philosophe Alain : « Soyez heureux, voilà le vrai bonheur ! » Macha Méril, 75 ans : « Je veux me voir vieillir. Je suis curieuse de voir ce que je deviens. »

Des préconisations, en vrac : pratiquer le sentiment de la 1ère fois ; le secret, c’est oublier l’avant, les expériences et les scènes du passé. Cultiver le goût de l’intimité plus que celui de la performance, qui ne correspond plus à nos capacités actuelles ; réussir l’accueil réciproque de la vulnérabilité de l’autre. Retrouver le goût de la lenteur. Faire la tendresse, à défaut de faire l’amour.

Archipel des Lavezzi, Bonifacio ; le périple continue.







 Dans la nuit de la mer Tyrrhénienne, depuis mardi soir, un spectacle exceptionnel dans le ciel : à l’ouest/ nord-ouest, les planètes Vénus (amour) et Jupiter (dieu des dieux) se rapprochent inexorablement depuis des semaines et se frôlent désormais. L’étincelante Vénus éclipse le fade Jupiter.

C’est dans le Sud de la France qu’on peut observer le mieux ce phénomène. Selon des informations sur Internet, il s’agirait d’une configuration inédite depuis 2000 ans, appelée parfois " Étoile de Bethléem " et qui, pour certains croyants, annonce le retour de Jésus, puisque la dernière fois qu’elle s’est produite, c’était pour sa naissance... Le 18 juillet prochain, la Lune rejoindra Vénus et Jupiter pour une conjonction exceptionnelle.




10.7.15

Chroniques de juin 2015

par Georges Charles

Lundi 1er juin

Une semaine de vacances à Toulon, en compagnie de ma soeur Christine et parfois de son fils, Antoine. Nous avons un léger programme de travaux de jardinage ; pour le reste du temps, plage à La Seyne-sur-mer, balades dans Toulon, escapade à Marseille.

9.6.15

Chroniques de mai 2015

par Georges Charles

Vendredi 1er mai


Défilés syndicaux, plutôt " mous du genou ", ce qui est un comble pour des marcheurs.

Soudain, sur l’estrade du Front national installé place de l’Opéra, a surgi un vieux loup, déguisé en  rouge ; Jean-Marie Le Pen vient ravir la vedette à sa fille Marine. Cette initiative rappelle celle de certains spectateurs qui envahissent la scène lors d’un concert de leur vedette préférée et qui déambulent, quelques secondes, pour exister et prendre, eux aussi, la lumière ; ou encore celle qui consiste à courir à poil sur une pelouse lors d’une rencontre sportive.

Jean-Marie Le Pen, à poil ? À poil sous son pardessus rouge, qu’il aurait ouvert furtivement, comme un vieux pédophile à la sortie des écoles ? On aurait aimé.

Par contre, les trois Femen au balcon, elles, étaient seins nus !



Les Femen de 1906 ont 109 ans et non pas 99 ans ;
pan sur le bec du " Canard Enchaîné " !

4.5.15

Chroniques d'Avril 2015

par Georges Charles

Mercredi 1er avril

En ce jour traditionnellement réservé aux blagues, voici une chronique d’aphorismes détournés.
 
Déjà évoqué en avril 2011 : « Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se noie ». Rien n’interdit de poursuivre :
« Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se remplit » ; « tant va la cruche à l’intello qu’à la fin il la casse. »
 
« C’est au pied du mur qu’on voit le maçon…tombé de l’échafaudage. »
 
« Abondance de rien ne nuit pas. »
 
« La faim justifie les festins. »

Et celle-là, je l’aime bien, également.
 
Il y a quelques années, un diplomate israélien avait fait sourire la communauté des diplomates aux Nations Unies. Le représentant d’Israël, qui venait d’être appelé à faire son discours, avait déclaré :
« Avant de commencer, je désire vous raconter une histoire à propos de Moïse. Lorsqu’il frappa le rocher et que l’eau se mit à jaillir, Moïse pensa : " Quelle belle occasion de prendre un bain! " Il se déshabilla, posa avec soin ses vêtements sur un rocher puis entra dans l’eau. Lorsqu’il en ressortit, ses vêtements avaient disparu, volés par un Palestinien. »
 
Le représentant palestinien, estomaqué et furieux, avait interrompu le discours du représentant israélien et s’était écrié : « Que racontez-vous ? Les Palestiniens n’étaient pas là à cette époque. »
 
Le représentant israélien aurait alors ajouté : « Maintenant que ceci est clairement établi, je peux commencer mon intervention. »

6.4.15

Chroniques de Mars 2015

par Georges Charles

Lundi 2 mars

1915, l’enlisement ; 19e partie, la bataille du Vieil-Armand
 

Entre Vosges et Alsace, le front s’est stabilisé, du sud au nord, sur une ligne Pfetterhouse - Altkirch - Thann - Hartmannswillerkopf - Munster - Col du Linge - Col du Bonhomme.
 
La bataille du Vieil-Armand (Hartmannswillerkopf) se déroule, du 19 janvier 1915 au 8 janvier 1916, sur un éperon rocheux du massif des Vosges, surplombant la plaine d’Alsace, dans le département du Haut- Rhin, entre Guebwiller et Thann. La violence des combats et la rigueur du climat ont rendu cette bataille terrifiante ; les soldats l’avaient baptisée la " mangeuse d’hommes " ou encore la " montagne de la mort ".

 L’issue de la bataille est très discutable d’un point de vue purement militaire car, après plus d’un an de combats qui ont fait des milliers de victimes (environ 15 000 morts dans chaque camp et environ trois à quatre fois plus de blessés), Français et Allemands occupent à peu près les mêmes positions qu’au début de la bataille.



5.3.15

Chroniques de Février 2015

par Georges Charles

Dimanche 1er février

L’équipe de France de handball remporte la finale du championnat du monde au Qatar en battant l’équipe " nationale ", 25-22. La France est la nation la plus titrée du handball mondial : cinq titres mondiaux, trois sacres européens et deux couronnes olympiques. L'équipe tricolore est par ailleurs la seule à avoir remporté quatre grandes compétitions d’affilée dans la discipline : les Jeux olympiques en 2008, le championnat du monde en 2009, l’Euro en 2010, le Mondial en 2011 et les JO en 2012. 

Elle est également la première, et à ce jour la seule nation, à avoir détenu simultanément les trois trophées majeurs (championnat d’Europe, du monde et Jeux olympiques) et ce, à deux reprises, en 2010 et en 2015.
 
Le handball ? C’est aussi pour moi une affaire de famille ; sur onze neveux, quatre ont pratiqué ce sport, dont un en Nationale 1.

Le toulousain Claude Onesta vient de vivre une
huitième finale internationale depuis sa prise de
fonctions en 2001

Daniel Narcisse a marqué le dernier but


Et puis, avec ce qu’il se raconte sur le " double-jeu " du Qatar, dont certaines fondations financent le terrorisme djihadiste, les handballeurs français ont vengé les morts de Paris en janvier dernier.

3.2.15

Chroniques de janvier 2015

par Georges Charles

Jeudi 1er janvier 2015

Bilan et perspectives. L’année 2014 m’aura apporté une certaine densité " ; je ne trouve pas d’autre mot.
 
La famille ? Voici le dernier venu.


William, un mois et demi ; un regard curieux ?

 Pour établir le plus tôt possible un lien avec ce petit William, je lui fais le coup du " conteur de jazz ". Cela consiste à le prendre au creux du bras, au plus près de la poitrine et du ventre, à lui raconter une histoire, à lui chanter une balade improvisée, d’une belle voix grave teintée de légère tabagie. Good vibrations ! Cette musique, saxo ténor façon Lester Young, est une opération d’enchantement.
 
Des rencontres, de la tendresse à l’horizon ? J’ai l’impression (l’illusion) de créer les conditions de leur émergence, dans une façon d’être de plus en plus " cool ".

Mon p’tit cadeau de l’année ? La Bugatti Veyron…en photo.

Bugatti, fondée en 1909 par l’Italien Ettore Bugatti, est un constructeur automobile français, filiale du groupe allemand Volkswagen AG. Les fenêtres de l’atelier de Molsheim (Bas-Rhin) donnent sur les montagnes des Vosges.
 
En 2005, sortie de la Bugatti Veyron 16.4, la voiture la plus rapide et la plus chère du monde. Seize cylindres en V développant plus de 1 000 chevaux ; de 0 à 100 km/heure en 2,5 secondes ; vitesse de pointe 407 km/heure.

23.1.15

Rencontre chez Dominique

Ce soir, je vous annonce solennellement que notre amie Dominique Frenot a été, aujourd'hui même, couronnée "reine" d'un petit comité du groupe BAC65, les photos devraient suivre dans les jours qui viennent.
En effet, nous sommes tout juste de retour d'une "réunion galette" très sympathique chez nos amis Toussaint à Remiremont. (Ginette)


 Très beaux paysages vosgiens givrés ...  photos prises spécialement pour nos chers amis du sud ... (Blanche)



Si la reine Dominique n'a pas encore sa couronne sur la tête, nous avons reçu néanmoins un accueil royal ! Le fond bleuté, qui ressemble à un tableau de maître, est une vue d'hiver magnifique de la nature qui entoure la maison et domine Remiremont. (Marie-Annette)



 


4.1.15

Chroniques de Décembre 2014

par Georges Charles

Mardi 2 décembre

Le changement, c’est maintenant ? En tout cas, ce n’est pas toujours facile. Veut-on vraiment changer, surtout quand on est vieux ? « Tiens, t’as changé ! », nous dira quelqu’un qui ne nous a pas vu depuis des années ; ce n’est pas rassurant. La voix des gens, tout comme l’expression de leur regard, par contre ne change jamais.

Jeudi 4 décembre

1914, l’année où tout a basculé ; 17e partie, le bilan en décembre.

À la fin de 1914, les deux camps améliorent les premières tranchées du début de la bataille. Elles sont creusées sur toute la longueur de la ligne de défense qui s’étend sur près de 800 km, de la mer du Nord à la frontière suisse. Pourquoi s’enterrer ?

On le sait depuis la guerre des Boers en Afrique du Sud en 1902, ou celle opposant Russes et Japonais en 1905, les canons lourds et les mitrailleuses ont changé les champs de bataille en champs de massacre. Les militaires en viennent à accepter que, face à la létalité du feu au XXe siècle, le soldat ne peut plus mener la guerre dressé sur le champ de bataille comme il le faisait depuis l’Antiquité ; il doit désormais combattre, enterré et dissimulé. Avec les tranchées, on est passé du corps dressé au corps couché, caché, protégé.

L’ampleur des pertes, sans précédent dans l’Histoire, traduit cette " industrialisation " de la guerre. Rien que sur le front occidental, les Français, les Belges et les Britanniques ont perdu plus d’un million d’hommes, dont une grande majorité de Français. Les Allemands comptent environ 675 000 soldats tués, blessés ou disparus au combat.

Sur le front Est, les pertes humaines des deux camps sont encore plus lourdes. Quelque 275 000 Allemands y ont été tués, blessés ou faits prisonniers. Le chiffre atteint un million pour les Austro-Hongrois et 1,8 million pour les Russes. Dans les Balkans, les Austro-Hongrois comptent 225 000 soldats tués, blessés ou faits prisonniers, tandis que les pertes humaines s’élèvent à 170 000 hommes pour la Serbie.

Un tiers des morts de la Grande guerre, dans les cinq premiers mois, d’août à décembre 1914.


D’une guerre courte et joyeuse, synonyme de balade touristique (« Nach Paris ! » pour les uns, « À Berlin ! » pour les autres), on est passé en France à une guerre défensive et patriotique ; en effet, en occupant une partie du territoire national (10 départements du Nord et de l’Est), les Allemands sont devenus les agresseurs.

2.1.15

Les voeux de Ginette

J'ai pris du retard ... la première journée de 2015 se termine déjà à l'heure où j'écris ces mots.
Une fois de plus, nous voici tous embarqués pour une nouvelle année... avec nos bonnes résolutions, nos souhaits, nos craintes et que sais-je encore.

Je remercie tous ceux qui m'ont devancée pour nous présenter leurs vœux et je viens moi aussi souhaiter une très bonne année à chacun de vous.
Ici dans les Vosges, l'année a commencé dans la lumière grâce à la neige qui a enfin daigné tomber : dans la montagne tout est resplendissant et émouvant de beauté, et ça fait du bien.
 
J'en profite pour partager avec vous quelques photos prises cette semaine... des souvenirs pour les "expatriés".

Que cette année vous apporte de la joie, de l'optimisme et de la force pour affronter les difficultés qui nous assaillent parfois.
Que cette année soit aussi l'occasion de nouvelles retrouvailles pour fêter le cinquantenaire de notre baccalauréat ... j'y pense.

Je vous embrasse tous,
 
Ginette 
 
 

22.12.14

Balade des Lumières à Remiremont

Depuis le samedi 13 décembre, je me promets de vous faire un petit compte-rendu de la "balade des lumières à Remiremont".

Une semaine déjà s'est écoulée sans que je me décide...mais heureusement nos amis Dominique et Michel Toussaint viennent de m'envoyer un diaporama sur les illuminations...qui va m'aider à compléter ce que je n'aurais pas su décrire.

Donc, malgré le très mauvais temps, l'idée a eu du succès puisqu'il y a eu 550 participants ; un conseiller municipal, organisateur de la balade, m'a fait part de sa satisfaction. Et la pluie, une grosse pluie battante, a certainement retenu pas mal de marcheurs au coin du feu.
 
En effet il fallait vraiment avoir envie de sortir ce soir-là pour marcher sous des parapluies qui ...nous cachaient les lumières que nous étions venus admirer !
La pluie a aussi gêné les rencontres, peu à peu j'apprends que certains d'entre vous étaient là, mais personne n'a rencontré personne !
Nous-mêmes avons marché seuls, mais nous étions tout de même bien contents d'avoir participé et nous nous promettons de le refaire l'année prochaine d'autant plus qu'on nous promet des améliorations.
A l'arrivée une bonne soupe de légumes réchauffait tout le monde, et ça aussi c'était une excellente idée.

Alors je vous donne rendez-vous dans un an, bonne journée et bises à vous tous,
 
Ginette          
 

6.12.14

Chroniques de Novembre 2014

par Georges Charles

Dimanche 2 novembre

Opération " putain de ménage ", depuis vendredi. Le tsunami du grand nettoyage, celui que l’on entreprend parfois à la charnière de deux saisons, au printemps ou à l’automne. J’ai choisi la fin de notre interminable été indien ; tout y est passé…je suis allé jusqu’à traquer les poussières qui se nichaient dans l’enchevêtrement des fils d’alimentation des appareils électriques et électroniques ou dans les moulures des cadres des tableaux.
Ça va faire bouger mes statistiques d’activité quotidienne ; pour un F3, cuisine, salle de bains de 63 m², 12 heures de travail sur 3 jours !

6.11.14

Chroniques d'Octobre 2014

par Georges Charles

Vendredi 3 octobre

Le 25 septembre dernier, la ministre de la Santé a proposé d’interdire de fumer en voiture en présence d’un enfant de moins de 12 ans. Elle justifie sa décision pour des raisons de santé : « il n’y a pas plus confiné et clos qu’une voiture. C’est une mesure de bon sens d’inciter les adultes à ne pas fumer en présence des enfants. »

Cette annonce me rappelle un certain voyage en 1988. Je roule vers les Vosges depuis Toulouse, en compagnie de mon fils aîné, Adrian, âgé de neuf ans. Au fil des kilomètres, je fume des cigarettes (qu’il m’arrive de rouler, les mains posées sur le volant…) ; c’est alors qu’Adrian se tourne vers moi et me dit : « je n’arrive plus à respirer ! ». Je le regarde ; il est vert, jaune, blanc, prisonnier d’un nuage de fumée dont je n’avais absolument pas mesuré ni la lourdeur ni la nocivité. Je m’arrête à la première aire de repos, le temps pour lui de reprendre ses esprits. La suite du voyage est coupée d’étapes où je m’arrête pour fumer, hors de la voiture. Le ridicule de la situation m’apparaît tel que je décide, là, de ne plus fumer dans un espace clos, même seul. Une manière de reprendre un peu le pouvoir sur mon addiction ; en avance de près de vingt ans sur le décret du 15 novembre 2006 interdisant de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif !


2.10.14

Chroniques de Septembre 2014

par Georges Charles

Lundi 1er Septembre 2014

Dernière matinée de baignade au Racou, entre Argelès-sur-Mer et Collioure. Huit heures trente (six heures trente au soleil) ; après une longue séquence dans une mer fraîche et formée, je me repose sur le sable, avec le sentiment, illusoire, d’être seul au monde…

Grâce à mon baladeur MP3, j’entre dans l’album " Meddle ", Pink Floyd, 1971. One of These Days s’ouvre sur un murmure de vent créé par un oscillateur sonore, suivi des deux guitares basses de David Gilmour et Roger Waters. Echoes, le final de plus de 23 minutes, commence par un thème marin inspiré d’une note de piano de Rick Wright évoquant un sonar ; il se poursuit par un instrumental de David Gilmour (l’un des plus longs solos de Pink Floyd) qui, grâce à une pédale wah-wah branchée à l’envers, réussit à produire un effet dit " seagull " (mouette, en anglais), un mélange de cris d’oiseaux marins…

Elle arrive, d’un pas décidé ; elle pose sa serviette sur le sable et entre dans l’eau, sans hésiter ; c’est la seule manière d’aborder l’élément. Une virée au-delà des bouées jaunes, puis retour. Les oreilles noyées de musique pop, je lui adresse un geste de félicitation, pouce levé ; elle rit.

La vie est belle, ce matin, sur la plage.

13.9.14

En souvenir d'Annie Brunier, notre professeur

Bonjour les amis,

Quelques nouvelles ce soir pour vous faire parvenir l'article de Vosges Matin d'aujourd'hui concernant notre professeur, Annie Brunier.

Il y avait beaucoup de monde à l'église de Remiremont pour ses obsèques : sa famille bien sûr, sa sœur et ses anciens collègues, mais aussi quelques anciens élèves.

De ce qui a été dit pendant la cérémonie, j'ai retenu en particulier sa passion pour son métier, les mathématiques et la musique, son dévouement constant pour les plus pauvres dans sa ville, son goût pour les grands voyages d'aventure qu'elle avait su transmettre à d'autres.

Sa fin de vie fut très difficile....

Que dire de plus ?

Comme je l'avais proposé je lui ai apporté un beau bouquet de fleurs au nom de notre groupe, merci à vous.

Amicalement,

Ginette


4.9.14

Chroniques d'Août 2014

par Georges Charles

Mardi 1er août

1914, l’année où tout a basculé ; 11e partie, les alibis " civilisationnels "


À l’été 1914, la France et l’Allemagne entrent dans la guerre au nom du droit, du bon droit, du droit du bon côté. Chacune se prévaut d’appartenir au camp de la civilisation, contre celui de la barbarie. Ces alibis " civilisationnels " servent à cacher l’âpreté des enjeux des grandes puissances, lancées dans une course pour la domination. La guerre est un crime passionnel collectif mais sans passions nationalistes, les marchands de canons ne pourraient, à eux seuls, déclencher une guerre. 

France. Henri Bergson, philosophe : « La lutte engagée contre l’Allemagne est la lutte même de la civilisation contre la barbarie.» Albert Le Mun, député : « Notre douce France est encore une fois le soldat de la civilisation chrétienne. » 

Allemagne. Les ouvriers allemands ne veulent surtout pas être défaits par le régime autocrate et archaïque qu’est la Russie. La presse social-démocrate est sans appel : « Ce qui nous fait prendre les armes,comme tous les autres Allemands, c’est la conscience que l’ennemi contre lequel nous nous battons à l’est est également l’ennemi de tout progrès et de toute civilisation (...) La défaite de la Russie équivaut à la victoire de la liberté en Europe. » Quand les députés sociaux-démocrates votent les crédits de guerre, c’est pour sauver le progrès social allemand. Pouvaient-ils empêcher le Kaiser et son gouvernement, constitué d’une coalition de partis conservateurs, d’aller vers la guerre ? On ne le saura jamais…



1.8.14

Chroniques de Juillet 2014

par Georges Charles

Mardi 1er juillet

Désolé pour les lecteurs réfractaires aux chroniques sportives et  historiques, ce mois sera encore " footeux " et " centenaire ". Juillet 1914, le mois de la montée des périls où l’assassinat de Jean Jaurès, le 31, coïncide avec la fin des hésitations et ouvre le temps des déclarations de guerre.

Jeudi 3 juillet

Les adeptes des théories du complot peuvent s’en donner à cœur joie :
  • la Coupe du monde de football en général et les performances de l’équipe de France en particulier sont les éléments d’un complot international pour empêcher les Français de s’intéresser aux tracas judiciaires d’un ancien président de la République ; 
  • les tracas judiciaires du susnommé font partie d’un complot gouvernemental pour empêcher les Français de s’intéresser à la décadence du dialogue social en général et aux " justes luttes " des salariés de la SNCF, de la SNCM et des intermittents du spectacle en particulier ; 
  • l’objectif d’un complot ? Dissimuler la réalité des complots concurrents…

11.7.14

Gaby et Louise

Ce matin, des nouvelles d'un Papy sportif, mais pas de n'importe quel Papy, il s'agit d'un Papy que le groupe Bac 65 a l'honneur et le plaisir de partager avec Louise et Maryvonne... si elles nous le permettent !
 
Vous l'avez reconnu, il s'agit de Gabriel.

Il fêtait, le week-end dernier, les Cinquante Ans de l'Association Sportive de Remiremont Hautes-Vosges ! 

Quel punch Gabriel ! 
Nous te félicitons bien sûr pour tes exploits, mais aussi pour l'exemple et l'enthousiasme que tu as transmis à ta petite-fille Louise. Elle a déjà le style : regardez sur la photo du départ, elle a exactement la même position que son grand-père, on croirait son ombre !

Ginette




6.7.14

Chroniques de Juin 2014

par Georges Charles

Dimanche 1er juin 


Deborah, Awa, Hauwa,Asabe…et les deux cents autres lycéennes nigérianes enlevées mi-avril par la bande de " Boko Haram " (1), promises à « l’esclavage » (l’adolescence, le bel âge pour ça ?), à la «vente sur le marché» (pour une dizaine d’euros chacune), au titre de la lutte contre «l’enseignement occidental», à commencer par l’apprentissage de la lecture.

(1) " Boko Haram " signifie en langue haoussa « L'éducation occidentale est un péché ».


3.6.14

Chroniques de Mai 2014

par Georges Charles

Samedi 3 mai

Où siègent, en nous, les émotions, les affects, les sentiments ? Quel est leur organe de prédilection ? Le cœur ? Rien n’est moins sûr. Lorsque le cœur bat, au même moment la poitrine se soulève et le ventre s’agite…Avoir du cœur, oui, comme avoir de l’estomac, avoir des tripes, avoir des c…ou des o…1

Et si tout se passait dans la tête, de la naissance du désir à la peur de la mort ? 

L’âme, comme principe vital, dans tout ça ? Je n’en ai toujours pas trouvé le siège.

6.5.14

Chroniques d'Avril 2014

par Georges Charles

Mardi 1er avril

Les élections municipales sont souvent de nature à remettre les pendules politiques à l’heure… 

L’expression " vague " rose date des municipales de 1977 : trois ans après la victoire de Giscard d’Estaing à la présidentielle de 1974, 156 villes de plus de 30 000 habitants avaient été " conquises " par l’opposition de gauche. Au fil des élections, la couleur de la vague alterne ; après la rose, la bleue. En 1981, Mitterrand gagnait la présidentielle ; aux municipales de 1983, 30 villes de plus de 30 000 habitants repassaient à droite. 

Municipales de mars 2014 : 1er tour : droite 46,54%, gauche 37,74% ; 2e tour : droite 45,91 %, gauche 40,57 %. La gauche subit une défaite cinglante et perd 151 villes de plus de 10 000 habitants.

Si l’on s’en tient aux 41 villes de plus de 100 000 habitants, aux municipales de 2001, la droite en détenait 25 et la gauche 16 ; en 2008, 12 à droite et 29 à gauche ; en 2014, 23 à droite et 18 à gauche.

Serait-ce le crépuscule d’un certain " socialisme municipal " ? 

Une petite pensée pour les équipes sortantes qui viennent de perdre les élections ; dès aujourd’hui, il va leur falloir vivre dans une ambiance de cartons à remplir et de disques durs à vider. Quand ils’agit de municipalités dirigées depuis des décennies par la même majorité (Limoges, Niort, Fréjus…), on peut imaginer la " gueule de bois " des élus et des cadres de l’administration locale.





8.4.14

Chroniques de mars 2014

par Georges Charles

Dimanche 2 Mars

Les idées " audacieuses " de certains candidats aux élections municipales à Toulouse. Ils auraient fumé de la moquette colombienne ou quoi ? Ils planent !
 
Mme Belaubre, écologiste tendance Lepage, rêverait de 10 000 jardins partagés et familiaux à Toulouse ! Comment va-t-elle trouver 10 000 familles soucieuses de s’occuper d’un petit lopin de terre ?
 
M. Cohen, maire sortant, socialiste tendance Union de la gauche années 1970 avec communistes et radicaux de gauche, imaginerait bien un Aérotram, sorte de téléphérique urbain, entre l’Oncopole et l’université Paul Sabatier (Sciences, technologies, disciplines de la santé et sports ; classée 1re parmi les meilleures universités françaises pour trouver un emploi, selon une étude publiée en décembre 2013 par le Ministère).
 
M. Moudenc, UMP tendance oecuménique Copé/Fillon, pencherait plutôt pour un " mail vert ", depuis la gare Matabiau jusqu’au pont des Demoiselles, en recouvrant le tronçon de ligne SNCF Toulouse-Narbonne.
 
La palme de l’imagination débridée, puisqu’il plane encore plus haut que les autres, revient à M. Plancade, citoyen tendance égocentrique ; il se verrait déjà sur le SkyTran, un réseau circulaire de nacelles se déplaçant sur des rails au-dessus de l’anneau de la rocade.
 
Dans les décennies antérieures, les Toulousains avaient échappé à d’autres idées, plus dangereuses qu’originales : une autoroute en centreville à la place du canal du Midi (qui aurait été détourné), une voie rapide sur les berges de la Garonne…