5.11.09

Journal d'Octobre 2009

par Georges Charles


Jeudi 1er octobre
  
Vendanges amères en Languedoc-Roussillon. Un siècle environ après la grande crise viticole de 19071, née de la surproduction et de la concurrence accrue de l’Espagne et de l’Algérie ; le prix à l’hectolitre avait été divisé par 4 entre 1903 et 1907. 

La campagne 2009 d’arrachage des vignes portera sur environ 11 200 hectares (dont 3 700, rien que pour l’Hérault), 75% de la surface totale d’arrachage en France. La civilisation de la vigne dans cette région, vieille de 25 siècles, est à défendre !

Nous buvons de moins en moins de vin : 120 l/an en 1960, 100 en 1980, 61 en 1992 et environ 45 en 2008. 

L’an dernier, 80 000 hectares de vigne avaient été arrachés en Espagne ; il en est prévu 90 000 en 2009.

Lire la suite ...

Extrait

Lorsque la
fille paraît, en
1954, la bande des
quatre est enfin
constituée.


2.11.09

Journal de Septembre 2009

... par Georges Charles


Mardi 1er septembre

Fin d’été, fin de partie ; derniers jours en bord de mer, eau douce aux mouvements, plaisir de la nage, sain et populaire. Au large, passent les yachts. Nous partageons la même mer.




Lire la suite ...

Journal d'Août 2009   Lire la suite ...

Journal de Juillet 2009   Lire la suite ...

Journaux de Janvier à Juin 2009  Lire la suite ...

15.9.09

Tout en chansons


1. En “ préfa ” Philo
Souvenirs préfa … buleux

(cf. Johnny “ Souvenirs, souvenirs ”)

Souvenir, souvenir,
On se retrouve et on festoie
Et vous faites refleurir
Toute une année d’émoi
Je me souviens des cours dans l’préfa
Filles côté cour
Et du réveil dans le fourneau
Quand vous faisiez les fous

Souvenirs, souvenirs

De nos beaux jours de philo
Lorsque nous partions cueillir
Mille cours, mille leçons
Et pour mieux garder dans notre tête
Les joies de ces belles saisons

Souvenirs, souvenirs
Il nous reste des chansons

2. En “ préfa ” Philo
Préfa … cétieux

NB. Pour mise en train, sur l’air de “C’est l’amour” de Léopold Nord et Vous.
Qu’est-ce qui bouge / le cul des An / dalouses ?
C’est l’amour
C’est l’amour
C’est … l’a ..mour, mour, mour
***
Qu’est-ce qui fait / qu’aujourd’hui on / s’déplace
C’est la classe
C’est la classe
C’est … la classe, classe, classe

A qui donc / doit-on cette i / dée folle ?

A Ginette
A Ginette
A … Ginette, nette, nette

Qui a mis / le réveil dans / l’fourneau ?
C’est qui donc ?
C’est qui donc ?
C’est … qui donc ? donc ? donc ?

Vous et moi / dans le même / préfa
C’est philo

Qui s’pointait / au bahut en / bagnole ?
C’est le Georges

Mais qui donc / d’astuce toujours / regorge
C’est le Georges

Aujourd’hui / c’est qui le vol / taïque ?
C’est le Georges

Qui baroudent / en duo au / Maroc ?

C’est les Georges

Qui déteste / la suffisance / française ?
C’est le Georges


Qui a mis / le réveil dans / l’fourneau ?
C’est qui donc ?

Qui s’est mis / tout’ la boul’à / zéro ?
C’est l’Michel

Qui a dit / mieux motard que / jamais
C’est l’Michel

Not’ di ji/ c’est le kapell / meister
C’est l’Costi

Quel Vosgpatt / nous fabrique des / polars ?
C’est l’Francis

Mais c’est qui / Kallisté tout / en Corse ?
C’est l’Francis

Mais qui donc / a offert les / desserts ?
C’est Ginette

Qui a mis / le réveil dans / l’fourneau ?
C’est qui donc ?


3. En “ préfa ” Philo
Un songe

(Sur l’air de “Oh ! les filles” de Au Bonheur Des Dames)

Oh! la classe ! oh ! la classe !
C’était not’ bell’ jeunesse
Oh! la classe ! oh ! la classe !
Une pléthore de filles

J’s’rais bien sorti avec … / Mais jamais je n’aurais osé

Flash back sur un monde inventé / Je peux toujours le supposer
Chez Antoine, on s’rait allé / Des diabolos, on s’rait payé

Oh ! la teuf ! Oh ! la teuf !
Je n’ose même pas y croire
Oh ! la teuf ! Oh ! la teuf !
Ca s’rait jubilatoire

J’s’rais bien sorti avec … / Au cinéma on s’rait allé
Et au moment le plus tragique / Elle m’aurait dit de l’embrasser
Et comme je n’suis pas très logique / J’ l’aurais mêm’ pas becquottée

Oh ! le con ! oh ! le con !!

Que n’ai-je lu tout Freud !
Oh ! le con ! oh ! le con !!
Qu’est-ce t’as fait en philo ?

E pericoloso gordini / ti gli ti gli ti gli / Mais moi je n’avais qu’un vélo

Bonjour par big hygrométrie / C’était pas toujours rigolo
Tout’ l’année j’aurai pédalé / Et rien n’a pu m’en empêcher

Oh! la classe ! oh ! la classe !
C’était not’ bell’ jeunesse
Oh! la classe ! oh ! la classe !
Une pléthore de filles

4. En “ préfa ” Philo
Du préfa à la boîte

(Sur l’air de “les Voisines” de Renan Luce)

J’ai toujours préféré aux copains les copines
Courbes fantomatiques nourrissant mes fantasmes
Je me suis inventé une amour clandestine
Caution très virtuelle d’un durable enthousiasme

De ma place, tout au fond, je pouvais l’observer
D’autant que j’me foutais et de Kant et de Fichte
Tout autant à vrai dire que d’Merleau et … d’Ponty
et tutti quanti

J’ai toujours préféré aux alpins les alpines
C’est qu’elle faisait rêver la belle alpine Renault
J’ai toujours préféré aux félins les félines
C’est la jaguar type E qui ressortait du lot

De la terrasse en face, je Lelouche la Mustang
Ouah !! Comme elle est racée, je sens la métaphore
La monture se transforme en superbe amazone,
Le temps d’une DS

J’ai toujours préféré aux coquins les coquines

Celles qui vous embrasent au lido et top ten
J’ai toujours préféré aux lutins les lutines
Chapiteaux des bals Huc, ambiance du p’tit béné

De ma banquette en face, je r’zieute la belle danseuse
Concurrence déloyale, due aux non boutonneux
Je n’ose même pas l’inviter une fois
Puis un rock de Johnny et je n’bouge toujours pas
Et un slow de Ferré qui me tétraplégise
Il faudra un peu d’temps au néo boîte de nuit
Fan tout chaud des 1000 clubs et de la MJC

Album-Photos (cliquer)

La cocotte SEB


A la fin de l’exposé de Marie Claude sur 1965 et les désirs d’émancipation de la femme, j’entendis un de mes voisins susurrer un provocateur “ Hé ! Là, cocotte, minute ! ”. J’avais la transition pour remonter le temps en compagnie de …

… la cocotte SEB


Oyez, oyez, bonnes gens, les aventures de la cocotte SEB.

J’en profite pour vous narrer par la même occasion les authentiques circonstances de la mort de notre bon roi Henri IV. Je vais vous prouver que ce dernier ne fut jamais guillotiné ou poignardé ou chaiseélectrisé ou que sais-je encore ; foin de toutes fumeuses élucubrations qui se sont succédé au cours des siècles dans nos écoles de France et de … Navarre. Il est bien entendu que si mon propos vous surprend en quoi que ce soit dans sa présentation historique, votre intervention est la bienvenue.

Adonc, je vous narre. 16 siècles ¾ après JC et 4 siècles avant qui vous savez (là, c’est personnel, je ne m’étends pas), papi Denin heu ! Denis Papin invente la cocotte SEB. Vous vous en souvenez, la bonne grosse cocotte, avec un couvercle, mais sans queue, elle ; pas comme cette autre cocotte de mauvais genre, cette cocotte coquine qui cocufiait son coq, un drôle de coco qui poussait des cocoricos si cocasses et qui donc ne vivait en pays de cocagne avec cette coquette cocotte, coqueluche de tous les coqs ; elle risquait gonocoques et cocards mais elle s’en tamponnait le coquillard. Elle ….

Enfin bref, ne divaguons pas, revenons à notre première “géline ”. Adonc, Denis Papin invente la cocotte SEB. Une poignée d’années plus tard, le bon roi Henri invite les François et les Françoises à mettre tous les dimanches la poule dans la cocotte. C’est qu’il était à la coule dans la popotte. Faut quand même être à la coule dans la popotte pour mette la poule dans la cocotte. Ca, pour sûr, not’ bon roi, il aimait bien tremper la louche dans la cocotte ; il ne détestait pas non plus (euphémisme) tremper Lolotte dans sa couche. La soupe et les cocottes, oui ; la coupe et les sossottes, oui aussi.

Pour s’assurer qu’en son royaume l’on dégustait bien la dominicale poule au pot, Henri effectuait des descentes surprises dans les foyers. Les opérations coups de cuiller qu’on appelait ça. Le roi arrivait ex abrupto, tout de go, de go et … ? Millaut. C’est bien, ça suit. Il amenait toujours 1 ou 2 potes mais peu importe tant cela faisait grandement plaisir à ceux qui régalaient. Vous parlez d’un souvenir. Et rien que de contempler la tronche constipée des voisins, cela faisait s’évanouir la dépense. Voilà une coutume bien sympathique qui était complètement tombée en désuétude. Heureusement cet us a été repris par un de nos derniers rois … à une variante près. Aujourd’hui on ne va tortorer chez n’importe qui ; un coup de fourchette est si vite arrivé. A l’époque, on ne faisait pas gaffe, on ne connaissait pas la fourchette.

Et c’est ainsi que le roi est allé poulopotiser chez les Ravaillac. Mais enfin, qu’est-ce qui l’y pousssa ? F-ce le fumet particulièrement délicat d’une sauce poulette ? Nenni. Fut-ce alors l’accorte, pulpeuse et pas farouche dame Ravaillac ? Que nenni. Enfin je n’sais ni. En tout cas, pour notre vert galant, cette dernière ne devait représenter une poule d’essai. Mais, pourquoi diable, pourquoi démon de midi, l’amena-t-il, sul lit ? Ne vous méprenez point, gentils sires et gentes dames, beaux damoiseaux et belles damoiselles, j’ai dit Sully et non sur le lit. Sully, c’était un copain du roi, un de ses potes, celui qui tenait ses bourses, celui qui réglait les conso, quoi.

Toujours est-il que l’ambiance devait être à la surchauffe. En effet, et ce fut vraiment grand malheur en douce France, c’est juste au moment où le gentil sire Henri s’approcha du fourneau dans lequel le coke, en chaleur, très en chaleur, incandescent même, s’échinait à chauffer la cocotte, qu’icelle s’éclata en plein dans la tronche d’icelui, brûlant cuirs et poils. Palsambleu, morte couille, “j’y cuis, j’y reste”. Il trépassa donc notre sire … cuit. Circuit ? Vous suivez le chemin ? Il est donc bien mort roussi et non décapité ou poignardé ou je ne sais quoi. Pour la petite histoire et pour faire le malin avec un petit jeu de mot, il est à noter que le feu roi, avant d’être occis, ne s’estoit même pas panse rempli et gargamelle adouci. On ne put donc parler du « feu nourri ». Feu nourri, les p’tis gars ; réveillez-vous ; vous avez vos vapeurs ; la cocotte siffle ; enlevez la soupape, sinon ça risque encore de péter

S’était-il agi d’une félonie de sieur Ravaillac, … d’une défaillance de la cocotte (la soupape ou alors le morphogénérateur spiralo concentrique et diaphragmatique ? C’est tout nouveau ça venait de sortir) ? Oncques on ne le sut. Les pêts des ex perchés, … Heu ! Excusez ce malencontreux contrepêt. Les experts dépêchés, voulais-je dire, … partirent de la manufacture de Peccavillers, seigneurie de Celles, chapitre des dames chanoinesses de Remiremont, comté des Vosges, duché de Lorraine, St Empire Romain Germanique … (Vous pouvez barrer toute mention qui vous paraîtrait superflue). Les experts arrivèrent sous la conduite du docte et savantissime maître ès emboutissage, Francis le Corse, inventeur des fours don Martin. Nonobstant ces immenses compétences ès métallurgie, ils ne purent franche et indubitable conclusion apporter. Adonc, la garantie joua. La cocotte susdite et suspecte fut remplacée ipso facto et placebo par un écarteleur tous membres, puissance 4 chevaux, 4 très forts chevaux de préférence, prix maximum 20 louis, 10 deniers et 5 sols. Pas d’utilisation prolongée sans avis médical. L’écarteleur fut testé sur sieur Ravaillac, détenteur de l’explosive cocotte. La machine fit merveille. La veuve, comme de coutume et comme de bien séance, eut droit aux morceaux choisis. Mais, toute marrie devant son mari démis, tout démis, complètement démis, la mère « démis » recracha le meilleur morceau, tout en éructant « Ben, ça, pardi, c’est ben vrai, SEB, SEBO, SEBON »…. CQFD.

Gabriel Barnet

Album-photos (cliquer)

Tout en vers


C’était un beau dimanche, en souvenir du bac.
Des lambeaux de brume flottaient sur le lac.
Les rues étaient bloquées, les gendarmes énervés :
« Vous n’êtes pas coureur, passez votre chemin,
La Mauselaine ? je ne connais pas ce coin »

Dans le brouhaha du breakfast entamé,
Des gâteaux de Ginette, ils se gobergeaient.
Annette et Blanche, Andrée et Antoinette
Francis, les deux Georges puis Marie-Annette
Gabriel et Pierre, sans oublier Yvette.
Dominique aussi, et les conjoints amusés ;
Marie-Claude était là comme à l’accoutumée.

Les agapes du soir, je n’en parlerai point,
L’on dit qu’elles furent gaies et pleines d’entrain.
Les spectacles, les chants et le karaoké.
La nuit avait été belle et bien protégée.
Des pandores veillaient sur leur tranquillité.

Puis vêtus pour l’Everest et armés de piolets
Ils se mirent à l’assaut du Mont Grouvelin.
Mais à la première étape le rythme fléchissait.
Des tartes aux myrtilles, le soleil sur la chaume !
Claude hocha la tête et dit : « Je le savais ;
Pis que les écoliers, pis que les collégiens,
Ainsi sont les seniors, prêts comme un seul homme
A s’amuser d’un rien. Il m’eût fallu mon chien .
Revenez, revenez ou je fais un malheur
L’apéro au soleil, vous l’aurez tout à l’heure »

Seule, Marie-Odile n’était point levée ;
Et aussi disparu, un gendarme fringant.
Ses collègues criaient : » Où est-il maintenant ? »
D’étage, dans la nuit, se serait-il trompé ?
L’âge et les années n’empêchent pas de rêver.
Hélas ! C’est une amie qu’elle alla visiter.

Puis, assis au balcon, buvant notre café,
Tandis que sur le lac dansaient les vaguelettes,
Nous regardions passer les braves triathlètes.

Vous voulez que j’évoque autre chose ? Ciel !
L’alexandrin ne va pas à l’audiovisuel.
Mais nous avons bien ri à l’œuvre de Michel.
La musique était là, les rires, les souvenirs.
La belle hélitreuillée, l’internat, les fous rires.

Les adieux furent longs, nous nous embrassâmes tous.
Car malgré la grippe, l’on s’embrasse entre nous.

Si la bravitude vous poussait à compter,
Vous verriez vous-mêmes que j’écris comme un pied.

Madeleine, le 14 septembre 2009

Album-photos (cliquer)

Bonjour à tous


Nous voilà sortis de notre « bulle », et revenus à nos petites habitudes, mais contents de ce week-end à Gérardmer, beaucoup plus chaleureux que le premier, du moins ce sont les sentiments qui m’ont été rapportés par plusieurs participants et ceux que je ressens moi aussi.
Tous vos commentaires représentent pour moi une belle récompense à cette initiative.
Je vous en remercie sincèrement.

Rien à voir avec les retrouvailles de 2006, dominées par l’émotion et une appréhension certaine ; le recul permet d’analyser plus justement l’ambiance des deux week-ends.

Depuis 2006, les anciens du bac 65 se sont rencontrés ici et là au gré de leurs voyages ou à différentes occasions et ainsi de nouveaux liens se sont tissés entre nous.
Les racines de nos amitiés de lycéens sont très lointaines, mais elles semblent refaire surface aujourd’hui. A Gérardmer, nous étions bien ensemble. « Ensemble, c’est tout » comme le dit Anna Gavalda.

En attendant un reportage plus détaillé de notre week-end, que je réaliserai avec Michel Costi et aussi avec Claude Valroff pour une mise en page très soignée dans le blog, comme il sait si bien le faire, je vous envoie un bref résumé de ce qui s’est passé « là haut, dans la montagne ».

J’espère que je ne vais rien oublier, voici donc le déroulement du week-end :

Après l’accueil chaleureux de Gabriel, dans une belle maison construite de ses propres mains, nous nous sommes rendus à Gérardmer ... où là, après le repas, sont intervenus nos artistes.

Dès l’arrivée au centre de la Mauselaine, Francis Martin a remis à chacun d’entre nous, un exemplaire d’un livre écrit de sa main, agréable entrée en matière !

Michel Costi nous a présenté un montage vidéo, avec de nombreuses photos récupérées depuis 2006 et la musique de notre jeunesse : que de souvenirs évoqués !!

Georges Charles nous a parlé Histoire : les grandes révolutions techniques qui ont amélioré nos vies personnelles, depuis notre enfance jusqu’à aujourd’hui. Des choses dont nous ne sommes même plus conscients.

Marie-Claude Duhoux
nous a aussi parlé Histoire, non, non, rien à voir avec nos cours d’Histoire, d’ailleurs, aucun réveil n’a sonné pour l’interrompre, mais elle a évoqué l’évolution de la vie de la femme depuis notre enfance. Quels bouleversements !

Marie-Annette Renauld, elle, a fait un petit récit très personnel de sa vie de petite fille dans les années cinquante et soixante ... et, je pense que plusieurs d’entre nous se sont reconnus ! Encore de l’Histoire, mais partie d’un cas particulier, cette fois.

Annette Humbert et Antoinette Leca ensuite, nous avaient préparé un sketch (de l’Histoire, toujours) mais non, des histoires d’internat cette fois, édifiantes mesdemoiselles. Qui aurait cru cela de vous ?

Gabriel Barnet, mais oui, notre Gabriel si timide, est venu sur scène nous déclamer un sketch de sa composition, que je ne saurais décrire ... nous avons beaucoup ri et je lui laisse le soin de nous le faire parvenir sur le net. (Je lui ai posé la question, il est d’accord, il faudra juste attendre un peu que passe son essoufflement).

Georges Parnot et Marie-Odile Maurice nous ont eux aussi révélé des talents cachés en chantant, eh oui, encore une bonne idée de l’ami Michel qui nous avait concocté un karaoké ...

Enfin, Gabriel a fait un retour sur scène très remarqué avec sa guitare et des compositions cette fois très personnelles concernant les membres du groupe Bac 65.
C’est ainsi qu’arriva l’heure de la danse ... jusqu’à 1h30 du matin. Le coucher très tardif n’empêcha personne d’être bien à l’heure le lendemain pour la marche.

Claude Valroff nous avait, comme il y a trois ans, préparé une jolie balade, pas très fatigante heureusement, que nous avons réalisée à pas lents ... car nous avions tellement de choses à nous raconter.

Pour conclure la balade, Georges Parnot nous a gentiment offert l’apéritif sur la terrasse de l’auberge de Grouvelin, sur les hauteurs de Gérardmer, et cela, comble de chance, sous un soleil radieux ! Personne n’avait envie de quitter les lieux.

Après le déjeuner, il a fallu se séparer, mais il fut dit pour nous y aider, que c’était en attendant le prochain rendez-vous.
Comme vous pouvez le lire, cette rencontre fut une réussite grâce à tous les participants et je les remercie du fond du cœur. Je vous embrasse tous.

PS important : il serait bon que pour la prochaine fois le mystère du réveil de Mademoiselle Cussenot soit résolu ...
Dans la classe, nous avons un commandant de gendarmerie en retraite, n’est-ce pas Jean-Claude ? Tu as peut-être un peu de temps à consacrer à cette énigme ou des conseils à nous donner pour résoudre ce grave problème. Nous te remercions à l’avance.


Ginette, le 11 septembre 2009



Album-Photos (cliquer)

28.8.09

Prochain week-end de rencontre


Samedi 5 septembre

1/ Garden Party chez Gabriel Barnet, très heureux de nous accueillir chez lui, au lieu-dit "Contrexard", commune de Basse sur le Rupt
A partir de 14h30, « plein air » si le temps le permet, sinon, grande remise à notre disposition ; possibilité de jouer au tennis ou au volley ; goûter ...


2/ Centre de la Mauselaine vers 18 heures

- 19h30 : Apéritif /Accueil (Ginette)
- 20h00 : Diner
- 22h00 : Ambiance/soirée dansante (Michel)
- Coucher : Open end

Dimanche 6 septembre

- 8h00-9h00 : Petit déjeuner
- 9h00 : Randonnée de 2 petites heures environ (Claude)
- 12h00 : Déjeuner au centre de la Mauselaine
- 15h00 (environ) : fin du week end


Adresse :
Centre ODCVL de la Mauselaine, Chemin du Rond Faing, 88400 Gérardmer
Téléphone : 03 29 63 11 94
Site internet (cliquer)

Chambres réservées pour tout le groupe. Ne pas oublier d´apporter des serviettes de toilette individuelles (La Mauselaine est plus proche du centre de colonies de vacances que de l´hôtel ****)

Tenue vestimentaire :

Garden Party : décontractée voire sportive
Soirée : tenue de soirée habillée/décontractée (pour ces Messieurs, la cravate n´est pas obligatoire)
Randonnée : sportive (ne pas oublier les chaussures de marche)

Numéro de portable de Ginette, au cas où : 06 20 04 77 08

Prévision météo sur la région (cliquer)

Quelques idées de shopping à Gérardmer :

Linge de maison : Linvosges ; Le Jacquard Français
Chaussettes : Bleu Forêt
Ville de Gérardmer

18.5.09

Qui se cache sous ce déguisement ?


Vous l'aurez tous reconnue ... C'est bien Dominique ! Faisant partie des bénévoles qui organisaient la dernière marche populaire à Saint-Nabord, elle avait pour mission, avec ses comparses, de contrôler les passages et de distribuer aux marcheurs, boissons et pâtisseries. Pour créer l'animation, les contrôleurs étaient déguisés selon un thème différent à chaque point de contrôle. En tant que correspondant de la presse locale, je l'ai surprise ainsi en "petite tenue" alors que j'assurais la couverture de l'évènement.

Cette marche populaire, la 10ème, organisée par le même groupe de bénévoles a connu, cette année, un record d'affluence avec 1800 participants et 26452 km parcourus !!

22.4.09

Francis, en dédicace à La Bresse

Ce dernier dimanche 19 avril, Francis a dédicacé son dernier "po...lard", à La Bresse, en présence de notre amie Annette.


Vosges Matin, article du 22 avril

Vosges Matin, pré-article du 15 avril

21.3.09

Du sang sur les chnobottes*






Francis a dédicacé son dernier po...lard, à la "Librairie" au milieu de l'effervescence du carnaval vénitien de Remiremont.

*chnobottes : traduction vosgienne du mot anglais snow-boots

1.2.09

En quête d'auberge

Si vous êtes parés à entendre nouvelles fantastiques et drolatiques, oyez, oyez la narration de la chevauchée, dans les marches vosgiennes du duché de Lorraine, en l’an de grâce 2008, de noble dame Ginette, de noble dame Annette et de non moins noble dame Dominique, galamment flanquées de messire Claude, comte du val Roff et de Gabriel, son féal écuyer.

Ce seigneurial équipage se met en quête d’un inté...Grâl lieu d’hospitalité, susceptible d’offrir le gîte et le couvert à toute une assemblée de gens de grande qualité, venant tout spécialement de France et du Saint Empire Romain Germanique, pour les traditionnelles et trisannuelles grandes festivités de septembre.

Après avoir fait honneur à quelques pichets de cervoise dans un sympathique estaminet de Vagney, tout ce petit monde chamarré est emporté par de fougueux destriers, jusques à la taverne de la Mauselaine, amoureusement blottie dans les contreforts montagneux de Gérardmer, gardant un œil audacieusement fixé sur les étincelants sommets neigeux , tout en épiant (avec l’autre), en bas le versant, les sombres étendues lacustres dont un inquiétant monstre marin, à en croire le troubadour local don Martin, hanterait encore présentement les bas fonds.


La susdite taverne eut l’heur de grandement plaire ; il restait néanmoins à en visiter trois autres, dont deux dans la dangereuse rivale vallée de La Bresse. Gentilles dames et gentilshommes (tout le monde est gentil) passent le col de Grosse Caillasse, s’acquittent de l’octroi et arrivent au village sur les coups de midi. Estomac dans les talons, … du mou dans la réflexion. Dont acte. Sur judicieux conseil de dame Annette, grande experte ès marmites, tout ce beau monde va se panse remplir et gargamelle adoucir chez … (pas de publicité avant 21h). L’hydromel coule à flot pour fêter la naissance de Matias, petit-fils de messire Claude.


Après le rôt de la tête de veau, le trot des chevaux. Les fougueux destriers (un peu moins fougueux, à présent, pour être honnête) quittent La Bresse, remontent la vallée du Chajoux, verrouillée par l’imposante gargote / forteresse du Pont du Metty. Le seigneur du lieu reçoit ses hôtes, ma foi, fort aimablement, lesquels apprécient également icelui lieu, estomaqués notamment d’y découvrir une baignoire capable d’accueillir tout un escadron, mais trouvent le château un tantinet trop vaste. NB. Les peintures ci-dessous représentent les hôtes/chevaliers sur le pont-levis ; si on gratte un tant soit peu le palimpseste, même un œil non averti constate que les montures ont été habilement et scandaleusement effacées. Etonnant, non ?


C’est encore sous l’emprise de la féerique traversée des landes et des feignes endormies, emmitouflées dans leur immaculé manteau d’hermine, que le groupe déboule dans la vallée de la Vologne, fonce sur le Chalet d’Artimont, l’écume aux lèvres (les chevaux, bien sûr) et le visite avec une rapidité que l’absence du gargotier peut en partie expliquer. Quand vous avez connu le mieux, même le bien ne vous satisfait plus.

Dernière difficulté de la journée, Frère Joseph. Après visite même superficielle, le pari est fait que convivialité, intimité et petits prix (dame Ginette doit recevoir un devis) risquent d’être moins au rendez-vous.


Retour à la case départ ; les chevaux réintègrent leur parc ; les cavaliers prennent le thé, devisent, et, à l’unanimité, choisissent l’auberge de la Mauselaine pour tantôt y festoyer, danser et tournoyer.

Texte de Gabriel - Photos d'Annette

29.7.08

Leclerc Saint - Aunes


Depuis le 12 juin, date de l'inauguration officielle, la production est effective depuis le 4 juillet... retard dû aux lenteurs administratives de notre grande et dynamique EDF...

Je produis entre 6 800 et 7 000 kw/h par jour, en ce moment, grâce à un ensoleillement assez régulier sur Montpellier.

J'ai prévu de produire 1 450 000 kw/h par an, soit 4 000 en moyenne/jour... à suivre...

Les clients apprécient l'ombre et la fraicheur relative sous les ombrières.

Voilà la fin des travaux et le début d'une production qui devrait durer 25 ans...

Amicalement

Georges Parnot

12.7.08

Rencontres


Cela va bientôt faire un mois que j'ai rencontré Ginette à sa descente du TGV en gare de l'Est. Elle allait chez sa fille, Caroline, pour garder les deux enfants de cette dernière.


Sur ma suggestion, nous sommes allés à la Brasserie "La Strasbourgeoise" où, j'ai tenu à manger ... je vous le donne en mille ... une choucroute ! Je me suis régalée surtout que Ginette, en connaisseur, a trouvé que la choucroute était bonne. J'avais emmené mon appareil photo et j'ai demandé au serveur (nota pour les informaticiens chevronnés, un serveur est aussi un garçon de café ... ) qu'il nous prenne en photo. Celle-ci est toujours dans mon appareil et je crains, mes chers camarades, qu'il ne faille attendre mon retour de vacances, c'est-à-dire fin juillet, pour admirer nos jolies frimousses.



Ensuite, nous sommes allées discuter sur un banc dans le square Villemin tout à côté de la gare de l'Est. Il ne faisait pas très chaud ce jour-là. Comme l'heure du rendez-vous de Ginette et de sa fille approchait, après avoir erré comme des âmes en peine devant la Gare du Nord, nous avons enfin trouvé le bon bus qui devait emmener Ginette vers Caroline. Comme je prenais la même direction nous sommes montées ensemble et je suis descendue à Châtelet d'où je suis partie à pied pour rejoindre le musée du Grand Palais où Marie-Antoinette m'attendait mais, heureusement, pas pour partager son sort. J'ai trouvé cette exposition très, très belle, très bien organisée, avec des objets et des meubles superbes. La fin, un peu comme au Mémorial de Caen, se faisait en descente vers une salle très peu éclairée, avec à l'entrée une vitre dans laquelle on aurait lancé des pavés et reflétant l'ambiance des mois précédant son exécution. J'ai trouvé cette illustration d'un moins bon goût... Camarades républicains, j'ai quand même eu une pensée, devant tout ce luxe, pour les Français de l'époque dont beaucoup mourraient de faim.

Marie Odile

19.6.08

Le tueur du Lac (suite)


Le tueur du Lac fait couler beaucoup d'encre et de salive. Dernièrement, sa présence a été signalée à Saint Etienne lès Remiremont. Notre ami Gaby est sur sa piste ...

17.5.08

Les Années


Pour moi qui ne suis pas un nostalgique, je dois avouer que j'ai été très intéressé par ce livre d'Annie Ernaux.

Elle retrace, à travers sa propre vie de femme née en 1940, la période que nous avons vécue de l'après guerre à aujourd'hui, les événements historiques, les faits de société, les avancées technologiques, les événements culturels ... Chaque page réveille des souvenirs.

Comme il est écrit en 4ème de couverture :" ... Elle (Annie Arnaux) inscrit l'existence dans une forme nouvelle d'autobiographie, impersonnelle et collective."

Ce livre s'inscrit très bien dans la démarche initiée, voici 2 ans, par notre amie Ginette.

20.4.08

Le tueur du lac ...

Il ne s'agit pas de not' Francis, heureusement, mais du personnage de son nouveau roman.

Francis a dédicacé son ouvrage, "le tueur du lac de Gérardmer", ce dernier samedi à la Coupole, à Remiremont.

Après "Soyotte mortelle à Remiremont" et "Epinal, tout le monde descend", Francis plante l'intrigue dans la Perle des Vosges. N'en doutons pas, ce roman sera aussi passionnant que les précédents. Pour reprendre l'expression d'Hélène, libraire qui organisait cette séance de dédicaces, Francis s'est lâché ...


Cliquer pour lire ...

31.3.08

Bas les masques


C'est ce que j'ai eu envie de dire en croisant le regard de ces magnifiques créatures costumées qui défilaient dans les rues de Remiremont, lors de ce dernier Carnaval Vénitien.
Le silence et l'impassibilité des masques mettent parfois mal à l'aise, aussi j'ai cherché à travers l'objectif photographique, à capter les regards des jeunes femmes en imaginant quel joli visage échappait ainsi à notre vue.
Je ne saurai jamais, je pense, qui se cachait derrière ce masque ... mais je dois dire que son regard m'a troublé.

19.3.08

Nouvelle élue


Félicitations à Danièle qui vient d'être élue au Conseil Municipal de Vagney et nommée quatrième adjoint. Danièle s'investit beaucoup depuis plusieurs années dans le domaine culturel de sa ville.

14.2.08

A Saint-Aunès, l'électricité sort du parking


L'idée de Georges se concrétise :

En périphérie de Montpellier, le centre commercial Leclerc se dote d'ombrières-panneaux solaires

De drôles de structures en bois sortent de terre depuis une quinzaine de jours, sur le parking du centre commercial Leclerc à Saint-Aunès (Hérault). Comme deux ailes déployées, barrées de poutres, à 8,5 mètres de haut, en rangées régulières. Il y en aura douze au total, supportant 5 472 panneaux solaires. Chaque structure est une ombrière : elle servira à protéger les véhicules garés du soleil. 456 panneaux solaires par ombrière, produiront de l'électricité : 95,76 kilowatt-crête, soit 1149,1 kWc au total.

L'idée est d'une simplicité folle, encore fallait-il y penser. Georges Parnot, Pdg du centre Leclerc Saint-Aunès, a eu une première révélation en Italie. « A Remini, tous les parkings des centres commerciaux ont des toiles tendues sur des structures métalliques, pour protéger du soleil. »

Le PDG est séduit, lui qui tente, en vain depuis quinze ans, de faire pousser des arbres sur le parking de Saint-Aunès. Le système d'ombrière paraît idéal. Et lorsqu'en novembre 2006, Georges Parnot voit le film de Al Gore sur le réchauffement climatique, « un second déclic s'est produit. » Pourquoi ne pas utiliser des panneaux solaires pour ombrières ?En ces temps où l'environnement est au centre des préoccupations publiques et politiques, l'idée semblait facile à mettre en oeuvre. Il s'agira plutôt du parcours du combattant pour Georges Parnot.

« J'ai rencontré plusieurs spécialistes et monté un dossier. J'ai toujours aimé maîtriser tout ce que j'entreprends. EDF me proposait un projet clé en main mais cela ne m'intéressait pas. J'ai donc créé ma SARL. » Il s'entoure de jeunes travaillant déjà sur les énergies renouvelables et le 11 avril 2007, il rencontre la Drire. « Pour moi, tout allait avancer rapidement, mais cela représentait un des plus gros centres de production en France avec 1 700 000 kilowatts heure par an. Il a fallu passer par Paris », explique en substance Georges Parnot.

Le dossier est envoyé au ministère, géré à l'époque par Alain Juppé, mais sa démission retardera l'avancement du projet. « Tout était bloqué, personne ne prenait de décision. J'ai sollicité le député de ma circonscription et nous sommes montés ensemble à Paris, quand M. Borloo a pris la relève. » Enfin, les choses se débloquent. Les premiers travaux sont lancés. Ils devraient s'achever fin mai, et le branchement intervenir le 31. Le courant produit pourrait servir à couvrir 30 % des besoins du centre commercial. « Mais ce n'est pas du courant alternatif, il faut un énorme transformateur et un onduleur pour l'utiliser. » L'énergie sera en fait vendue à EDF par la SARL de Georges Parnot, "Energie+".

Cette opération représente un investissement de plus de 6 M€. La Région offre une subvention de 150 000 €. « J'ai droit à des aides au niveau fiscal », souligne le PDG. Oeuvrer pour l'environnement ne doit pas signifier perdre de l'argent. Et pour que les clients acceptent de bonne grâce les travaux, peu gênants à vrai dire, des affiches ont été apposées expliquant la nature des aménagements et spécifiant même que cela permettra au consommateur de faire des économies : « Si la voiture ne chauffe pas au soleil, elle a besoin de moins de climatisation en repartant... » Georges Parnot n'a rien laissé au hasard. Et il entend bien, lorsque la retraite sonnera dans un an, s'occuper encore de cette nouvelle société. Les énergies renouvelables sont pleines d'avenir.

Salima NEKAA

Article paru dans le" Midi Libre", du 12 février 2008.

12.1.08

Réflexion ...

sur le temps qui passe ...

Cliquer pour agrandir et lire

Le temps, c'est une préocupation de chacun de nous, à tous les instants de notre vie.

Nous en sommes bien conscients, d'ailleurs, c'est un mot que nous avons souvent à la bouche :

Nous n'avons pas le temps.
Nous verrons quand nous aurons du temps.
Nous prendrons le temps.
Cela prend trop de temps.
Il occupe tout mon temps.
Je perds mon temps.

Plus grave : nous n'avons pas pris le temps.

Et caetera..

Ginette

8.1.08

Voeux 2008

Avec 2008, nous entrons déjà dans la troisième année de nos retrouvailles ; est-il besoin aujourd’hui de faire le bilan de ces deux années ? personnellement, je ne peux m’empêcher de me poser des questions.

C’était il y a tout juste deux ans, en Janvier 2006, que j’ai commencé à rechercher chacun d’entre vous, et très vite, j’ai été encouragée à continuer, en voyant arriver vos réponses, plus enthousiastes les unes que les autres.

Au fil des jours, les correspondances se sont amplifiées, des retrouvailles « privées », en petits comités, ont eu lieu, nous avons eu des dizaines de conversations téléphoniques et enfin, notre rendez-vous de Rouge-Gazon a concrétisé toute cette préparation. Ce fut un bon week-end, où nous étions heureux de nous retrouver ! Par la suite, un blog a été créé, c’est notre trait d’union virtuel. Et, depuis cette date, au compte-gouttes, mais sûrement, les gens se sont mis à l’informatique et nous ont rejoints sur internet. (Les derniers en date : Pierre Chevalier et Marie Cardot-Hosotte à l’occasion du Nouvel An 2008, à qui je suis heureuse de souhaiter la bienvenue ce soir.)

Notre rencontre fut un évènement marquant, qui a laissé très peu d’entre-nous dans l’indifférence -peut-être fut-il générateur d’émotions trop fortes pour ceux qui ont préféré rester à l’écart ? J’ai toutefois le sentiment que, les souvenirs de cette époque de notre vie étant très riches, chacun de nous a vécu un moment spécial au cours de ce week-end de septembre 2006.

Deux ans plus tard, nous avons parcouru du chemin ensemble, nous avons redécouvert nos anciens amis et amies …et même des professeurs, mais, avons-nous scellé des relations durables ?
Il y a eu beaucoup de « points positifs », j’en suis le témoin :
Pour certains, ces retrouvailles ont généré du réconfort dans leur vie pas toujours facile, pour d’autres, elles ont apporté un peu de vent de jeunesse avec la joie de vivre que nous éprouvions à ce moment là. Et nous nous intéressons à nouveau aux faits et dires de nos anciens compagnons : exploits sportifs, œuvres d’artistes, soucis de santé ou de cœur, familles qui s’agrandissent, reportages de voyages, petits ragots, échanges de bonnes adresses, aide pour trouver du travail pour certains de nos enfants, aide pour concrétiser des projets professionnels et bien d’autres choses encore.

En bref, tout ce qui concerne nos nouveaux amis nous intéresse. Il me semble qu’il restera des liens entre nous, même si nos échanges de messages s’espacent. C’est normal, nous n’avons pas des choses à nous dire chaque jour et nous avons nos familles et nos vies privées. Mais nous savons où trouver un peu de chaleur et d’écoute quand le besoin est là !

Plusieurs d’entre vous m’ont demandé la date de notre nouvelle rencontre, elle aura bien lieu cette nouvelle journée ensemble, elle est en préparation dans ma « petite tête », dites- moi si l’idée vous inspire et si vous avez l’intention d’y participer…Pourquoi pas deux jours sur la Seine ou sur le Rhin ? Un projet verra le jour, je suis à l’écoute de vos suggestions, c’est en parlant que les idées viennent.

J’attends vos réponses, et en vous renouvelant mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année, je vous salue tous amicalement ; bises à ceux qui préfèrent.

Ginette



22.12.07

GEOLOGIE DE LA LORRAINE


La Lorraine est limitée à l’ouest par les auréoles externes du Bassin Parisien, à l’est, par la plaine d’Alsace.
Son socle est formé d’une grande diversité de roches, celui des Vosges étant en grande partie constitué de granite et de basalte.(Le basalte est en général, la roche volcanique la plus abondante).
Ceux-ci sont recouverts par d’autres variétés en bordure du Bassin Parisien.


I) LES VOSGES ET LEUR DIVERSITE

Il y a un contraste entre les Vosges septentrionales et les Vosges moyennes, lié au fait qu’il existe, à Saint-Dié, une cassure qui traverse la totalité de l’Europe.
Ces deux régions ont deux histoires indépendantes.

A) Vosges septentrionales ou Vosges du Nord

On connaît surtout le gros massif granitique du Champ du Feu, recouvert de terrains volcaniques, de roches sédimentaires, telles que :
Les schistes de Villé (Bas-Rhin), argile et grès : ce sont les sédiments les plus anciens des Vosges.
Il y a aussi les schistes de Steige, toujours sur le versant alsacien, de couleur lie-de-vin.
Dans cette partie des Vosges, il n’y a pas de calcaire du tout, caractéristique des formations dans un environnement froid.
On trouve aussi le basalte de Raon l’Etape, formation volcanique très importante, où se trouve la carrière la plus importante du quart nord-est : on y extrait le ballast pour les lignes de TGV .
Et le granite rose du Champ du Feu .

B) Vosges moyennes et du Sud

On y trouve la même diversité : énorme quantité de granite, roche magmatique, en volume et en diversité, plus des roches métamorphiques (roches préexistantes, transformées sous l’effet de la température et de la pression, avec recristallisation des minéraux), comme du gneiss qui est une alternance de lits de mica et de lits de quartz et de feldspath. Le gneiss est une roche recristallisée à une grande profondeur ; de la migmatite, roche de même structure que le granite, mais qui a commencé à fondre. On y trouve des calcaires métamorphiques, dits marbres ; des péridotites (à la Charme, vallée de la Cleurie) : c’est une roche ultrabasique du manteau, constituée principalement d’olivine et pouvant contenir du grenat. La péridotite est une roche représentative des roches qui se trouvent sous la croûte, à trente km de profondeur. Ce sont donc des écailles du manteau, des roches de la croûte profonde.
Du granite au col de la Schlucht, roche grenue = roche composée de minéraux visibles à l’œil nu. Le granite est composé de quartz, silice cristallisée, habituellement incolore, mais qui peut être laiteux ou teinté en violet (améthyste), ou en noir (quartz fumé). On trouve aussi du quartz dans le gneiss et dans le grès. Dans la composition du granite, il y a aussi du mica (silicate d’aluminium et de potassium) noir ou blanc (transparent), et du feldspath (aluminosilicate de potassium, de sodium ou de calcium) constituant essentiel des roches magmatiques et métamorphiques.
Le granite a une origine magmatique, on le trouve dans les fractures de l’écorce qui guident sa formation en couches. A Barbey-Séroux : « champ de roches » très pittoresque, ce sont de gros blocs de granite, sur un champ de 400 mètres sur 40 mètres, non érodés, pour lesquels, on n’a pas encore trouvé d’explication.
Le granite se met en place dans les zones de fragilité, comme de Sainte-Marie aux-Mines ,au Valtin et à Retournemer en passant par la roche du Diable. Il y a, en suivant cette ligne, une grande fracture du terrain : Les granites sont des marqueurs de la tectonique.
Granite ou granit, les géologues l’écrivent avec un <>, contrairement aux granitiers, qui l’écrivent sans .


II) LA FORMATION DES VOSGES

Elles se sont formées il y a 350 millions d’années, en hémisphère sud, en zone froide, et en zone de collision continentale.
La chaîne Hercynienne qui s’est formée à la fin de l’ère primaire comprenait les Vosges, mais aussi le Massif -Central,le Massif Armoricain,la Forêt Noire, les Appalaches aux USA et d’autres massifs jusqu’au-delà de l’Oural et dans l’ouest africain.
Les Vosges sont un petit segment d’une longue chaîne qui ressemblait à l’Himalaya ou aux Alpes aujourd’hui.

Les Vosges sont situées sur une faille qui traverse l’Europe. Elles sont le résultat d’une collision continentale à la fin de l’ère primaire. Elles ne se sont pas formées à l’ère tertiaire.

La végétation , en général, la végétation typique des terrains siliceux est la digitale et la bruyère. On les trouve en abondance partout.

L’érosion : c’est un phénomène extractif efficace. Une chaîne, qui ne monte plus, s’aplanit rapidement, donc les Vosges ont été nivelées par l’érosion, dès la fin de l’aire primaire. En moins de 5 millions d’années, les granites sont arrivés en surface.

L’âge des Vosges ?
Le charbon provient de la dégradation de forêts tropicales humides. Il lui faut une érosion rapide, dont les produits recouvrent les débris végétaux. Le pétrole de la colline de Sion date de cette époque : 350 millions d’années.
Donc l’érosion existe à cette époque. C’est sur une surface plane que se déposent les sédiments. Les sommets arrondis, tous à la même hauteur, forment une surface plane.


III) EVOLUTION DES VOSGES AU COURS DES DIFFERENTES PERIODES GEOLOGIQUES

A) Ere primaire


Au dernier étage du primaire, au Permien, qui est représenté sur le rebord des Vosges à l’ouest, il y avait un climat tropical, d’où la formation de charbon et la présence de reptiles.
L’érosion donne aussi des galets, des sables, des fragments de roches.
Près de Saint-Dié, l’épaisseur des recouvrements permiens atteint 800 mètres et il y a eu peu de déplacements de ces sédiments.
Ensuite, le milieu est devenu aride, on trouve des dunes éoliennes près de Raon l’Etape, dunes fossiles préservées.


B) Ere secondaire

Evolution de la Lorraine au cours de l’ère secondaire ; celle-ci est composée de trois grandes périodes qui sont le Trias, lui-même divisé en trois périodes : buntsandstein, muschelkalk ou trias moyen et keuper ou trias supérieur, le Jurassique, divisé en trois périodes : lias, dogger ou jurassique moyen et le malm ou jurassique supérieur et le Crétacé.

a) Trias, période elle aussi divisée en trois étages : inférieur, moyen et supérieur :

1) Buntsandstein (trias inférieur), c’est à cette époque qu’apparaissent les ancêtres des conifères dans des paysages semblables aux paysages du Sahel actuel,il y a environ 250 millions d’années de cela.
Apparaissent aussi les grès roses avec des stratifications –dépôts des oueds venant du Massif Armoricain. Ces oueds traversaient le Basin Parisien, ils déposent aussi des conglomérats de grès et de galets. Le grès rose est formé de grains de quartz, roses parce que chargés d’oxyde de fer. Les grains sont usés et arrondis comme les galets, ce qui témoigne d’un long trajet.
On trouve du grès rose au château d’Epinal, des conglomérats à Archette, à Pierre-Percée ou du poudingue (galets + grès) à Sainte-Odile. Ces grès donnent des reliefs caractéristiques : Vosges tabulaires, comme le Climont près de Saint-Dié, qu’on voit très bien depuis le Champ du Feu.
Le grès du trias est une roche qui donne une eau abondante et de bonne qualité parce que les grès comprennent peu d’éléments solubles.
Les grès sont des roches poreuses qui laissent passer l’eau. A Nancy, on fore l’eau à 900 m de profondeur, de l’eau qui provient des Vosges gréseuses. Il se passe 40 000 ans, entre le moment où l’eau tombée dans les Vosges, arrive à la pompe à Nancy.

2) Muschelkalk (trias moyen),la mer arrive de l’est et dépose des calcaires. On retrouve des fossiles de crinoïdes (coquillages qui nagent, voisins des oursins) et d’autres qui ressemblent à des ammonites de cette époque. Aujourd’hui, à ces calcaires, on ajoute de l’argile et du gypse pour fabriquer du ciment . La matière est broyée et calcinée à 1100°.
L’eau, stockée à cette période, donne des eaux calciques, magnésiennes, sulfatées qui sont distribuées par Vittel et Contrexéville. Ces eaux ne sont pas potables parce que trop minéralisées : elles ne sont pas distribuées au robinet ; par contre, elles sont commercialisées dans le monde entier.

3) Keuper (trias supérieur), la mer s’évapore et la région est transformée en marais salants : on obtient de l’argile rouge, du gypse et du sel gemme : ce qui a une grande influence économique. Avec le gypse, on fait du plâtre et on exploite le sel pour la cuisine, le salage des routes et l’industrie (les usines Solvay et Rhône-Poulenc utilisent le carbonate de soude avec du sable dans les fonderies de verre et de cristal).

b) Jurassique, avec trois périodes : inférieur : Lias,moyen : dogger et supérieur: malm.

1) le Lias : Nancy se trouve sur la première auréole du jurassique, Hettange-Grande étant la référence mondiale pour cette période géologique.
Le début du Jurassique appelé hettangien est connu dans le monde entier, c’est une des douze réserves géologiques dans le monde et elle se visite.
A cette époque, la mer revient, et les Vosges n’existent pas. On le sait parce qu’à l’ère jurassique, il y a eu des dépôts de calcaire, et qu’on n’en trouve pas dans les Vosges.( Les Vosges se sont rehaussées à l’époque alpine). Dans le fossé alsacien, on retrouve les mêmes calcaires qu’en Lorraine. Il s’agit d’une mer peu profonde, et qui dépose alors, des sables et des calcaires argileux (région de Nancy) et des marnes (argile calcaire). C’est un calcaire à fossiles : gryphées (mollusques), bivalves (huitres) dans la région de Nancy. On trouve aussi des oursins, des ammonites, des bélemnites (genre de calmars) et des crinoïdes. Une mer chaude, peu profonde et l’altération de l’Ardenne au nord fournissent les conditions idéales pour le dépôt du minerai de fer : la minette de Lorraine.

2) Dogger (jurassique moyen) : Plus + de mer : Il s’établit un domaine marin peu profond qui occasionne la prolifération de coraux (mer chaude, peu profonde, et très oxygénée). Les Vosges sont sous la mer. Les calcaires coralliens font 200 m d’épaisseur : côte de Moselle. La Meurthe à Nancy se trouve a une altitude de 200 m, la côte de Brabois à 400 m.
Brabois est un dépôt de calcaire jurassique. On y trouve des calcaires oolithiques, datant de 120 millions d’années, (agrégats minéraux sous formes de sphères d’un diamètre allant de o,5 à 2 mm). On en trouve actuellement aux Bahamas. Sion est formée par des massifs coralliens - petite étoiles , fragments de lys de mer ou crinoïdes-.
Ces calcaires sont exploités : 7 tonnes de granulats par an et par Français , ce sont des carbonates de sodium obtenus à partir de sel et de craie, provenant de ces roches calcaires ; ce sont des procédés Solvay.
Depuis le satellite, on peut observer des taches d’eau très bleue le long de la Meurthe, c’est du chlorure de sodium dissous, stocké dans d’immenses bassins. Lors de ses crues, la Meurthe en emporte et c’est un gros problème d’environnement.

3) le Malm ( Jurassique supérieur)
La France a disparu totalement sous l’eau, sauf la Bretagne. Des argilites épaisses se forment (souvent composées d’argile et de mica), elles se forment dans une mer profonde. On en trouve surtout dans la dépression de la Woëvre (rive droite de la Meuse depuis la frontière belge jusqu’à Neufchâteau au sud).
Avec ces argilites, on fabrique des briques et des tuiles.
Leur utilisation est maintenant controversée et conflictuelle, leur épaisseur atteint 150 m en Haute Marne, c’est là qu’on veut les utiliser pour le stockage des déchets nucléaires. Ces déchets restent dangereux pendant plusieurs millions d’années et c’est ce concept de barrière géologique qui est tant discuté. Ces argilites affleurent à Toul, mais elles sont à une profondeur de 400 m en Meuse.
Puis le Malm s’achève et on a à nouveau une mer chaude et peu profonde avec formation de calcaire du Jurassique supérieur, se forment alors les côtes de Meuse. A Saint-Mihiel, à un endroit appelé les Roches, un récif de 100 millions d’années est mis en relief. On voit sur ces roches des coraux fossiles. Il reste des côtes témoins épargnées par l’érosion, en Meuse, à Montsec, en exploitation à Euville, pour le calcaire cristallin. Cette pierre fut utilisée par le sculpteur lorrain de la Renaissance, Ligier Richier, elle a servi à la construction de cathédrales, Nancy, Toul, St Nicolas- de-Port et pour la place Stanislas à Nancy. Elle est exportée jusqu’aux USA.
On l’exploite aussi pour sa chaux, avec le même procédé de fabrication par calcination que pour le ciment, (le ciment contient de l’argile en plus). Et pour cette fabrication, on rejette beaucoup de CO² dans l’atmosphère, d’abord par la décomposition des roches : il y a stockage de CO² dans les roches calcaires, or, ce CO², stocké par la terre pendant des millions d’années, est relâché dans l’air après les transformations dans nos usines (le CO² sur Vénus fait que la température est à 400²), ce CO² est donc relâché dans l’air, et puis on rejette aussi du CO² avec le combustible, en chauffant les fours, à de très hautes températures.

c) le Crétacé : il a laissé très peu de traces en Lorraine (mer et climat chauds), on arrive à l’ère Tertiaire.

C) Ere tertiaire

Le relèvement de la bordure du Bassin Parisien donne naissance aux Vosges, avec une reprise de l’érosion et une mise en relief des côtes. C’est donc à cette époque que le vieux socle est porté en altitude.

D) Ere quaternaire

Elle comprend trois épisodes de glaciation. Il y avait une calotte glaciaire sur les Vosges, les Alpes et le Massif Central. La dernière glaciation date de 18000 ans, c’était une glaciation partielle dans la vallée de la Moselle et pour le glacier qui descendait du Honneck.

C’est cette dernière glaciation qui donne le relief actuel. Les glaciers ont creusé les vallées dans la paléo-surface de l’ère primaire.
Relief en creux : le glacier de la Moselle descendait jusqu’à Noiregueux, au-delà de Remiremont, où il reste la plus belle moraine d’Europe (plus grande que celle deGérardmer). Derrière ce barrage s’était formé un lac. Il y a eu comblement alluvial de ce lac, ce qui a donné la plaine de Remiremont.

Des traces de cette glaciation apparaissent :

au Lac Blanc , cirque glaciaire,

dans les vallées plates, comme celle des lacs (Gérardmer, Longemer)
présence de toutes les alluvions : exploitation de gravier , de galets , de sable –nombreuses sablières dans la vallée de la Moselle.
capture de la Moselle par la Meurthe : la Moselle était autrefois un affluent de la Meuse, de Toul, elle s’écoulait vers cette dernière (dans la Meuse, on trouve encore des galets de granite des Vosges, qui n’ont pu arriver autrement que par la Moselle). La Moselle a fini par se créer un barrage d’alluvions de toutes sortes, de ce fait, elle a bifurqué au niveau de Toul, pour aller se jeter dans la Meurthe à Nancy.

Existence de tourbières, celle de Lispach est la plus connue, (il nous reste aussi la Drosera, plante carnivore, qui pousse dans un environnement où la matière organique ne se décompose pas pour pouvoir nourrir la végétation, qui de ce fait a besoin d’ un complément alimentaire).


Ginette C
.


18.7.07

Gaby Barnet, l´athlète

Gaby nous a transmis quelques photos prises lors du Championnat de France d´athlétisme, le 9 juin dernier, à Evry Bondoufle, au cours duquel il a remporté le 100 et le 200m, en catégorie V3 (60/65 ans) … sans être dopé.



Il a donné son accord pour publier ces photos, en demandant de préciser qu´il s´agit d´une "simple information, relevant de l’anecdote souriante, donc vierge de toute prétention".



Quand même, sachant moi-même d´expérience ce que cela signifie d´être en forme (dans mon cas plutôt de revenir en forme), un grand coup de chapeau à Gaby. Regardez un peu ces photos !



Ce garçon a 60 ans !!! Comme dirait Marie-Odile, "à fond la forme"

6.7.07

Rencontre avec Marie Claude,

notre professeur d'Histoire-Géo :

12 jours plus tard et un autre voyage en Lorraine pour raisons familiales, je reviens sur cette soirée du 23 juin !

Retrouver d'ancien(ne)s élèves après tant d'années me plaisait et m'inquiétait tout à la fois. Il n'est pas évident d'être ainsi confrontée aux effets du temps qui a passé et qui a marqué les visages et les corps.

Reconnaître....un peu comme dans un puzzle, rassembler les souvenirs, associer un visage à un sourire, un regard, un geste, une voix, recoller les morceaux....En fait, je n'ai pas eu trop de mal à accorder visages de la jeunesse et visages de la maturité, tant je m'étais entraînée à l'exercice avec les photos dont je disposais. J'ai pourtant achoppé lourdement sur la reconnaissance de l'une d'entre vous : j'espère qu'Yvette ne m'en tiendra pas rigueur.
J'ai eu plaisir à vous retrouver, moins pour évoquer des souvenirs que pour découvrir qui vous étiez aujourd'hui, les itinéraires professionnels, la soif des voyages des uns, les engagements des autres, les ruptures parfois imposées par la vie.... Le temps était court pour bavarder longuement avec chacun. Dommage !

Je ne sais si d'autre retrouvailles seront possibles mais j'aurai apprécié celles-là, pour la simplicité et la gentillesse de votre accueil, pour la qualité du repas que vous avez eu la délicatesse de nous offrir. Je vous en remercie chaleureusement.

Peut-être pourrais je donner quelques infos personnelles... Installée en région parisienne puis à Paris depuis mon mariage en 1969 , mère de 2 grands fils et 2 fois grand-mère (largement dépassée par Ginette, Andrée, Yvette et sans doute bien d'autres...), veuve depuis bientôt 7 ans.
Ai quitté l'enseignement de l'histoire-géo en 1974 pour un autre métier ; me suis tournée vers l'organisation de formations pour les adultes, notamment pour les salariés. ce qui m'a permis de découvrir les métiers des industries de l'agro-alimentaire pour avoir travaillé avec Pernod, Belin, William-Saurin....Candidate à des élections municipales et même à celles du Conseil Général....mais jamais élue ! donc, une activité militante durant plusieurs années. bénévole au Samu Social durant quelques mois. Pour l'heure, président du Conseil Syndical de mon immeuble !
Voilà en résumé 38 ans de la vie d'un homme, non d'une femme...un résumé dont la sécheresse cache tout l'arc en ciel du quotidien des jours et des années.

"Passant par Paris, vidant la bouteille..." c'est ce qui me reste d'une vieille chanson ! alors, si l'une ou l'autre de vous passe par Paris...je serai heureuse de vider une bouteille avec elle ou avec lui !


Marie Claude C.