10.1.18

Chroniques de Décembre 2017

par Georges Charles

Samedi 2 décembre

Ma petite entreprise de création de chroniques s’appuie sur une ligne éditoriale, celle de l’articulation subjective d’un savoir, ainsi que sur quelques secrets de fabrication. En voici deux.

La " créativité par le hamac ". Mon balcon est tout en longueur ; pas question d’installer une table et les chaises qui vont bien avec. Par contre, une telle configuration est idéale pour le déploiement d’un hamac.





Je m’y allonge, je m’y étale, je m’y assoupis… en compagnie d’une idée, d’une rêverie ; parfois, si je les laisse se déployer jusqu’à leur terme, ça peut donner une chronique !








 Le travail d’écriture d’une chronique s’apparente à celui d’un sculpteur sur pierre, sur bois ou sur glaise. Je rassemble une foultitude d’informations, d’illustrations, de souvenirs personnels, soit des piles de documents, papier ou numérique ; jusqu’à atteindre la saturation du sujet. Un coup de burin par ci, un coup de ciseau par là ; je touille, je burine, j’élague, je creuse, j’arrache, je polis jusqu’à obtenir ce que j’estime être la synthèse, la quintessence personnelle, intime et satisfaisante du propos. Pour dix pages de notes, j’en garde une, une et demi ; je privilégie les mots qui parlent au plus grand nombre.

Pas de hamac au balcon aujourd’hui ; première et courte chute de neige sur Toulouse.

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2.1.18

Les voeux de Ginette

Chers amis,

En ce début d'année, je viens à vous avec une bonne intentioncelle de vous souhaiter tout ce qu'il y a de meilleur pour l'année 2018.

Je tiens à rester fidèle à la tradition, même si j'ai l'impression de me répéter tant les mois passent vite -c'est déjà la treizième fois depuis 2006 !
Javoue quau fil des ans le sens de cette coutume me paraît toujours plus incontestableserait-ce dû à l'impressionnante somme d'années qui s'accumulent sur nos épaules et qui nous fragilisent ?

À quoi donc pouvons-nous rêver pour cette nouvelle année

À garder la meilleure forme physique, à entretenir d'excellentes relations avec nos familles et des amitiés solides avec nos amis, à passer de bons moments de détente autour d'une table, au cinéma, au théâtre ou en voyage et aussi peut-être à réaliser nos rêves secrets !
C'est là ce que je vous souhaite de tout mon cœur, avec, en sus, le loisir d'y ajouter vos désirs personnels.

Nous savons le peu de considération que le temps nous accorde, voilà pourquoi je vous incite à entretenir les liens qui se tissent depuis douze ans dans notre groupe et qui se resserrent de jour en jour grâce à internet, à nos rencontres régulières et à quelques animateurs fidèles que je remercie

Apprenons aussi à cultiver chaque jour, pour nous et nos proches, la meilleure humeur possible et puis, conformément à la tradition, si vous le voulez bien, je vous fais la bise à tous.


Pour vous, les dernières lueurs de lannée 2017 au Thillot, le
31/12/2017 vers 17heures

Avec mes amitiés,
Ginette  

11.12.17

Souvenirs, souvenirs ...

Bonjour les amis,

Comme moi, vous avez lu, dans les dernières chroniques de Georges, le récit d'une marche le long du canyon du Rio Vero dans les Pyrénées.
Je suppose que cette marche, un peu acrobatique, a fait des envieux parmi vous....j'en connais qui ont peut-être noté la référence, n'est-ce pas Dominique et Michel ?

Or cette évocation a réveillé de bons souvenirs pour le deuxième Georges, le fidèle compère de l'auteur des récits.

En effet, cela lui a même donné envie de ressortir des photos de ses grands-parents pyrénéens dont il était très proche.

Je vous en propose trois ce matin, pour moi ce sont d'abord de bons témoins du temps de notre enfance mais avec, en plus, cette bienveillance touchante qui émane des personnages...Regardez, les photos vont vous inspirer calme et sérénité...pas mal en cette période de Noël.

Ginette.




Merci Ginette,

Cela me fait plaisir de faire revivre ainsi mes chers grands-parents maternels de Jurvielle (clin d’œil à Marie-Odile ) qui sont partis, elle, en 1981 et lui, en 1986, nés tous deux en 1893, et de partager avec vous.
Georges P.

5.12.17

Chroniques de Novembre 2017

par Georges Charles

Vendredi 3 novembre

En passant par la Lorraine ; 5e partie, la " bête des Vosges"

 La " bête des Vosges 1 " est le nom donné à un prédateur insaisissable qui a sévi entre 1977 et 1978 dans les Vosges, en s’attaquant au bétail. Plus d’une centaine de moutons, plusieurs vaches, un taureau et un poulain avaient été retrouvés égorgés entre Châtel-sur-Moselle, Rambervillers et La Bresse. Malgré de nombreuses battues, l’animal est resté introuvable.



Trois photographies avaient été prises, montrant une sorte de gros canidé. Chien errant, loup, dingo échappé d’un zoo ? Une rumeur avait évoqué la piste d’un chien dressé par un éleveur de la région pour se venger de vieilles rancunes. La suspicion s’était portée également sur un industriel allemand, propriétaire d’un manoir près d’Épinal, rempli de trophées d’éléphants, de grizzlis et de buffles massacrés aux quatre coins du monde.

Puis la Bête disparut mystérieusement, comme elle était apparue. En 2011, une nouvelle " bête " aurait attaqué des troupeaux à Ventron, où 40 moutons avaient été retrouvés morts en moins d’un mois.

1. Fallait-il tenter cette anagramme : la bête du Gévaudan, la bête de Vosges aidant… ?
 
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5.11.17

Chroniques d'Octobre 2017

par Georges Charles

Mardi 3 octobre

Portugal, été 1985, le Nord
 

Onze ans après la Révolution des OEillets, débarrassé du salazarisme et libéré de ses colonies, le Portugal est devenu en Europe un pays " comme les autres ". Dans l’été 1985, le pays est gouverné par une coalition gauche-droite dirigée par le socialiste Mário Soares ; en voie d’éclatement, elle sera remplacée à l’automne par la droite, seule.
 
Dans la période actuelle, où je ne voyage plus beaucoup hors du Sud-Ouest, j’ai plaisir à revivre en chroniques ces voyages passés.Encore merci à Internet, en libre-service gratuit, pour les illustration et les commentaires.
 
Nous partons avec les enfants, Delphine et Adrian, en vacances au Portugal. Les fondamentaux du voyage, documentés par les guides touristiques que nous consultons régulièrement, sont les suivants : sites naturels pittoresques qui valent le détour, plages, monuments historiques, bons plans de campings et de restaurants. Les monuments historiques, c’est surtout une idée d’adultes, de gens capables de faire un crochet de plusieurs dizaines de kilomètres pour un château, même en ruines, pour une église, en grimpant s’il le faut… Après négociation, les enfants acceptent de suivre et de supporter de longues étapes en voiture. Au mieux, ça leur a fait des souvenirs ; que leur patience soit néanmoins saluée ici !

Nous entrons par Bragança, via Burgos, Valladolid et Zamora en Espagne.



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10.10.17

Un grand merci à Marie-Odile

Par Ginette

N'ayez pas de crainte... je vais laisser des espaces vierges pour les participants au voyage à Giverny restés silencieux depuis notre retour,  je prendrai simplement une toute petite place pour redire un grand merci à Marie-Odile.

Nous venons de passer quatre journées hors du temps, des journées avec un emploi du temps bien préparé et bien intéressant, et, ce qui n'est pas négligeable, des moments de fous-rires irremplaçables.

Nous avons, bien sûr, découvert avec beaucoup de plaisir et d'intérêt cette pittoresque partie de la vallée de la Seine, en vrai et "en peinture". Giverny étant le clou de nos visites, on a réalisé pourquoi de nombreux peintres sont venus s'installer dans cette vallée.

Les châteaux visités nous ont rappelé la richesse historique de la région, depuis Château-Gaillard, vestiges du Moyen-Âge aux Andelys, jusqu'au château de Boury à proximité de Gisors construit sur des plans de Mansart au 17ème siècle en passant par celui de La Rochefoucauld à La Roche-Guyon.

Ce qui, de toute évidence, a fait la différence entre les visites touristiques habituelles et le plaisir que nous avons ressenti en parcourant ce petit coin de France ensemble, ce plus que nous avons énormément apprécié, nous le devons à Marie-Odile. Alors, encore Merci à toi, Marie-Odile !
 
Rouge-gazon en 2006, Gérardmer en 2009, Castries en 2011, Carcans en 2013, la Vallée du Rhin en 2015, nous pouvons ajouter Giverny en 2017 à nos bons souvenirs...en attendant l'Alsace (choix qui semble décidé à 90%) en 2019. Et que les absents, que nous n'oublions pas, n'aient pas d'hésitation à nous rejoindre !

Bises à tous

Recette d'amicale convivialité

par Gaby

"Vous réunissez une dizaine de septuagénaires ayant suivi la même classe de terminale,  vous y ajoutez leurs charmants et fringants conjoints, vous saupoudrez le tout de la gentillesse et de la bienveillance de chacun, vous arrosez abondamment avec un flacon de grande et récurrente générosité, vous pimentez avec des réflexions quelque peu délirantes d'un tel qui ne manque pas une occasion de faire  "son intéressant", vous extirpez (dangereusement) des armoires les ustensiles qui vous semblent les plus nécessaires, vous tartinez de délicieux canapés,  vous cuisinez l'hôtesse  en faisant revenir à feu doux certains souvenirs savoureux et sulfureux, vous coupez deux tartes superposées sans même endommager le papier intermédiaire, vous portez à ébullition l'ambiance de la salle à manger et vous emportez, comme vous l'a promis votre sympathique et dévouée GO, le souvenir d'une "inoubliable fiesta" et ..... d'un séjour pour le moins peu ordinaire."

8.10.17

Rendez-vous chez Monet


par Marie-Odile


Cette année notre rendez-vous a eu lieu le 22 septembre sur les bords de la Seine là où habite Marie-Odile. Nous étions 19 y compris notre professeur d’histoire-géographie. Le point de ralliement était situé à La Roche Guyon, à 70 km environ à l’ouest de Paris, dans le département du Val d’Oise. Marie-Odile habite à quelques 3 kilomètres de là mais dans les Yvelines et avait organisé les journées de retrouvailles. 

Le lendemain matin, visite de la Fondation Claude Monet, comprenez la maison et les jardins du grand peintre. Cela a bien commencé : notre organisatrice, qui pourtant n’avait pas trop bu la veille a eu une panne …. d’oreiller et est apparue un peu plus tard qu’elle ne l’aurait souhaité ... Il faut prévoir ces visites tôt le matin car ensuite les touristes arrivent par vagues, genre tsunami, des quatre coins de la planète. Nous avons donc parcouru les célèbres jardins puis la maison de Claude Monet mais Marie-Odile était anxieuse : tout le monde arriverait-il ensuite à passer le bac ? La chose ne s’avérait pas facile …. et mérite quelques explications. A quelques 15 kilomètres en remontant la Seine, à Vétheuil, il existe un bac saisonnier et piétonnier mis en place par quelques communes de la boucle de la Seine. Les deux "mariniersʺ prenaient leur pause-déjeuner à 12h30 et reprenaient la navigation à 14h…. Angoisse … car le déjeuner était réservé ! Le changement d’emploi du temps c’està-dire le report de la visite du Musée des Impressionismes au lendemain nous a permis d’arriver à 12h30 à Lavacourt à la grande surprise de la restauratrice qui attendait tout le monde à 14h, l’organisatrice ayant fait preuve d’un excès de prudence ! Nous nous sommes retrouvés attablés devant ce tableau de Monet " l’Église de Vétheuil ʺ peint alors qu’il habitait ce village juste avant de déménager à Giverny. Repas très sympathique " chez Charlot ʺ. Re-bac du retour. Aperçu rapide de l’église de Vétheuil et en route vers la Route des Crêtes …. A des Vosgiens on est toujours fier de montrer notre " Route des Crêtes ʺ ! Quelques arrêts pour admirer la vallée de la Seine : en amont les falaises qui continuent vers Limay (en face de Mantes) et en aval le fleuve qui se dirige vers l’ouest, Vernon et plus loin Rouen. En face de nous, la sablière, dans la boucle, un endroit à part avec sa faune et sa flore et surveillé par les riverains : défense de trop creuser pour récupérer le sable !

En fin d’après-midi visite par certains du Château de la Roche-Guyon qui vaut surtout par la partie château-fort (enfin … les ruines) avec ses escaliers taillés à même le calcaire et la vue du haut du donjon. La partie17e siècle est pratiquement vide, la plupart des meubles ayant été dispersés dans les années 80. Il reste les caves taillées dans la roche : c’est là que séjournait Rommel pendant la guerre. On n’y voit plus grand-chose relatif à cette période. A mon arrivée dans la région il y avait une exposition avec photos pour expliquer le séjour de Rommel. Il n’y a plus rien ! Warum ? Je crois que Rommel n’a plus la cote … ! Le soir, grande réunion chez Marie-Odile : le spectacle fut assuré par Gabriel et on a bien ri !

Le lendemain, dimanche 24 septembre, Giverny encore, visite guidée du Musée des Impressionnismes et plus précisément de l’exposition Manguin, un Fauve égaré au pays des Impressionnistes. Puis, après la traversée du Vexin normand, nous arrivons aux Andelys (Eure), en bord de Seine. Sympathique repas au restaurant " Mistral ʺ. Au revoir ému à Elisabeth et aux deux Georges et nous voici partis à l’assaut du Château-Gaillard construit par Richard Coeur de Lion. Vous vous rappelez ? la guerre entre l’Angleterre et la France …. déjà …….. ! Encore une vue plongeante sur la vallée de la Seine et Les Andelys.

Le soir nous nous retrouvons à nouveau à Giverny, à l’Ancien Hôtel Baudy. C’est là que Monet retrouvait tous ses amis peintres mais aussi politiques comme Clémenceau. L’auberge a été restaurée dans le même style et la roseraie derrière l’établissement a gardé tout son charme des années impressionnistes.

Lundi 25 septembre fut le dernier jour de notre rencontre. Nous remontons l’Epte pour aller voir le château de Boury (17ème siècle) situé dans l’Oise. Le propriétaire des lieux nous commenta la visite, fort intéressante, et nous expliqua que la vie de château ce n’était pas forcément comme dans un conte de fée. Repas fut pris au restaurant " le Gladiateur ʺ à Dangu à quelques kilomètres de là.

C’est là que nous nous sommes séparés en nous disant : ʺA dans deux ans ! ʺ