12.1.26

Voeux 2026 de Ginette

Remiremont, le 12 janvier 2026 

 Chers amis,

Nous avons déjà parcouru un bout de chemin en 2026, néanmoins j’aimerais vous souhaiter bon vent à tous avant de nous laisser emporter vers le printemps.

Bonne année et bonne santé à vous tous !

Ces mots répétés tellement de fois auxquels nous donnions si peu de sens dans notre enfance en prend maintenant une bonne dose chaque premier janvier. Ne pensez-vous pas, comme moi, que nos anniversaires reviennent plus vite d’année en année, un peu trop vite ?

Et pourtant, réjouissons-nous et soyons heureux de fêter nos anniversaires !

D’ailleurs, si je ne me trompe, l’année 2026 verra plusieurs d’entre nous fêter leurs 80 ans. Personnellement je fais partie de la série des 18 élus, oui 18 élèves sur 48 de notre classe de philo sont nés en 1946. Pas mal, non ?

En conséquence, voyons les choses avec philosophie (revenons sagement aux sources), et essayons de mettre de l’optimisme dans nos vies même s’il est difficile de penser à ceux d’entre nous abandonnés en chemin. Le destin des hommes est impitoyable, nous pensons souvent à nos copains disparus et à leurs proches, et même si nous aimerions tous voir les choses autrement, nous en sommes réduits à continuer seuls.

Je n’oserai pas m’avancer sur le sujet de plus en plus préoccupant des circonstances mondiales actuelles, nous nous inquiétons et nous nous demandons ce que sera l’avenir de nos petits-enfants. Là encore, nous ne sommes que des témoins sans recours.

Alors, pourquoi ne pas rechercher autour de nous des raisons toute simples de nous rendre heureux et je souhaite à chacun de vous d’éprouver, dans sa vie de tous les jours, des petits moments de bonheur.

Pourquoi ne pas les chercher dans un livre, devant un film, devant une fleur de son jardin, dans la nature, ou encore en lisant le message chaleureux d’un parent ou d’un ami.

Sachons donner de l’importance à chaque événement positif autour de nous. Il est important d’en chercher chaque jour , il y a l’exercice physique, bien nécessaire pour garder la forme, il y a aussi la maîtrise de ses pensées !

 Et, en ce qui concerne notre petit groupe du Bac65, trouvons des moyens de nous retrouver dès que cela est possible. 

Il y a exactement 20 ans, je vous ai recherchés et depuis, nous ne nous sommes plus quittés. Que les bons moments entre nous se répètent, que 2026 soit une année riche de rencontres, de balades et de repas partagés –il est encore temps de vous inscrire pour le séjour à Mulhouse en septembre prochain. Chacun est le bienvenu !

Je ne suis pas madame bien-être, je suis désolée de ne pas avoir de conseils à donner et pourtant je pense que le rôle de chacun est de se stimuler soi-même et de stimuler son voisin quand c’est possible.  Encourageons-nous les uns les autres, restons à l’écoute, de même suscitons au besoin l’expression de ceux qui souffrent ou qui n’en peuvent plus pour ne pas les laisser s’enliser.

Et, en ce qui concerne notre petit groupe du Bac65, trouvons des moyens de nous retrouver dès que cela est possible. Il y a exactement 20 ans, je vous ai recherchés et depuis, nous ne nous sommes plus quittés.
Que les bons moments entre nous se répètent, que 2026 soit une année riche de rencontres, de balades et de repas partagés –il est encore temps de vous inscrire pour le séjour à Mulhouse en septembre prochain. Chacun est le bienvenu !

 Je vous envoie mes amitiés et je vous embrasse, GINETTE

 

6.1.26

Bonne Année 2026 !


Bonne et heureuse année à tous les amis du bac 65 ... 

Chroniques de Décembre 2025

 par Georges Charles

Mercredi 3 décembre

Le moignon, 4e partie, la clinique du Cabirol, Colomiers

Pour évoquer mon changement physique, j’ai simplement appelé cette rubrique " Le moignon " ; autour de moi, l’imagination n’est pas en reste : pourquoi pas " L’homme de Cro-Moignon ", ou bien " Le journal d’un amputé " ? 

Dans la journée, je quitte (pour la troisième fois) la clinique Rive gauche où j’ai été opéré, pour une clinique de rééducation, le Cabirol. 

 

La clinique, fondée en 1970, est située à 13 kilomètres de Toulouse et à 2 km du centre-ville de Colomiers, deuxième ville du département. Établissement privé du groupe Douce France Santé, géré par Emeis, la clinique est un centre de soins médicaux et de réadaptation, spécialisé dans les pathologies de l’appareil locomoteur et du système nerveux. L’établissement dispose d’une capacité de 100 lits en hospitalisation à temps complet et de 15 lits en hospitalisation de jour.

 Le château du Cabirol a été construit à la fin du XIXe siècle, sur le modèle du château d’Henri IV à Pau. Occupé depuis 1970 par les services de la clinique du même nom, le château était à l’abandon au début des années 2000, lorsque la clinique s’était installée dans de nouveaux bâtiments. Depuis, le château a été vendu et transformé en appartements. 


 

 Je resterai ici pendant au moins trois mois. Je devrais en sortir relativement autonome, avec une prothèse de jambe et un fauteuil roulant, ce dernier étant remboursé par l’Assurance maladie depuis le 1er décembre.

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22.12.25

Chroniques de Novembre 2025

Par Georges Charles

Lundi 3 novembre 

La société de consommation ; 20e partie, McDo a conquis la France

L’image flatteuse de peuple gastronomique que les Français se renvoient à eux-mêmes est en conflit avec la réalité. La France est le deuxième marché au monde pour la chaîne de restauration rapide américaine McDonald’s, après les États-Unis. Chiffre d’affaires en 2023, 6,2 milliards d’euros ; près de 2 millions de clients par jour. 

1972 Premier restaurant à Créteil, Val-de-Marne

2013 Lancement du Click and Collect

2016 Lancement du premier Burger gourmet

2023 1 593 restaurants ; ouverture d’environ 30 par an en moyenne 

Objectif 2025 : une cinquantaine d’ouvertures

Au printemps 2024, des agriculteurs en colère s’en étaient pris aux multinationales de l’agroalimentaire, aux hypermarchés, aux chauffeurs routiers espagnols, mais n’avaient pas touché aux restaurants McDonald’s. Ce qui avait préservé l’enseigne, c’est d’avoir noué des partenariats avec des agriculteurs (environ 30 000) partout en France dans six filières (bœuf, blé, poulet, pomme, pomme de terre et salade) ; 75 % des achats de matières premières agricoles étaient réalisés en France., 73 % des achats étaient réalisés auprès d’entreprises françaises. 

 

Toulouse : quatre ouvertures McDonald’s en 2024 : Saint-Michel, place Saint-Pierre, gare Matabiau, route de Narbonne

Les nouvelles terres de conquête ? La France rurale. Chaque Français aurait droit à son McDo, à moins de vingt minutes de chez lui. Ainsi, le restaurant, devenu une institution du quotidien, occupera l’espace laissé vacant par les cafés et bistros d’antan. L’enseigne est un aspirateur de flux qui séduit une très large catégorie de familles, de jeunes, de travailleurs en pause-déjeuner… Ces victoires " culturelles " sont les signes manifestes d’une américanisation avancée de la société française qui, par ailleurs, aime pratiquer l’anti-américanisme, primaire ou non. 

Dernière nouvelle du front de lutte contre McDonald’s : à Montrabé, dans la banlieue nord de Toulouse, un restaurant en cours de construction est parti en fumée dans la nuit du 9 au 10 avril 2024. L’incendie a été revendiqué par une nouvelle organisation, " Les Frites insoumises, « en soutien au peuple palestinien… » 

Nous sommes, en 2025, en pleine guerre tarifaire avec les États- Unis, comme en août 1999 lorsque José Bové et ses amis du Larzac avaient démantelé un restaurant McDonald’s en construction à Millau, dans l’Aveyron, en soutien aux producteurs de fromage au lait cru de brebis Roquefort, frappés par des taxes aux États-Unis. 

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8.11.25

Chroniques d'Octobre 2025

 par Georges Charles

Jeudi 2 octobre

Le club des Cinq ; 6e partie, le développement humain

Parmi les comparaisons qui peuvent être établies dans le club des Cinq pays européens les plus développés, un indicateur international est à prendre en considération : l’indice de développement humain (IDH). 

Cet indice permet d’évaluer le niveau de développement qualitatif des pays en se fondant non pas sur des données strictement économiques, mais sur la qualité de vie de leurs ressortissants. On l’appelle également l’indice de " l’économie du bonheur ". 

Il est calculé sur la moyenne de trois indices quantifiant respectivement la santé, l’éducation et le niveau de vie : 

  • la santé/longévité, mesurées par l’espérance de vie à la naissance, qui permet d’évaluer indirectement la satisfaction des besoins matériels essentiels (alimentation saine, eau potable, logement décent, bonne hygiène et soins médicaux). 
  • le savoir ou niveau d’éducation ; il est mesuré par la durée moyenne de scolarisation pour les adultes de plus de 25 ans et la durée attendue de scolarisation pour les enfants d’âge scolaire.
  • le niveau de vie (logarithme du revenu brut par habitant en parité de pouvoir d’achat), afin d’inclure d’autres éléments de la qualité de vie tels que la mobilité ou l’accès à la culture.

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9.10.25

Chroniques de Septembre 2025

 par Georges Charles

Lundi 1er septembre

Ce mois de septembre sera l’occasion d’évoquer le souvenir d’événements datant du mois de mars 2008 : en quoi le résultat des élections municipales à Toulouse avait-il interféré avec l’état de santé de ma mère, hospitalisée à l’hôpital de Remiremont, dans les Vosges ?

 Mardi 2 septembre 

Mairie de Toulouse, 47e partie, mars 2008, l’élection municipale 

Le 9 mars 2008, au 1er tour de l’élection municipale, la liste du maire sortant de droite, Jean-Luc Moudenc, obtenait 42,6 % des suffrages ; celle du candidat de gauche Pierre Cohen (PS-Verts-PCF-Radicaux de gauche) obtenait 39 %. Pourtant, Cohen était donné gagnant au 2e tour avec 53 % des intentions de vote, selon des sondages publiés dans l’entre-deux tours. Quant aux pronostics internes à la direction politique et administrative de la Mairie, ils s’accordaient pour parier sur une courte victoire de la droite.

Deuxième tour, dimanche 16 mars. Les premières indications, vers 20 h 50, donnent Cohen gagnant à 51 %. Il faudra attendre 22 h pour obtenir des résultats définitifs. Inscrits, 242 961 ; votants, 149 345 (61,46 % de participation) ; Cohen, 50,42 %, Moudenc, 49,58 %. L’épaisseur du trait : 1 209 voix d’écart, soit 0,49 % des inscrits et 0,80 % des votants ! 

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7.10.25

Retrouvailles 2025 à Besançon

par Ginette


UTINAM 12, 13 et 14 septembre 2025, ça vous dit quelque chose ?

Oui bien sûr, beaucoup de souvenirs d’un excellent week-end partagé à Besançon avec :

Maryvonne et Gabriel Barnet

Françoise- Popomme et Claude Humbert

Madeleine Le Moël

Élisabeth et Georges Parnot

Marie-Annette et Gérard Renauld

Jackie Thévenin

Dominique et Michel Toussaint

Ginette et André Chevalier

Un beau week-end sous un soleil qui aurait pu être un peu plus généreux mais, globalement, un week-end d’automne permettant de profiter au mieux de ces trois journées.

Et un grand week-end avec le plaisir de nous retrouver tous ensemble pour un événement peu commun cette année : fêter les 60 ans de notre bac.

Avant de relater nos activités, je remercie nos deux amies, Madeleine et Jackie, pour

la préparation du programme tout à fait séduisant de notre grand week-end.

Aucun contretemps, des journées agréablement remplies, des restaurants bien choisis et une organisation maîtrisée pour les horaires, ce qui s’imposait forcément dans la capitale de l’horlogerie, BESANÇON.

La satisfaction se lisait sur tous les visages, nous pouvons les féliciter chaleureusement. 

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4.10.25

Chroniques d'Août 2025

 par Georges Charles

Jeudi 1er Août

Douce France ; 86e partie, la vallée de l’Hérault, du mont Aigoual à Ganges  

L’Hérault traverse les départements du Gard et de l’Hérault et se jette dans la Méditerranée, après un parcours de 147,6 km. Il prend sa source dans les Cévennes, au pied du mont Aigoual, près de la station de sports d’hiver de Prat Peyrot. Il parcourt ensuite l’ouest du département du Gard.

 

Le mont Aigoual, le " toit du Gard ", 1 567 mètres ; son observatoire. On y accède depuis Valleraugue par le sentier des 4 000 marches.


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6.8.25

Chroniques de Juillet 2025

par Georges Charles

Jeudi 3 juillet

Quand la musique est bonne ; 48e partie, « Doucement, les basses », les bassistes de rock, de pop et de jazz-rock 

Dans les années 1960, les groupes de rock et de pop adoptent un instrument hybride, compromis entre la guitare et la contrebasse, la guitare basse ou basse électrique.

Phil Lesh (1940-2024), membre fondateur du groupe de rockGrateful Dead, dans lequel il a joué pendant 30 ans. 


Jack Bruce ; (1943-2014), bassiste, chanteur et compositeur britannique ; entre 1966 et 1968, il a participé à l’aventure du groupe Cream, avec le guitariste Éric Clapton et le batteur Ginger Baker. 

Roger Waters ; né en 1943, il est, en 1965, l’un des fondateurs du groupe Pink Floyd ; en 1968, il en devient le parolier, l’un des chanteurs, ainsi que le leader conceptuel du groupe. 

 Dans les années 1970, l’agrandissement des lieux de concerts et la naissance du jazz-rock poussent les bassistes de jazz à choisir eux aussi la guitare basse, qui permet à la fois une virtuosité inimaginable à la contrebasse traditionnelle et un jeu de plus en plus sonore.

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13.7.25

Chroniques de Juin 2025

 par Georges Charles

Mardi 3 juin

Faits divers ; 5e et dernière partie, du rôle des caméras dans l’espace public 

Si l’on emploie le terme de " vidéoprotection ", c’est que l’on tient à rassurer ; si l’on emploie le terme de " vidéosurveillance ", c’est que l’on tient à inquiéter. Pourtant, il s’agit du même problème : la protection et la surveillance de l’espace public, grâce à un réseau de caméras. 

En 2004, un journaliste de " La Dépêche " s’était amusé à calculer le nombre de fois où un Toulousain était filmé en une journée : 100 fois, entre les caméras du réseau routier, des transports en commun, des établissements privés et les caméras de vidéosurveillance de l’espace public. Aujourd’hui, ce pourrait être 1 000 fois...

Depuis une vingtaine d’années, les grandes métropoles françaises ont répondu, chacune à leur manière, à trois problématiques : développer ou non leur police municipale, armer ou non certains de ses agents, développer ou non un réseau de vidéosurveillance à partir de caméras installées aux endroits stratégiques de l’espace public (voies urbaines, sorties de métro, marchés, quartiers sensibles…). 

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5.6.25

Chroniques de Mai 2025

par Georges Charles

Dimanche 4 mai

La finitude du monde ; 7e partie, le surtourisme

En 2024, le tourisme mondial a retrouvé son niveau de 2019, d’avant la Covid ; 1,4 milliard de clients.

Et si le tourisme n’était rien d’autre qu’une industrie qui consiste à transporter des gens qui seraient mieux chez eux dans des endroits qui seraient mieux sans eux ? 

 

Dans nos voyages, à l’exception des paysages et des monuments, dont nous nous empressons de poster les photos sur Instagram, nous ne voyons rien ou presque, nous n’entendons rien ou presque. Depuis le film La plage (2000), où Leonardo di Caprio séduisait Virginie Ledoyen sur un coin de plage paradisiaque, la baie de Maya, sur l’îlot de Koh Phi Phi, est devenue un enfer du tourisme de masse. Les exemples sont nombreux où ce sont les touristes eux-mêmes qui se gâchent la vie, dès lors qu’ils se précipitent tous aux mêmes endroits, au même moment.

 Lorsque le tourisme authentique, éthique, responsable, raisonné, à taille humaine, respectueux des diversités culturelles, etc., prétend avoriser les échanges avec la population locale, entrer en relation avec des " vrais gens ", la barrière de la langue fait de cette ambition une aimable plaisanterie…

Et moi, et moi, et moi… qui aura été un voyageur régulier vers l’étranger entre 1960 et 2010, j’en arrive à cette clairvoyante conclusion : il est préférable de voyager dans des pays où l’on comprend à peu près ce qu’il s’y passe, ce qu’il s’y vit, des pays dont les moeurs et la langue nous sont, un peu, familières. 

Si je devais encore voyager, je choisirais des pays de culture française, anglo-saxonne ou espagnole, ce qui ouvre d’immenses possibilités. Ailleurs, notamment dans les pays exotiques et pittoresques, j’ai parfois ressenti un certain agacement ; les autochtones, que disent-ils de nous, dans une langue que nous ne comprenons pas, lorsqu’ils nous regardent passer ? On peut imaginer des remarques du genre : « t’as vu le mec, avec son bide et ses chaussettes dans des sandales ! », « t’as vu la gonzesse, avec son short et son gros cul ! » 

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10.5.25

Chroniques d'Avril 2025

par Georges Charles

Mercredi 2 avril 

Douce France ; 81e partie, Hauts-de-France : Vimy, Arras, Lille

Vimy (Pas-de-Calais). Le mémorial national, construit entre 1925  et 1936, honore la mémoire des soldats canadiens morts en France pendant la Première guerre mondiale. Le monument a été érigé sur la Vimy, où s’est déroulée une bataille décisive en avril 1917. 


 La prise de la crête de Vimy, Richard Kack, artiste de guerre canadien, 1918

 

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