par Georges Charles
Mardi 3 février
Mens sana in corpore sano ; 82e partie, la France est-elle une nation sportive ?
Avant les JO de Paris 2024, trois champions s’étaient exprimés sur le thème de la " France sportive ". Teddy Riner, triple champion olympique de judo, Florent Manaudou, nageur médaillé d’or à Londres en 2012 et l’ancienne sprinteuse championne du monde du 4 X 100 mètres Christine Aron : « La France n’est pas un pays de sport. » Ce qu’il lui manquerait ? Une certaine perception collective, une place privilégiée accordée au sport dans la société, une politique publique sportive, notamment une réelle éducation au sport, un véritable enseignement d’EPS dès l’école primaire. Ces manques sont à rapprocher du dédain pour le sport manifesté par les élites nationales.
Les JO ont-ils changé le regard des Français sur le sport ? Une nation peut être capable d’organiser de grands événements sportifs sans être pour autant une nation sportive (exemple de la Coupe du monde de football au Quatar en 2022).
Depuis 1896, la France a décroché 758 médailles ; à la 5e place mondiale. Par contre, si l’on s’intéresse aux six dernières éditions, depuis Sydney en 2000, la France est à la 8e place, loin derrière les nations continents, États-Unis, Chine et Russie.
Les sportifs français sont très bons en sports collectifs, mais ceuxci rapportent moins de médailles que l’athlétisme. La discipline la plus pourvoyeuse de médailles tricolores est le judo… où la France est surclassée par le Japon.
Les Français se passionnent pour les sports collectifs ; chaque week-end, près de 2 millions de personnes regardent du football, du rugby, du basket, du handball ou du volley à la télévision. Dans l’ensemble des sports collectifs, 9 millions de licenciés en France, 22 millions en Allemagne; rien qu’en football, 2 millions de licenciés en France, 7 millions en Allemagne.
Supporters anglais
Les Anglais ont inventé le football et le rugby, les Allemands le handball, les Américains le basket, les Canadiens le volley-ball.














