8.9.13

Chroniques d'Août 2013

par Georges Charles

Samedi 3 août 

Après le toit catalan en juillet, l’isolation ariégeoise en août. Le chantier consiste à préparer le premier étage d’une maison pour les froidures : panneaux isolants sur les murs, recouverts de toile de verre. Cette semaine, j’ai retrouvé la saine (sainte, pour ceux qui croient à la valeur sacrée du travail) fatigue, la satisfaction procurée par les résultats tangibles, les conversations entre deux tâches, l’accompagnement en musique, au gré d’une programmation éclectique allant de Mozart à Eric Clapton en passant par le rock d’une webradio, en tant que de besoin.

Quelques commentaires sur les prestations de certains musiciens renommés, ceux qui drainent les foules aux festivals d’été. Si l’on jette un oeil sur les programmes, on constate que ces stars sautent d’une ville à l’autre, d’une scène à l’autre ; pour tenir la cadence, ils ont tout intérêt à s’économiser, à se ménager, notamment lorsqu’ils ne sont plus de toute première jeunesse. Ces têtes d’affiche sont souvent nées dans les années 1940 : Paco de Lucia, Keith Jarrett, Gilberto Gil, Joe Cocker, Al Jarreau, Taj Mahal, George Benson…Wayne Shorter, Paolo Conte et Leonard Cohen, années 1930. Ce serait un miracle si ce soir, ils réservaient aux spectateurs conquis d’avance le concert de leur vie ; il y a bien longtemps qu’ils ont donné le meilleur de leur talent…

Après le travail, je prends des notes de lecture, j’échange des points de vue avec mes hôtes, je lis, j’écris des chroniques. Cette semaine, je suis un intellectuel manouvrier.
 


9.8.13

Sur les traces de Francis

Il y a quelque temps, Francis a écrit et fait publier deux volumes consacrés au "parler de chez nous". Une association "patoisante" du Val d'Ajol lui a emboîté le pas. Le journal Vosges Matin lui a consacré un article ...


Chroniques de Juillet 2013

par Georges Charles

Mardi 2 juillet

Un des avantages de la vie en solitaire (si, si, il y en a !), c’est de pouvoir décider d’un coup de tête de filer en vélo jusqu’au port de l’Embouchure, là où les trois canaux, canal du Midi, canal de Brienne et canal Latéral, se rencontrent. Filer, sans être tenu de négocier avec une compagne moins motivée : « chérie, ça te dirait d’aller au festival Convivencia, au port de l’Embouchure ? ».

Le festival Convivencia, qués aco, de quoi s’agit-il ? C’est un festival naviguant de musiques du monde données depuis le pont de la péniche " Tourmente ", en plusieurs étapes le long du canal du Midi. Pour reprendre les termes convenus de la communication événementielle : « l’objectif est de proposer au plus grand nombre une action de qualité, transversale, interrégionale et multipartenariale, favorisant le maillage des territoires, des publics et le vivre ensemble. »

Ce soir, il s’agira d’une musique vaguement latina, à base d’accords de synthétiseur torturé et de percussions métronomiques ; je doute qu’elle soit de nature à réaliser l’ambitieux objectif ci-dessus… Buvettes et guinguettes éphémères, lampions, odeurs de bière et d’herbe, silhouettes chaloupantes. La fête au village, tout simplement.

Convivència, un des trois piliers de la culture occitane, avec Prètz (mérite, valeur, noblesse de coeur) et Paratge (égalité dans le respect, fraternité). Convivència, littéralement " vivre avec ", peut se traduire par " coexistence pacifique, tolérance ". Personnellement, la traduction par " vivre ensemble ", bien qu’acceptable, m’agace au plus haut point de par son aspect galvaudé et banalisé, comme une pièce de monnaie tant usée qu’on ne peut même plus en déterminer la valeur faciale, comme un vêtement porté par des gens de corpulence si différente qu’il ne ressemble plus à rien. Il est amusant de constater qu’aujourd’hui, tout un chacun revendique ce fameux " vivre ensemble ", même les plus xénophobes ; pour eux, c’est le vivre ensemble entre Français de souche…

8.7.13

Chroniques de juin 2013

par Georges Charles


Mardi 4 juin

Opoul, Pyrénées-Orientales. Il y a toujours une " chamane " pour hanter le café-restaurant Le Lézard, lieu de culture, musique et arts plastiques, et de convivialité Côtes du Roussillon. Cette fois, ses pensées positives, sous forme d’un petit flyer, sont les suivantes : au recto, « j’apprends l’insouciance » ; au verso, « nos pensées créent le monde ».
Mais où va-t-elle chercher tout ça ? Sur un site internet dédié au développement personnel ? Tout deviendrait donc possible, même le changement dans l’insouciance…
Le soir, dans le village, des escadrilles d’hirondelles piailleuses et virevoltantes prennent la rue de la Tramontane en enfilade, par vagues successives, comme les stukas allemands qui terrorisaient les rues des villages français en juin 1940.
À chacun de mes passages ici, la fréquentation de l’ami Michel m’amène à découvrir, ou redécouvrir, de nouveaux talents en expression graphique.
Du 19 avril au 18 août 2013, le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris consacre une rétrospective de grande envergure à l’artiste américain Keith Haring (1958-1990), The Political Line. Près de 250 oeuvres réalisées sur toile, sur bâche ou dans le métro. Artiste engagé et célèbre des années 1980, au style incomparable.


Prades, capitale du Conflent. Église Saint-Pierre : clocher de style lombard du XIIe siècle et surtout le retable baroque, le plus grand de France, réalisé par le sculpteur catalan Joseph Sunyer entre 1696 et 1699.


2.7.13

Inauguration du collège Le Tertre


Voici le compte-rendu de la fête du centenaire du Tertre, publié dans "Vosges Matin" le lundi 2 juillet 2013.

Bonne lecture et bises à tous,


Ginette

6.6.13

Chroniques de Mai 2013

par Georges Charles

Mercredi 1er Mai

C’est la lutte finale, mais les cortèges sont tristes.

Deutschland, Deutschland über alles, über alles in der Welt ! L’Allemagne, l’Allemagne avant tout, par-dessus tout au monde ! C’est un peu vrai dans le football européen : le Bayern de Munich vient d’écraser le FC Barcelone (7 buts en deux matchs) hier soir et la veille, le Borussia Dortmund éliminait le Real Madrid. Deux clubs allemands en finale de la Ligue des Champions.

C’est encore plus vrai en économie. Voici ce qu’écrit La Vangardia, le quotidien le plus vendu en Catalogne : Pendientes de Alemania, « Dans l’attente de l’Allemagne ; le calendrier électoral de la 1ère économie de l’Union Européenne conditionne l’évolution de la crisede l’euro. »


On aura reconnu Mme Merkel dans les bras d’un cavalier dont la délicatesse consiste à danser, une pinte de bière à la main, en écrasant les autres Européens de son gigantesque postérieur. « Ach, l’égoïsme allemand, gross malheur ! »

7.5.13

Chroniques d'Avril 2013

par Georges Charles

Mercredi 3 avril

L’effet que produisent les livres reste quelque chose de mystérieux. C’est avec regret que je termine la lecture des Bienveillantes, commencée le 18 mars dernier. Récit de la spectaculaire descente aux enfers du lieutenant-colonel Maximilien Aue, au rythme de l’effondrement de l’Allemagne national-socialiste. La qualité littéraire, l’intensité des événements, l’épaisseur des personnages, tout contribue à provoquer une totale sidération. Le roman le plus puissant que j’ai lu ces dernières années.

Au passage, cette " explication " de l’Holocauste par une grande ressemblance, voire une symétrie, entre les Allemands (au sens d’Allemands aryens) et les Juifs. Dit autrement, les Allemands auraient une " dette " envers les Juifs : « Toutes nos grandes idées viennent desJuifs. Nous devons avoir la lucidité de le reconnaître. » Parmi ces idées, on retrouve l’idéologie völkisch, ethnique : « la Terre comme promesse et comme accomplissement, la notion de peuple choisi entre tous, le concept de pureté du sang. Or, pour les Nazis, il ne pouvait y avoir deux peuples élus. 


 Lorsque le roman s’ouvre en juin 1941, l’officier SS accompagne les victoires éclair de l’armée allemande en Ukraine et en Biélorussie. Le récit s’achève le 2 mai 1945 à Berlin où, dans les dernières heures du III e Reich, au milieu des décombres (le centre-ville est détruit à 70%), cet officier relit L’éducation sentimentale de Gustave Flaubert…



Le cas Cahuzac ? Un ministre du Budget accusé de blanchiment de fraude fiscale ? Rien d’autre qu’une édifiante illustration de la " division du sujet ", concept psychanalytique lacanien bien connu.

L’argent, c’est comme l’intelligence, caché et néanmoins toujours présent.

10.4.13

Construction du collège Le Tertre

Ce que les Romarimontains pensaient de la construction d'un collège pour jeunes filles en 1912 : je vous envoie un article du journal d'aujourd'hui qui relate les idées de 1912 !
Bises à tous,
Ginette
 

7.4.13

Francis à l'honneur dans Vosges Matin


Chroniques de Mars 2013

par Georges Charles

Vendredi 1er mars

La table de travail ressemble à un établi d’artisan. Tous les outils sont en place, à portée de main : ordinateur, fiches de lecture, carnet de notes, livres et magazines, stylos et crayons, chaîne hifi diffusant de la musique. Avant de se lancer dans l’écriture, quelques jeux sur écran, manière de réveiller la vélocité des doigts sur le clavier

Ciao Benoît XVI ; attendons le prochain pape.

Des chiffres qui en disent long : au début des années 1960, 1 000 ordinations de prêtres catholiques par an en France ; au début des années 2010, 100 par an.

C’est également le moment d’évoquer ces " gâteux " qui ont gouverné. Ce phénomène est surtout observable dans les religions monothéistes et les régimes autoritaires. Dans les pays démocratiques, la gérontocratie a en général moins la cote ; le recyclage des élites est en rapport avec la logique marchande : on sort du jeu les individus obsolètes et non profitables.


Résultat attendu des élections législatives à Cuba (612 sièges à pourvoir, 612 candidats) : le camarade Raúl Castro, frère de l’autre, est réélu pour cinq ans à la tête de l’État. Est-ce l’effet de la jurisprudence Benoît XVI ? En tout cas, Raúl a annoncé qu’il s’agissait de son dernier mandat et il a déjà désigné son successeur pour 2018, Miguel Diaz-Canel.

À cette date, Raúl aura 87 ans.

2.4.13

Francis a dédicacé "A mon père inconnu ... "

Comme il l'avait programmé, Francis a été présent à la maison de la presse de Remiremont. L'article de Vosges Matin :


29.3.13

Francis à Remiremont

Francis sera à Remiremont, pour dédicacer son dernier ouvrage à la maison de la presse.


24.3.13

Pierre Pelot censuré

Les lecteurs de Vosges Matin se sont certainement interrogés sur les raisons de la disparition de la rubrique dominicale de Pierre Pelot, notre écrivain régionaliste.

En voici les raisons lues dans le blog de Pierre Pelot et dans la lettre 62 de Michel Urban.

18.3.13

Francis dédicace


Francis vient de publier un nouvel ouvrage dédié à son père : "A mon père cet inconnu".

Nous aurons certainement le plaisir de le voir prochainement à Remiremont, pour une  nouvelle séance de dédicace.

5.3.13

Chroniques de Février 2013

par Georges Charles

Lundi 4 février

Transes, de Christopher Sorrentino, élu meilleur roman de l’année 2012 par le Los Angeles Time. 4e de couverture : « 1974. En plein
scandale du Watergate, Alice Galton, riche héritière d’un magnat de la presse, est enlevée en Californie par un groupuscule gauchiste. Cette jeune fille de bonne famille (…) épouse contre toute attente la cause des révolutionnaires et participe à un braquage à San Francisco. (…) Ce roman s’inspire d’un fait-divers réel, l’enlèvement par le Weather Underground de la riche héritière Patty Heast et la conversion de celle-ci à la cause de la gauche radicale (…) »

Mardi 5 février

Les députés britanniques ont adopté le projet de loi autorisant le mariage homosexuel, par 400 voix (celles de l’opposition travailliste, des libéraux-démocrates alliés des conservateurs au pouvoir et d’une minorité de ces derniers) contre 175. Cette mesure, soutenue par le Premier ministre Cameron, divise le parti conservateur, une majorité de ses élus ayant voté contre. Ce n’est pas sans rappeler le vote de la loi soutenue par Simone Veil autorisant l’interruption volontaire de grossesse en 1975 : 285 pour (toutes les voix de la gauche, 106 voix de droite et du centre sur un total de 311) et 189 contre. En Europe, les droites sont souvent à la peine face aux évolutions sociétales.


En février 1953, il y a 60 ans, paraissait Kænigsmark de Pierre Benoit. C’est le n°1 du Livre de Poche (il s’est vendu à 870 000 exemplaires à ce jour) ; il vaut alors deux francs, soit à peine plus que le prix d’un quotidien, un peu moins que celui d’un magazine. A l’origine de cette " révolution ", Henri Filipacchi, le père de Daniel, qui avait inventé ce slogan : « On ne peut pas vivre sans un livre dans la poche ». A l’heure des tablettes et liseuses numériques, « peut-on vivre sans une bibliothèque dans la poche ? »

Tous les livres dans un livre ! La bibliothèque de Babel, la Bibliothèque infinie ! Tous les savoirs du monde à la disposition de l’humanité ! Mais la tablette n’est pas que cela : grande et épaisse comme un bouquin, elle permet non seulement de lire des livres, mais de surfer sur Internet, de consulter son courrier, de regarder une vidéo, de stocker des informations, des images, des musiques, de taper sur un clavier virtuel…mais pour le cappuccino ou les œufs sur le plat, il faudra encore attendre.

Parmi les arguments commerciaux avancés, celui-ci : « regarder sans s’arrêter des films sur un vol New York-Tokyo », comme si tout le monde, tous les jours, prenait le vol New York-Tokyo comme on prend le RER. « Cet objet, c’est le vieux rêve des encyclopédistes qui s’accomplit, une possibilité d’accéder à l’information et à la culture universelle, où que l’on se trouve », dixit un éditeur. Question simple : quand on est en train de lire un bouquin, a-t-on besoin de penser à autre chose ?

En France, une personne sur trois ne lit aucun livre ; une personne sur trois lit plus de 5 livres par an, 3% plus de 50 livres.

6.2.13

Chroniques de Janvier 2013

par Georges Charles

Mardi 1er janvier

Je vis parfois comme un trouble, un dédoublement de personnalité. Il y a celui qui fait, qui agit, et il y a celui, c’est le même, qui observe, contrôle et évalue celui qui fait. Un avantage certain : ça me permet d’estimer correctement le contexte des actions, afin d’anticiper les coups (et les coûts…) et d’éviter d’agir à l’aveugle. Et un solide inconvénient : je flirte avec l’authenticité, sans y pénétrer vraiment. Qui tire les ficelles du pantin ? Celui qui contrôle ! Qui guide l’action, au risque d’en briser la spontanéité ? Celui qui contrôle ! Il me vient l’envie de tirer le rideau entre l’agissant et son contrôleur. Cette faculté de dédoublement devient de plus en plus inconfortable et de moins en moins adéquate.
 
Avoir survécu, en l’espace de quelques jours, à la fin du monde et à celle de l’année 2012, quel exploit ! Cette nuit, nous avons dansé sur les décombres de ces événements faramineux.

« Oui, on nous oubliera. C’est la vie, rien à faire. Ce qui aujourd’hui nous paraît important, grave, lourd de conséquences, eh bien, il viendra un moment où cela sera oublié, où cela n’aura plus d’importance. Et c’est curieux, nous ne pouvons pas savoir aujourd’hui ce qui sera un jour considéré comme grand et important, ou médiocre et ridicule. » Anton Tchekhov.

 
Jeudi 3 janvier

 Sur le lit, un homme assis ; devant lui, à ses pieds, un rectangle ensoleillé ; à son côté, un livre dont il vient d’abandonner la lecture. Joséphine Hopper, femme et modèle du peintre, raconte que le livre délaissé par l’homme n’est autre qu’un ouvrage philosophique de premier ordre : « The open book is Plato, reread too late, Platon, relu trop tard. » Le titre initial du tableau était Excursion dans la réalité.

Révolution dans les modes de déplacements en Italie. Selon le magazine mensuel " Alternatives Économiques ", pour la première fois depuis 1964, il s’est vendu en 2011, dans la patrie de Ferrari, Alfa Romeo et Fiat, plus de bicyclettes que de voitures : 1 750 000 contre 1 748 143.

Même tendance en France : les ventes ont reculé en 2012 de 13,9% par rapport à 2011, pour tomber à 1,899 million d’unités, au plus bas depuis 1997.

28.1.13

Décès du fils de Pierre Pelot

Une bien triste nouvelle s'est répandue dans notre vallée de la Haute-Moselle en fin de semaine dernière.
Elle nous touche particulièrement, nous qui sommes les lecteurs de Pierre Pelot mais aussi et surtout des parents d'enfants approximativement du même âge que ce fils disparu.
Amitiés à tous,
Ginette


4.1.13

Les Voeux de Ginette

Bonjour à tous,

C’est à notre amie, Marie-Annette, que je vais emprunter le ton de mes vœux, un ton qui me plaît bien pour commencer une nouvelle année dans l’optimisme et la bonne humeur, des vœux fleuris.

Quelle bonne idée car les fleurs sont les symboles de nos émotions, pour nous, elles deviennent le symbole de notre amitié, elles participent à tous les moments de joie, de fêtes, mais aussi de peines.

Ainsi, si elle me le permet, je reprends l’idée de Marie-Annette ce soir et j’envoie un grand bouquet de vœux à chacun d’entre vous, des fleurs de toutes les couleurs et de toutes nos régions pour égayer la nouvelle année.

Cette année les trêves des fêtes ont duré plus que de coutume, donc plus de bons moments à partager… j’espère que vous avez passé de joyeux réveillons, en famille ou entre amis.

Je voudrais encore partager avec vous cette réflexion que j’ai lue il y a quelques jours dans « La Croix » ce sont les paroles d’un centenaire qui affirmait que, pour être heureux, il fallait essayer de se souvenir de ce qui fait du bien, pourquoi donc ne pas essayer !

C’est sur cette note d’optimisme que je m’arrêterai aujourd’hui, en ajoutant que je n’oublie pas votre souhait de nous retrouver au plus vite. Je vous en reparlerai très bientôt !

Chroniques de Décembre 2012

par Georges Charles

Samedi 1er Décembre

" Le cri de la mouette " qui, comme son nom ne l’indique pas nécessairement, est une péniche/salle de concert ; amarrée sur le canal de Brienne, elle invite aux voyages musicaux. Ce soir, on y a donné du rock/blues, du heavy, du pur. Le groupe Rough Influence, avec Jérôme à la guitare. Parfois, j’ai cru entendre James Blood Ulmer.
 
Perdu dans la foule, je suis le spectateur le plus vieux. Constat à la fois revigorant et inquiétant : la recherche d’une cohérence personnelle emprunte parfois des chemins inattendus.

Lundi 3 Décembre

Quelque chose de particulier avec les péniches, ces temps-ci. Ce matin, je suis engagé avec des amis dans une opération de remise à l’eau d’une péniche au bassin de radoub des Voies navigables de France, au pont des Demoiselles.
 

L’eau pénètre dans le bassin de cale sèche et " porte " la belle Gladys ; il suffit de quelques manoeuvres à la gaffe et aux amarres, la force d’inertie fait le reste. Magique.

  

6.12.12

Chroniques de Novembre 2012

Par Georges Charles

Jeudi 1er Novembre

De retour d’un séjour d’amitié et de découverte de la peinture. Ah, j’en ai appris avec Michel et Chantal, dont la culture en ce domaine a contrasté avec mes lacunes !

De notre base d’Opoul, Pyrénées-Orientales, nous partons au gré des routes du Corbièristan; nous croisons Cucugnan, Peyrepertuse et Quéribus ; nous descendons en Conflent jusqu’à Prades. Plus tard, Céret, la " Mecque du cubisme ", en Vallespir.

Juan Gris a résidé à Céret en 1913, en compagnie d’autres peintres venus de Montmartre, Pablo Picasso, Georges Braque, Max Jacob notamment.


 

C’est l’histoire d’un mec qui redécouvre le cubisme, un siècle après. Dans le prolongement de la rue de la Tramontane, à Opoul, la lumière du matin, franche et impérieuse comme une lame, dessine en figures géométriques fraîches, tranches, lamelles, angles aigus et bords coupants,ce qui, en réalité, est plutôt rond et chaud. Relief de crêtes et de pignons, de tuiles et de gouttières aux imbrications compliquées ; perspective mise en plat ; couleurs minérales vertes, bleues, jaunes et rouges.

Ici, naïvement, sous l’effet d’une révélation où les maisons d’Opoul rappellent celles de Céret peintes par Juan Gris, j’ai le sentiment d’entrer dans une compréhension intuitive du cubisme. S’intéresser à ce style de peinture, toute une histoire, que je compte bien parcourir dans les chroniques à venir. Programme d’autant plus attrayant qu’il révélera le lien entre cubisme et Afrique, entre Afrique et jazz.

Le cubisme est la peinture du début du XXe siècle ; le jazz be-bop est la musique du milieu de ce même siècle. Pablo Picasso / Juan Gris / Georges Braque d’un côté ; Charlie Parker / Miles Davis / Thelonius Monk de l’autre. Mêmes combats, mêmes ruptures.

Nous résidons dans une maison d’artiste peintre où il ne faut pas négliger les travaux qui en garantiront la pérennité. Je viens de décrocher un contrat : participer à la réfection du toit de la maison de Michel, au printemps prochain. J’aime ma nouvelle manie de laisser une trace de mon travail dans diverses maisons, en Provence, Comminges, Roussillon ou Malepère (ouest de Carcassonne).

Les événements se sont succédé ici. Concours de blanquette de veau au restaurant Le lézard. Les convives sont invités à noter, de 1 à 5. Imprévue ? La libération de notre potentiel personnel par une charmeuse, une chamane, une diseuse de bonne aventure. Avec la date de naissance et une combinaison de chiffres interprétée selon un calendrier maya. Nous ne sommes pas loin de Bugarach et de la fin du monde, prévue le 20 décembre 2012…

Je voudrai retenir de ses propos : « prends soin de ton corps, il t’accompagne sur ta route, tu as encore besoin de lui ! », ou encore : « réponds à tes questions ! » Grâce à elle et à ma réincarnation en " guerrier de cristal ", j’ai plongé dans une perplexité joyeuse.

Après ces escapades, retour à ma base. L’appartement du boulevard des Minimes est semblable à la base d’un appareil téléphonique sans fil, dont je serais le combiné. Ce soir, le souvenir du Canigou enneigé s’estompe devant les milles et une lumières de Toulouse. Les clochers de Saint Sernin et des Jacobins, voilà des pics incandescents qui valent bien les cimes blanches ! Même la cheminée de l’usine d’incinération s’y met : elle crache des volutes de brume qui partent à la recherche de sommets où s’accrocher.

Un roman passionnant



Je voudrais vous faire partager mon coup de coeur pour le roman du jeune écrivain suisse Joël Dicker, "La vérité sur l'Affaire Harry Quebert", prix Goncourt des lycéens 2012 et grand prix du roman de l'Académie française.

30 août 1975, à Aurora, dans le New Hampshire, une femme croit apercevoir une jeune fille, poursuivie par un homme, à l'orée de la forêt proche de sa maison d'habitation. Elle appelle la police ... Ce témoin est retrouvé, tué d'une balle dans la poitrine. 
Au même moment, une jeune fille de quinze ans, Nola Kellergan est signalée disparue. La police fait le lien entre les deux affaires. Mais l'enquête n'aboutit pas. Nola n'est pas retrouvée, l'assassin du témoin non plus.
Eté 2008, trente-trois ans plus tard, le squelette d'une jeune fille, qui sera expertisé comme celui de Nola, est déterré à proximité de la maison de Harry Quebert, professeur d'université et  écrivain qui a connu son heure de gloire en 1975. Celui-ci est accusé du meurtre ...
Marcus Goldman, lui même jeune écrivain à succès, ami et ancien élève de Harry, mène sa propre enquête. Il remonte le temps et retrouve peu à peu les acteurs de cet été 1975.
Tous sont liés par l'amour, l'amitié mais aussi par la jalousie, la haine, le remord, l'usurpation ... L'occasion de dresser un état des lieux de la société américaine de l'époque et même contemporaine. A signaler que la couverture du livre est une reproduction d'un tableau d'Edward Hopper.

La forme du roman est également intéressante, car il s'agit d'un livre dans le livre, car au delà de l'enquête policière en elle-même, Joël Dicker s'interroge sur la place et le rôle de l'écrivain et le sens à donner à l'écriture.

Les chroniqueurs et les critiques littéraires sont unanimes, certains voyaient déjà Joël Dicker, lauréat du Prix Goncourt.

Un formidable roman qui nous tient en haleine pendant plus de 660 pages ! 

9.11.12

Chroniques d'Octobre 2012

par Georges Charles

Lundi 1er octobre

J’ai le blues, normal pour le foutu sentimental que je suis. Entendu à la radio de la voiture : « fermeture des deux derniers hauts fourneaux de Lorraine à Florange, vallée de la Fensch (Bernard Lavilliers doit en pleurer !), Moselle. »
 
C’est octobre et l’automne attend au tournant les salariés de Florange et d’ailleurs. Vite, vite, une industrialisation du XXIe siècle ! Par comparaison, les paris truqués impliquant certains joueurs (pleins aux as) du Montpellier Agglomération Handball et l’assassinat de deux jeunes à Echirolles pour un regard mal interprété sont des événements totalement insensés.
 
Mon coeur de Lorrain ne bouillonnera plus d’un acier dont le marché mondial ne veut plus. Motivé par une hargne sans but, un volontarisme obstiné, je m’arrête au bord de la Méditerranée, de retour de Montpellier ; je me jette à l’eau, sous l’oeil ahuri de quelques retraités se chauffant au soleil. Ils raconteront avoir vu un INNI, un individu nageant non identifié. 23° sur la plage, 20° dans l’eau, vent à 30 km/h. Le pied ? La nageoire, plutôt !

Le dernier bain de la temporada, le dernier plaisir aquatique de la saison, le point final qui clôt la longue phrase des vacances d’été 2012. J’en garderai le souvenir étonnant de travaux exécutés dans les maisons des autres ; j’aurai connu cette satisfaction simple et réelle d’obtenir, par l’activité manuelle, un résultat gratifiant dès la fin de la journée de travail. Autre chose que la gratification par l’écriture, qui ne cesse de se dérober à un désir égocentrique trop pressé. Si l’on écrit par frustration, le résultat ne peut être que frustrant, à court terme. Tiré, poussé par un impératif catégorique personnel, j’écris et j’écrirai encore. Avec des lecteurs comme prétexte !

3.10.12

Chroniques de Septembre 2012

par Georges Charles

Samedi 1er Septembre

Le dernier jour des vacances, devant un verre de rosé bien frais, une " histoire impossible " se termine à l’ombre des platanes. On est dans un endroit paradisiaque, baigné de cette qualité de lumière qui fait le charme de la Méditerranée ; on rêve d’arracher ses racines, de veni habiter là et de vivre au jour le jour. Prendre un boulot, n’importe lequel, trouver une maison blanche avec une terrasse au soleil pleine de pots d’herbes aromatiques.
 
Et pourtant, on sait que dans quelques heures on reprendra l’avion, le train ou la voiture pour rentrer chez soi. Demain, on sera au bureau et la seule chose qui restera sera le bronzage…On termine le verre de rosé bien frais.

Dimanche 2 Septembre

Le ministère de l’Intérieur a ciblé les 15 premières " zones de sécurité prioritaires (ZSP) ". Cette cartographie de la délinquance urbaine illustre un fait éclatant : la France est coupée en deux ; au Nord-Est-Sudest, où est localisée la totalité de ces quartiers, s’oppose un Ouest-Sudouest paisible.



4.9.12

Chroniques d'Août 2012

par Georges Charles

Jeudi 2 août

Il y a 20 ans de cela, on n’aurait jamais imaginé pouvoir un jour se promener avec un téléphone de quelques dizaines de grammes dans la poche et appeler n’importe qui, n’importe quand, de n’importe où (« Devine d’où je t’appelle ? »), pour un coût proche de zéro. Pouvoir s’installer devant un ordinateur de 35 cm sur 20 et gérer ses affaires, regarder des films, écrire (notamment des chroniques), dessiner, composer, tout en consultant gratuitement des millions de sources d’information venues du monde entier, d’un simple clic.

Je veux parler aujourd’hui de nos périphériques, de ces extensions numériques qui semblent faire le charme de notre vie quotidienne de gens pressés.

Ordinateur, tablette, liseuse, téléviseur, décodeur, box, console de jeux, lecteur vidéo, téléphone mobile, navigateur GPS, caméra et appareil photo numériques, baladeur...

Acheter un " nouvel appareil ", plus performant que le précédent, qui fonctionnait pourtant très bien ? Les ringards, dont je fais partie, n’aiment pas ça ; pour justifier leur réticence, leur " constipation acheteuse ", ils osent rappeler qu’avant, l’absence de mobile et de messagerie ne tenait aucune place dans le bonheur ou le malheur de la vie… À la vérité, ils appréhendent de ne pas comprendre la notice et de se tromper dans les manipulations. L’entourage fait pression sur eux : « tu verras, ça va te changer la vie ! » ; en fait, c’est bien ce qu’ils craignent le plus. C’est dur de " venir à l’informatique ".

Nous sommes un peu prisonniers de ces périphériques ; nous en dressons l’inventaire maniaque et rituel chaque fois que nous nous déplaçons : « alors, j’ai bien tout pris, téléphone, ordinateur, appareil photo, baladeur, ainsi que les prises qui les accompagnent, car ces petites bêtes demandent à être rechargées périodiquement. » La solution serait-elle dans le " tout en un ", l’engin capable de les remplacer tous ? Compliqué à produire, difficile à commercialiser. Autre risque ? En cas de perte ou de vol, toutes nos " mémoires " disparaissent. Le ringard, prudent, préférera diversifier ses bidules. 

Alors, débordés ? Dépassés par ces machines censées nous permettre de gérer nos urgences, alors même qu’elles les provoquent, parfois ? Recevoir deux fois le même message, sur le mobile et sur l’ordi ; double travail, perte de temps !

Nous voulons tout maîtriser, nous avons l’obsession du contrôle des flux d’information qui nous sont destinés (et même de ceux qui ne nous sont pas destinés…). Ce sentiment de débordement s’est accentué avec Internet et la téléphonie mobile qui nous ont plongés dans une logique de l’instant où tout, sans hiérarchie des urgences et des priorités, appelle une réponse immédiate. Différencier l’essentiel et l’accessoire, c’est très bien ; mais attention, si l’on décrète accessoire quelque chose que notre interlocuteur juge essentiel, on risque de lui déplaire. 

Est-il, oui ou non, socialement valorisant d’être débordé ? Pourtant, il serait temps d’apprendre à vivre avec un certain quota d’insatisfactions. Il faudrait cultiver un petit bout de jardin où pousserait l’incertitude, l’aléatoire, le désordre, la tolérance à la frustration et à l’imperfection. Un bout de jardin qui nous rappellerait qu’il faut apprendre à lâcher prise.

Et si, à l’inverse de l’esprit du temps, il fallait privilégier de nouveau la lenteur, l’austérité, la modestie, le peu ! La patience et la tolérance sont les grandes oubliées du progrès.

« Je marche moins, mais je regarde mieux. Je ne gambade pas avec mes jambes, mais avec le regard. » Pierre Sansot se penche avec nostalgie sur une époque où l’on prenait le temps de vivre, de flâner, de lire, de manger et de boire du vin. Il s’insurge contre les hyperactifs et les pressés perpétuels. Une certaine forme de sagesse serait de ne pas brusquer la durée, de ne pas se laisser bousculer par elle, pour augmenter notre capacité à accueillir les événements.

« La vie comme ondoiement, comme déploiement, la vie à fines gouttelettes plutôt que comme une tornade ou un fleuve impétueux. Une lumière plutôt qu’une force. »




6.8.12

Chroniques de Juillet 2012

par Georges Charles

Dimanche 1er juillet
 
Finale de l’Euro 2012 : l’Espagne bat l’Italie par 4 buts à 0.


España, el equipo más bello de la historia ! La Roja tiene la mejor lista de premios del mundo : campeona del Euro 2008, de la Copa del mundo 2010 y del Euro 2012.

Mardi 3 juillet
 
L’audit des finances publiques réalisé par la Cour des comptes (que préside l’ancien socialiste Didier Migaud) a été remis hier au Premier ministre Jean-Marc Ayrault. La Cour des comptes exhorte le
gouvernement à faire des économies : il faudrait trouver entre 6 et 10 milliards en 2012 et 33 milliards en 2013 !
 
C’est bien la première fois qu’on parle tant d’un audit, que ses recommandations donnent lieu à tant de commentaires et qu’il oriente si fortement la politique budgétaire d’un gouvernement.
 
Le Premier ministre prononce son discours de politique générale. Que signifie le « redressement dans la justice » ? La rigueur ! Rigueur, redressement, que de références phalliques …
 
Que reste-t-il aujourd’hui de mes années d’auditeur interne à la Ville de Toulouse, à part le souvenir d’un certain épanouissement professionnel ? Un florilège de blagues sur les audits et autres consultances, diffusées entre gens du métier. En voici deux : l’audit de la petite cuillère, plutôt graveleux, et la rationalisation de la Symphonie inachevée, plus culturelle…

3.7.12

Chroniques de Juin 2012

par Georges Charles

Vendredi 1er juin

Un temps splendide, estival. L’occasion est trop belle et je me rends en vélo jusqu’au cinéma Utopia de Tournefeuille, banlieue chic, bobo et californienne à l’ouest de Toulouse, pour voir le film Sur la route, l’adaptation du roman de Jack Kerouac.
 
Je n’ai consulté aucune critique au préalable ; je souhaite le voir, ne serait-ce que pour la raison suivante : le réalisateur, le brésilien Walter Salles avait adapté en 2004 les Carnets de voyage de Che Guevara.

Kerouac, Guevara, j’étais " habité " par ces personnages mythiques dans les années 60.
Bob Dylan : « J’ai lu Sur la route vers 1959. Ça a changé ma vie comme ça a changé la vie de beaucoup de monde. »
 
Les aventures et les découvertes nous tombent dessus comme des météorites, à condition d’être disposé à les recevoir en pleine figure. Sinon, ça nous passe à côté, sans que l’on ait su ce qu’on avait raté. Tout est question de disponibilité, d’acceptabilité, de réceptivité.
 
L’histoire : Sal Paradise (Sam Riley), un jeune écrivain de New York qui vient de perdre son père, sort de sa dépression quand il rencontre Dean Moriarty (Garrett Hedlund), un ancien taulard au charme ravageur, marié à une jeune mineure libre et torride, Marylou (Kristen Stewart). Déterminés à ne pas se laisser piéger dans une vie médiocre, assoiffés de désirs, d’absolu et de transgressions, ils prennent la route et traversent l’Amérique d’est en ouest, à la rencontre des autres et d’eux-mêmes.

Si l’identification joue si facilement chez moi, cela tient à une étape bien particulière de mon road-movie personnel : dans l’été 1968, j’ai traversé les États-Unis d’est en ouest, en bus, en stop…

 
 

Rencontre chez Ginette

Notre amie Chantal Perrin est venue dans les Vosges, l'occasion pour Ginette d'organiser une rencontre en invitant les membres du groupe ...


Voir d'autres photos du groupe :  photo1  photo2  photo3   photo4   photo5

5.6.12

Chroniques de Mai 2012

par Georges Charles

Jeudi 3 mai

Comme d’autres avant lui, François Hollande " cartonne " place du Capitole à Toulouse. Son dernier meeting de campagne est réservé à la Ville rose, tradition instaurée par François Mitterrand à la première campagne présidentielle de 1965. Les orateurs, Bel, président du Sénat et Jospin, ancien 1er ministre, ne manquent pas de flatter l’esprit toulousain, rebelle/résistant/occitan ; c’est une figure de rhétorique imposée ici, que la suffisance locale ne manque pas d’applaudir. Mais alors, que disent-ils lorsqu’ils sont à Rennes, Lille ou Montpellier ? Ces villes sont-elles par nature plus " soumises " au pouvoir central que Toulouse ?

Pour la première fois, la gauche a choisi un authentique social-démocrate pour la représenter à la présidentielle. Social-démocrate, réformiste assumé ; la formule importe peu. S’il gagne, il effacera de la mémoire de gauche l’évitement de Delors en 1995, l’absence de Rocard en 1981 et 1988, la défaite de Jospin en 2002…

Une gauche intelligente, ce n’est pas un oxymore !

5.5.12

Chroniques d'Avril 2012

par Georges Charles

Lundi 2 avril

Pascal Marchand et Pierre Ratinaud sont enseignants-chercheurs en Sciences humaines et sociales à l’université de Toulouse, spécialisés dans l’analyse automatique des textes. Ils viennent de publier récemment Être français aujourd’hui, Les mots du " grand débat " sur l’identité nationale. Ils se sont intéressés au contenu des 18 240 contributions au forum du ministère de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire, de novembre 2009 à janvier 2010.
 
La critique de la Suffisance française est tout à fait en phase avec ce travail. Si tout va bien, le site des chercheurs comportera un lien avec mon blog ; ainsi, les internautes curieux et intéressés par les mots du débat sur l’identité nationale découvriront mon propre argumentaire. Les petits ruisseaux de la critique feront un jour les grandes rivières de la lucidité.

2.4.12

Chroniques de Mars 2012

par Georges Charles

Jeudi 1er mars

On mesure sa propre force à la hauteur des défis que la vie nous lance, au risque de constater que cette force…est bien faible. Arrivé la veille à Toulon, j’endosse le rôle complexe d’accompagnateur d’Alain, un parent malade (très malade…) : auxiliaire de vie 24h sur 24, cuisinier, homme de ménage, amuseur, commentateur de programmes de télé, consolateur, partenaire d’angoisses.
À sa demande, je soutiens ses pas incertains lorsqu’il souhaite aller d’une pièce à l’autre ou sortir sur sa terrasse, face à la rade de Toulon ; nous formons ainsi un couple de danseurs pudiques et maladroits, dont les jambes s’entortillent dans les tuyaux du concentrateur d’oxygène liquide et le portique à perfusion … Intérieurement, je le remercie de me permettre d’être utile.

Dimanche 4 mars

Les 27e Victoires de la Musique ont récompensé la " vieille génération " du rock français indépendant : Catherine Ringer, Hubert-Félix Thiéfaine et Jean-Louis Aubert.


Catherine Ringer, chanteuse des ex-Rita Mitsouko, artiste-interprète féminine de l’année : « Je suis vraiment très heureuse de compter encore pour vous, d’être utile ».

13.3.12

Chroniques de Février 2012

par Georges Charles

Jeudi 2 février

Vague de froid ; le " général Hiver " est à l’offensive. À Castans, nous sommes dans l’isolement, ou presque.Encore un dicton de bûcheron : « le bois chauffe quatre fois : la première fois, quand on le coupe en forêt, la seconde quand on le débite,la troisième quand on le transporte et la quatrième quand on le brûle. » Il fait si froid dehors que l’entretien des feux domine en partie la vie quotidienne. Dès le lever du jour, il faut lancer la cuisinière de la cuisine et la cheminée du salon, les alimenter régulièrement afin que la température passe des 10/12° du matin à 15° à midi et 18/20° le soir. Ces degrés, nous les construisons avec patience et obstination.

Route de Castans à Pradelles-Cabardès

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1.2.12

Chroniques de Janvier 2012

par Georges Charles

Dimanche 1er janvier

Lu ceci dans l’année 2011 : « Rester jeune et bien vieillir. Les règles n’ont pas changé : faire du sport, manger équilibré et avoir des projets. Le meilleur pour le cerveau, c’est l’exercice physique.
Quatre activités efficaces pour prévenir Alzheimer : jardiner, tricoter, voyager, bricoler. Point commun de ces activités ? Elles nécessitent d’élaborer un plan avant de le mettre à exécution. »
On peut fumer 3 à 4 cigarettes par jour si on fait du sport. Les Japonais fument, sont stressés et boivent en excès. Mais ils ont une alimentation faiblement calorique, riche en fruits, légumes, poissons maigres et très pauvres en graisse animale. Ils ont l’espérance de vie la plus élevée au monde !



Les projets pour 2012

Dans la série des bonnes résolutions : développer son assertivité personnelle. L’assertivité est la capacité à s’exprimer et à défendre ses droits sans empiéter sur ceux des autres, de façon à développer des relations plus harmonieuses.  

Le mot assertivité vient de l’anglais assertiveness, substantif formé à partir du verbe to assert : affirmer, s’affirmer, défendre ses droits, défendre son opinion. Assertiveness peut se traduire en français par l’affirmation de soi, la confiance en soi, l’assurance personnelle, la " force tranquille ".
L’assertivité est étudiée dans les domaines de la psychologie sociale et du management. En management, les compétences liées à l’assertivité sont les suivantes : se respecter et se faire respecter, développer une bonne assurance interne, identifier ses attitudes les plus fréquentes, savoir faire face à des comportements passifs, agressifs et manipulateurs.