3.9.10

Journal d'Août 2010

par Georges Charles

Lundi 1er août

Séjour en Bretagne, dans les Côtes d’Armor. Il a débuté dans l’émotion extrême : mon frère Gilles, disparu en janvier de cette année, a été accompagné par sa famille jusqu’à sa dernière demeure, au pied d’un pin à l’embouchure de la Rance, face à la baie de Saint- Malo.


Notre relève générationnelle, un dimanche à Saint-Malo



2.8.10

Journal de Juillet 2010

par Georges Charles

Samedi 10 juillet

Que s’est-il passé pendant mon absence voyageuse ? Affaire « Woerth-Bettencourt » ? Épuisé d’avance, je suis dépourvu d’inspiration. Démission de deux secrétaires d’État ? Déjà oubliée.
Coupe du monde de football : petite finale, l’Allemagne bat l’Uruguay par 3 buts à 2.
Il m’apparaît que les retransmissions de matchs de Coupe du monde qui ont eu pour cadre un lieu « exotique » fournissent des souvenirs mieux conservés que celles suivies depuis mon canapé ou au bar du coin. Ces matchs se déroulent en juin et au début de juillet, période durant laquelle nous sommes parfois en vacances. 

Par exemple :
· 1990 : Meknès, 8ème de finale RFA - Pays-Bas.
· 1992 : Rhodes, finale de l’Euro Danemark - Allemagne.
· 1998 : Vagney (Vosges) ; Croatie – Allemagne ; les Vosgiens sont en faveur des Croates, contre les Boches. Terrible, la haine tenace… Quelques jours plus tard, Haut du Tôt, Vosges, demi finale France- Croatie ; Thuram à genoux devant son propre exploit.
· 2006 : plage de Cala Rossa, Corse du Sud, finale France - Italie ; la nuit du « coup d’boule ».
· 2010 : sur le Blue Marlin II et dans les ports ; les quarts et les demi-finales.


Festival de jazz de Montreux (Suisse). La première édition date de 1967, l’année du quartet de Charles Lloyd, avec Keith Jarrett1 au piano, Cecil McBee à la contrebasse et Jack DeJohnette à la batterie.
Je m’autorise cet aparté personnel. Je me trouvais, à l’été 1966, à  Antibes avec mon ami Georges Parnot. Pour assister au concert de Charles Lloyd au festival de jazz d’Antibes Juan-les-Pins, j’avais suivi, par bravade, un groupe de « resquilleurs » ; nous avions contourné l’enceinte terrestre du festival pour l’atteindre…par la mer. Expérience excitante ; tu nages et tu entends la musique de plus en plus distinctement, à mesure de ta lente progression. Mouillés et heureux, nous nous sommes mélangés discrètement aux festivaliers. Le monde du jazz découvrait ce soir-là l’un de ses meilleurs grands pianistes. 

Toujours à propos de Montreux, cette précision. J’ai choisi Smoke on the water, de Deep Purple, comme illustration sonore de la menace des nuages islandais de ce printemps. Ce rock, mondialement connu, a été composé par le groupe à la suite de l’incendie du casino de Montreux en 1971. De la fumée d’incendie sur les eaux du lac de Genève.

Programmation éclectique, comme chaque année : de Roxy Music à Herbie Hancock, en passant par Ben Harper, Paco de Lucia, Diana Krall…et Charlotte Gainsbourg. Très éclectique!

21.7.10

Heureux qui, comme Ulysse ...

par Georges Charles

Mardi 29 juin
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la Toison,
Et puis est retourné, plein d’usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !
Joachim Du Bellay

Pour l’usage et la raison, nous verrons plus tard. Quant à l’idée de retourner vivre entre ses parents le reste de son âge, nous sommes nous-mêmes déjà trop vieux…
Comme Ulysse, nous partons en Méditerranée, direction l’archipel des Baléares, qui n’a pas eu les honneurs de son passage. Ce soir, Toulouse-Montpellier, en train. Tram à Montpellier ; la ligne n°1 (la bleue) est, avec 130 000 voyageurs/jour, la plus fréquentée de France.




29.6.10

Journal de Juin 2010

par Georges Charles

Samedi 5 juin
Je travaille sur les notes prises pendant le séjour à Marrakech, en m’imbibant de thé vert à la menthe et de musique marocaine. Un clin d’oeil de la providence : nous sommes rentrés au moment même où la chaleur s’installait sur la France. Une canicule de marrakchi.

Dimanche 6 juin
Deuxième édition du Festival Culturel Marocain de Toulouse, du 4 au 6 juin. Au programme, tous les aspects de la culture marocaine, à travers son artisanat. Le percussionniste et compositeur Ali Alaoui est de la fête, pour deux concerts au jardin Raymond VI.



Pour quelqu’un qui revient d’une semaine à Marrakech, c’est du bonheur.
Roland Garros 2010 : victoires éclatantes de Rafael Nadal et de Francesca Schiavone ; la revanche de l’Europe du Sud sur les marchés financiers…
Scène de la vie quotidienne, devant la terrasse du bar-tabac des Thermes, au carrefour du boulevard Carnot et de la rue de la Colombette.
Un chien (portant bandana, il doit être SDF), dont le maître est dans la file d’attente du débit de tabac, bondit et s’installe au sommet d’une armoire de régulation électronique des feux de circulation. Il prend la pose.

 Un vrai cabot, ce chien aux yeux de braise

- Il ressemble au lion de Belfort, dit un consommateur.
- On pourrait l’appeler le chien de Toulouse, répond un autre.


15.6.10

Marrakech

par Georges Charles

Lundi 24 mai

Souplesse et fluidité d’un déplacement intermodal : je quitte mon domicile à pied, je prends le métro jusqu’à la gare Matabiau, le train jusqu’à Montpellier, le tramway direction Odysseum…





7.6.10

Journal de mai 2010

par Georges Charles

Lundi 3 mai
De regreso al trabajo ; de plein pied dans les analyses et études de gestion. J’ai parfois (parfois) une remontée d’intérêt pour ce travail de conseiller en organisation, dont la mission consiste à proposer des améliorations au fonctionnement des services publics territoriaux. Le mouvement descendant de la courbe de motivation professionnelle n’est donc pas encore amorcé.

Jeudi 6 mai
Lors d’un vernissage dans un centre culturel, je feuillette l’Agora, la revue trimestrielle du Conseil des seniors de Toulouse, une instance créée par la nouvelle municipalité. Seniors ? Ce terme m’agace de plus en plus. A quel âge est-on senior ? Impossible à situer exactement car il n’existe aucune définition officielle de la catégorie ; les plus de 50 ans, de 55 ans ?

13.5.10

A méditer

Georges P. nous a fait parvenir ce "conte", à méditer ...

Un conte de Jean DUTOURD de l'Académie Française :

Il était une fois, un imbécile qui avait un chien appelé Perdreau.
Ce chien était comme tous les chiens, c’est-à-dire qu’il ne jugeait pas son maître et lui était raisonnablement attaché.
Il lui rendait les services que rend un chien.
Il grognait quand il voyait un individu à l’allure inquiétante.
Il aboyait quand quelqu’un sonnait à sa porte.
Un jour deux types à moto descendirent de leur engin et s’avancèrent d’un air menaçant vers l’imbécile qui les regardait venir avec un sourire d’imbécile, il croyait qu’ils venaient lui demander du feu, en fait, ils voulaient lui prendre son portefeuille.
Le chien ne s’y trompa pas, il leur sauta dessus en hurlant et les mis en fuite.
L’imbécile criait " Perdreau, viens ici ! Messieurs pardonnez lui, il n’est pas méchant. Ah la sale bête ! Tu vas voir la tournée que tu vas prendre.
Les deux voyous sautèrent sur leur moto et partirent très loin.
L’imbécile corrigea le chien qui n’y comprit rien, mais n’en continua pas moins à aimer son maître, car les chiens sont fatalistes.
Ils savent que les hommes ont des réactions illogiques.
Il y eu plusieurs incidents de ce genre, chaque fois que le chien croyait faire son métier de chien, l’imbécile lui tapait dessus et se confondait en excuses auprès des chenapans, voleurs, et bandits de tout poil que mordait le malheureux animal.
Il disait que celui ci était idiot, sanguinaire, et qu’il n’arrêtait pas de commettre des bavures.
On a beau être chien et plein de bonne volonté, on finit par se lasser de recevoir des coups, le chien Perdreau se lassa, cela se sut assez vite dans le quartier.
L’imbécile habitait un pavillon, une nuit, un cambrioleur escalada le mur, le chien entrouvrit un œil dans sa niche pour chien et le referma, incontinent.
Le cambrioleur cambriola en toute tranquillité.
L’imbécile s’arracha les cheveux et corrigea le chien, lequel reçut philosophiquement sa correction, n’étant pas à une inconséquence près de la part de son patron.
Une autre nuit, ce fut un autre cambrioleur qui vint, ce cambrioleur là avait un surin qu’il planta dans la bedaine de l’imbécile qui en mourut.
En partant, l’assassin caressa le chien en disant " bon toutou ! "
Le chien pensa, car les chiens pensent : " Voila la première parole aimable que j’ai entendue depuis longtemps ".


Cette histoire est celle des Français, de leur Police et de leurs élus. Ils s'étonnent de ne pas comprendre la désaffection du peuple Français ?
Exemple : "Sur une route où la vitesse est limitée à 50 km/h, le quidam Franchouillard qui roule à 51 km/h est un ASSASSIN. Il n'a aucun recours.
Ceux qui brûlent 400 voitures, qui incendient les véhicules de police, qui jettent des pierres sur les forces de l'ordre et les pompiers sont conviés avec tous les égards à l'Elysée pour exposer leurs revendications...

"...Ils battent leur chien depuis trente ans, et s’étonnent aujourd'hui que le chien ait des états d’âmes… ".

7.5.10

Un jeune garçon bien connu

Le journal local Vosges Matin publie régulièrement des photos de classe envoyées par les lecteurs. Il y a quelques jours, mon attention a été attirée par le lieu de prise de vue et la date de cette photo. Immédiatement, j'ai reconnu un des nôtres parmi ces jeunes garçons. Je pense qu'il en sera de même pour vous ...

Pour vous mettre sur la voie, il est venu dans les Vosges très récemment, nous avons déjeuné ensemble sur une terrasse ensoleillée (c'est rare ...) à Remiremont, et pour l'occasion, il avait rasé sa moustache pour être encore plus ressemblant avec le garçon de la photo.

Au cas, peu probable, où vous ne l'auriez pas reconnu, cliquez ici

6.5.10

Journal d'Avril 2010

par Georges Charles

Vendredi 2 avril

Depuis 27 ans, je réside à l’intérieur d’un quadrilatère de quelques centaines de mètres, dans l’hyper centre de Toulouse, entre le Monument aux Morts et la place Wilson. Étant locataires, nous sommes à la merci du désir des propriétaires de récupérer leur bien pour y habiter. Pour ne pas interrompre la scolarité des enfants, nous choisissons à chaque déménagement une nouvelle adresse, la plus proche possible de la précédente.

Cela donne une forte familiarité avec les rues, les places, les façades, les bruits et les odeurs qui caractérisent ce quartier. A l’insu des citadins qui le fréquentent dans la journée, pour ses commerces, ses administrations, ses cafés, ses restaurants et ses cinémas, les autochtones que nous sommes se reconnaissent et se perçoivent comme familiers ; nous prenons l’habitude de saluer des gens dont nous ne connaissons rien, sinon qu’ils vivent, eux aussi, dans ce quartier.

Lorsque j’ai entrepris de tenir ce journal, avec l’assiduité qui sied au genre, j’ai négligé mon enquête initiale, celle sur la « suffisance française » et ses effets délétères. Avec plus de temps disponible, je reviendrai sur cette longue histoire qui commence à Rocroi en 1643 et déroule ensuite ses fastes en monarchie absolue et centralisée, en Ire République qui en reprend bien des aspects, en empires, en IIIe République colonialiste, en IVe République qui meurt de n’avoir su se défaire de ce lourd héritage, en Ve République qui nous offre, en guise de stabilité politique, le cirque récurrent de l’élection du président au suffrage universel. Contraints de promettre à tout un peuple, les candidats ne reculent devant rien et construisent des songes creux comme d’autres enfoncent des portes ouvertes.

Chichi élu en 1995 parce qu’il promettait de « réduire la fracture sociale » ? Ah bon ? Les autres candidats, dont un certain Lionel Jospin, se promettaient-ils de leur côté de l’aggraver ? Chichi avait déçu. Nini élu en 2007 parce qu’il promettait de faire « gagner plus à ceux qui veulent travailler plus » ? Il a déçu à son tour. La réputation de finesse politique des Français ne serait-elle pas surfaite ? Ségolène Royal aurait certainement déçu lorsqu’il aurait fallu passer aux travaux pratiques pour instaurer son fameux « ordre juste ».

La suffisance française est affligeante et ridicule lorsqu’elle s’incarne dans les comportements monarchiques et parvenus des gouvernants. L’affaire Joyandet fournit un bon exemple, lorsque le don d’ubiquité coûte cher aux contribuables. Devant être présent aux Antilles et à Paris presque simultanément, le secrétaire d’Etat a eu recours à un jet privé pour 116 500 €.

Dans un premier temps, ses chargés de communication lui avaient fourni des éléments de langage : « il était occupé qu’il soit aux Antilles et à Paris », « le recours à un avion gouvernemental, facturé au ministère des Affaires étrangères, auraitcoûté à peu près 100 000 euros ». Cette défense devient inopportune dès lors qu’une note des
services du Premier ministre précise qu’à l’avenir « le recours aux compagnies commerciales privées doit demeurer exceptionnel » et « doitdésormais faire l’objet d' une autorisation du cabinet du Premier ministre ».

A cette occasion, commentateurs et journalistes établissent une douloureuse comparaison avec le comportement civique et démocratique des gouvernants du nord de l’Europe. Pour se rendre quelque part, le responsable politique français loue un jet privé quand les autres prennent un avion de ligne.

19.4.10

Des gens connus


Dernièrement, Francis a dédicacé son dernier po...lard, à la Bresse, en présence de nos amis Annette et Gaby.

3.4.10

Journal de mars 2010

par Georges Charles


Lundi 1er mars

Si je voulais proposer une nouvelle manifestation du télescopage historique qui s’opère entre le réel d’aujourd’hui et celui d’hier, je choisirais celle-ci.


José « Pepe » Mujica est officiellement investi président de l’Uruguay, après sa victoire électorale à l’automne dernier à la tête d’un front rassemblant les principales formations de gauche. Il avait été un dirigeant actif de l’organisation d’extrême-gauche Tupamaros, qui prônait l’action directe et la guérilla urbaine dans les années 1960 et 1970. « Avec le temps, va, tout s’en va », chante Ferré et les révolutionnaires deviennent réformistes.


20.3.10

Dédicace


Comme prévu, Francis a dédicacé son nouveau polar en compagnie de son illustrateur Jean-Pierre Toussaint, au milieu de la foule qui commençait à envahir les arcades, à l'occasion du carnaval vénitien.


18.3.10

Lu dans Vosges Matin

A l'occasion de la publication de son nouveau polar, "Remiremont : terminus des zoqués", notre ami Francis a eu les honneurs bien mérités du journal Vosges Matin ...

Cliquer sur l'image pour l'agrandir

2.3.10

Journal de Février 2010

par Georges Charles

Lundi 1er février

Gilles s’en est allé au paradis des pères et des kinésithérapeutes, à la verticale de Lullin, Haute-Savoie. Il était l’aîné de la famille, le défricheur, l’étrave du vaisseau familial, celui qui, en traçant sa propre route, avait facilité les nôtres.

« Il a fait le boulot et même au-delà ! » ; il n’est pas de plus bel hommage. Devenu au fil du temps notre « tête de réseau », il avait fait naître une galaxie humaine plutôt généreuse dans laquelle les acteurs pouvaient coopérer même quand cela contredisait leur propre intérêt.

Ses familles se sont rassemblées, étonnées d’être soudain si proches. Au moment de l’office, les habitants de la vallée, ses patients, avaient pour leur part envahi l’église.Gilles est définitivement présent dans ce journal, par les évocations régulières de notre scène primitive commune, les Vosges des années 40 et 50. L’hier continuera de s’infiltrer dans l’aujourd’hui...


10.2.10

Journal de Janvier 2010

par Georges Charles

Vendredi 1er janvier
 Alors, sera-t-elle bonne, cette nouvelle année ?

Samedi 2 janvier
Dos de enero 1959 ; cinquante-et-unième anniversaire de l’arrivée au pouvoir de Fidel Castro, qui gouverne toujours à Cuba, par frère interposé. Ce doit être la plus vieille famille de dirigeants au monde; par comparaison, à la même date, nous en étions encore à la guerre d’Algérie, Eisenhower aux États-Unis, Mao en Chine, Khrouchtchev en URSS. La préhistoire, en somme….

Lundi 4 janvier
Comme chaque année, nous avons droit au palmarès des
personnalités préférées des Français. En ces temps de débat sur notre identité, il est instructif de prendre connaissance de la short list, de nos dix préférés parmi les préférés. Cela donne une lecture de la manière dont nous nous voyons, à travers ceux que nous avons choisis. Pour le Journal du Dimanche : Yannick Noah, Dany Boon, Zinedine Zidane, Mimie Mathy, Gad Elmaleh, Sophie Marceau, Charles Aznavour, Michel Sardou, Francis Cabrel, Johnny Hallyday. Un sportif, quatre acteurs/trices, cinq chanteurs, dix saltimbanques de la société du spectacle ! Huit hommes, parmi eux six d’origine étrangère et combien d’expatriés et d’exilés fiscaux ? Il semblerait que nous préférerions des Français qui aiment la France, mais de loin. Nous nageons en pleine schizophrénie…
De leur côté, les internautes des sites du Parisien/Aujourd'hui en
France et de RTL avaient été invités à désigner la personnalité de l'année.
Résultat : Johnny Hallyday, Christine Lagarde, Yann Arthus-Bertrand, Yohan Gourcuff, Sophie Marceau, Florence Foresti, Daniel Cohn-Bendit, Kad Merad, Michel Desjoyeaux, Anna Gavalda. Le niveau monte : de la politique, de l’écologie, de la littérature. Les saltimbanques restent malgré tout surreprésentés.
Face à ce type de palmarès, je me sens peu « français », tout au moins peu en phase avec les opinions majoritaires de mes concitoyens.
Mon côté « original », qui perdurerait.

Mercredi 6 janvier
Underworld USA, de James Ellroy, le dernier volet de la trilogie
commencée avec American Tabloid et American Death Trip, est en
librairie. L’auteur est connu notamment pour L.A. Confidential et le Dahlia Noir.

8.1.10

Journal de décembre 2009

par Georges Charles

Mardi 1er décembre

Ce mois de décembre s’annonce martial ! Me voici revenu en décembre 1970, date à laquelle je suis incorporé à la caserne Lapeyrouse d’Albi, Tarn, au 22ème RIMa, régiment d’infanterie de marine, l’ex-infanterie coloniale. Pour quelqu’un qui avait, à deux reprises, en Algérie et à Cuba,vécu dans deux pays particulièrement traumatisés par le fait colonial, ça ne pouvait pas mieux tomber.
Je rentre à peine de Cuba, au terme d’un séjour de près de deux ans, entre 1969 et 1970. J’y ai suivi une instruction militaire relativement complète (maniement et exercice de tir avec armes légères, préparation physique). Présent sur l’île par choix politique, il était de mon devoir de me préparer, comme les Cubains, à une éventuelle agression de l’impérialisme américain et de ses laquais, dont la France. Selon moi, la position « d’indépendance » de la France à cette époque n’avait relevé que d’une posture intellectuelle et personnelle de l’ancien président, Charles de Gaulle, battu au référendum d’avril 1969 et disparu en novembre 1970.

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Insigne du régiment
avec l'inévitable croix de Lorraine

4.12.09

Journal de Novembre 2009

par Georges Charles

Dimanche 1er novembre

D’un cimetière à l’autre. De celui de Terre Cabade, le plus majestueux de Toulouse, conçu par l’architecte toulousain Urbain Vitry en 1836 : admirez son entrée « égyptienne » monumentale, ses caveaux mégalomaniaques pour d’augustes défunts, son monument aux Morts, ses arbres éclatant de rouge, son panorama sur la ville. A celui de Villeneuve d’Aveyron, plus paisible, plus rural. Des débauches de chrysanthèmes envahissent les pierres tombales. Toutes mes excuses, je suis fils de granitier et donc sensible à un tel spectacle.

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Extrait 
 
9 novembre 1989 , les retrouvailles allemandes

1.12.09

Arthur Rimbaud à Bussang ?

Arthur Rimbaud serait-il passé à Bussang et par là même sur le pont du Séchenat ? C'est ce que laisse entendre cet article de Vosges Matin, découpé par Ginette.


5.11.09

Journal d'Octobre 2009

par Georges Charles


Jeudi 1er octobre
  
Vendanges amères en Languedoc-Roussillon. Un siècle environ après la grande crise viticole de 19071, née de la surproduction et de la concurrence accrue de l’Espagne et de l’Algérie ; le prix à l’hectolitre avait été divisé par 4 entre 1903 et 1907. 

La campagne 2009 d’arrachage des vignes portera sur environ 11 200 hectares (dont 3 700, rien que pour l’Hérault), 75% de la surface totale d’arrachage en France. La civilisation de la vigne dans cette région, vieille de 25 siècles, est à défendre !

Nous buvons de moins en moins de vin : 120 l/an en 1960, 100 en 1980, 61 en 1992 et environ 45 en 2008. 

L’an dernier, 80 000 hectares de vigne avaient été arrachés en Espagne ; il en est prévu 90 000 en 2009.

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Extrait

Lorsque la
fille paraît, en
1954, la bande des
quatre est enfin
constituée.


2.11.09

Journal de Septembre 2009

... par Georges Charles


Mardi 1er septembre

Fin d’été, fin de partie ; derniers jours en bord de mer, eau douce aux mouvements, plaisir de la nage, sain et populaire. Au large, passent les yachts. Nous partageons la même mer.




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Journal d'Août 2009   Lire la suite ...

Journal de Juillet 2009   Lire la suite ...

Journaux de Janvier à Juin 2009  Lire la suite ...

15.9.09

Tout en chansons


1. En “ préfa ” Philo
Souvenirs préfa … buleux

(cf. Johnny “ Souvenirs, souvenirs ”)

Souvenir, souvenir,
On se retrouve et on festoie
Et vous faites refleurir
Toute une année d’émoi
Je me souviens des cours dans l’préfa
Filles côté cour
Et du réveil dans le fourneau
Quand vous faisiez les fous

Souvenirs, souvenirs

De nos beaux jours de philo
Lorsque nous partions cueillir
Mille cours, mille leçons
Et pour mieux garder dans notre tête
Les joies de ces belles saisons

Souvenirs, souvenirs
Il nous reste des chansons

2. En “ préfa ” Philo
Préfa … cétieux

NB. Pour mise en train, sur l’air de “C’est l’amour” de Léopold Nord et Vous.
Qu’est-ce qui bouge / le cul des An / dalouses ?
C’est l’amour
C’est l’amour
C’est … l’a ..mour, mour, mour
***
Qu’est-ce qui fait / qu’aujourd’hui on / s’déplace
C’est la classe
C’est la classe
C’est … la classe, classe, classe

A qui donc / doit-on cette i / dée folle ?

A Ginette
A Ginette
A … Ginette, nette, nette

Qui a mis / le réveil dans / l’fourneau ?
C’est qui donc ?
C’est qui donc ?
C’est … qui donc ? donc ? donc ?

Vous et moi / dans le même / préfa
C’est philo

Qui s’pointait / au bahut en / bagnole ?
C’est le Georges

Mais qui donc / d’astuce toujours / regorge
C’est le Georges

Aujourd’hui / c’est qui le vol / taïque ?
C’est le Georges

Qui baroudent / en duo au / Maroc ?

C’est les Georges

Qui déteste / la suffisance / française ?
C’est le Georges


Qui a mis / le réveil dans / l’fourneau ?
C’est qui donc ?

Qui s’est mis / tout’ la boul’à / zéro ?
C’est l’Michel

Qui a dit / mieux motard que / jamais
C’est l’Michel

Not’ di ji/ c’est le kapell / meister
C’est l’Costi

Quel Vosgpatt / nous fabrique des / polars ?
C’est l’Francis

Mais c’est qui / Kallisté tout / en Corse ?
C’est l’Francis

Mais qui donc / a offert les / desserts ?
C’est Ginette

Qui a mis / le réveil dans / l’fourneau ?
C’est qui donc ?


3. En “ préfa ” Philo
Un songe

(Sur l’air de “Oh ! les filles” de Au Bonheur Des Dames)

Oh! la classe ! oh ! la classe !
C’était not’ bell’ jeunesse
Oh! la classe ! oh ! la classe !
Une pléthore de filles

J’s’rais bien sorti avec … / Mais jamais je n’aurais osé

Flash back sur un monde inventé / Je peux toujours le supposer
Chez Antoine, on s’rait allé / Des diabolos, on s’rait payé

Oh ! la teuf ! Oh ! la teuf !
Je n’ose même pas y croire
Oh ! la teuf ! Oh ! la teuf !
Ca s’rait jubilatoire

J’s’rais bien sorti avec … / Au cinéma on s’rait allé
Et au moment le plus tragique / Elle m’aurait dit de l’embrasser
Et comme je n’suis pas très logique / J’ l’aurais mêm’ pas becquottée

Oh ! le con ! oh ! le con !!

Que n’ai-je lu tout Freud !
Oh ! le con ! oh ! le con !!
Qu’est-ce t’as fait en philo ?

E pericoloso gordini / ti gli ti gli ti gli / Mais moi je n’avais qu’un vélo

Bonjour par big hygrométrie / C’était pas toujours rigolo
Tout’ l’année j’aurai pédalé / Et rien n’a pu m’en empêcher

Oh! la classe ! oh ! la classe !
C’était not’ bell’ jeunesse
Oh! la classe ! oh ! la classe !
Une pléthore de filles

4. En “ préfa ” Philo
Du préfa à la boîte

(Sur l’air de “les Voisines” de Renan Luce)

J’ai toujours préféré aux copains les copines
Courbes fantomatiques nourrissant mes fantasmes
Je me suis inventé une amour clandestine
Caution très virtuelle d’un durable enthousiasme

De ma place, tout au fond, je pouvais l’observer
D’autant que j’me foutais et de Kant et de Fichte
Tout autant à vrai dire que d’Merleau et … d’Ponty
et tutti quanti

J’ai toujours préféré aux alpins les alpines
C’est qu’elle faisait rêver la belle alpine Renault
J’ai toujours préféré aux félins les félines
C’est la jaguar type E qui ressortait du lot

De la terrasse en face, je Lelouche la Mustang
Ouah !! Comme elle est racée, je sens la métaphore
La monture se transforme en superbe amazone,
Le temps d’une DS

J’ai toujours préféré aux coquins les coquines

Celles qui vous embrasent au lido et top ten
J’ai toujours préféré aux lutins les lutines
Chapiteaux des bals Huc, ambiance du p’tit béné

De ma banquette en face, je r’zieute la belle danseuse
Concurrence déloyale, due aux non boutonneux
Je n’ose même pas l’inviter une fois
Puis un rock de Johnny et je n’bouge toujours pas
Et un slow de Ferré qui me tétraplégise
Il faudra un peu d’temps au néo boîte de nuit
Fan tout chaud des 1000 clubs et de la MJC

Album-Photos (cliquer)

La cocotte SEB


A la fin de l’exposé de Marie Claude sur 1965 et les désirs d’émancipation de la femme, j’entendis un de mes voisins susurrer un provocateur “ Hé ! Là, cocotte, minute ! ”. J’avais la transition pour remonter le temps en compagnie de …

… la cocotte SEB


Oyez, oyez, bonnes gens, les aventures de la cocotte SEB.

J’en profite pour vous narrer par la même occasion les authentiques circonstances de la mort de notre bon roi Henri IV. Je vais vous prouver que ce dernier ne fut jamais guillotiné ou poignardé ou chaiseélectrisé ou que sais-je encore ; foin de toutes fumeuses élucubrations qui se sont succédé au cours des siècles dans nos écoles de France et de … Navarre. Il est bien entendu que si mon propos vous surprend en quoi que ce soit dans sa présentation historique, votre intervention est la bienvenue.

Adonc, je vous narre. 16 siècles ¾ après JC et 4 siècles avant qui vous savez (là, c’est personnel, je ne m’étends pas), papi Denin heu ! Denis Papin invente la cocotte SEB. Vous vous en souvenez, la bonne grosse cocotte, avec un couvercle, mais sans queue, elle ; pas comme cette autre cocotte de mauvais genre, cette cocotte coquine qui cocufiait son coq, un drôle de coco qui poussait des cocoricos si cocasses et qui donc ne vivait en pays de cocagne avec cette coquette cocotte, coqueluche de tous les coqs ; elle risquait gonocoques et cocards mais elle s’en tamponnait le coquillard. Elle ….

Enfin bref, ne divaguons pas, revenons à notre première “géline ”. Adonc, Denis Papin invente la cocotte SEB. Une poignée d’années plus tard, le bon roi Henri invite les François et les Françoises à mettre tous les dimanches la poule dans la cocotte. C’est qu’il était à la coule dans la popotte. Faut quand même être à la coule dans la popotte pour mette la poule dans la cocotte. Ca, pour sûr, not’ bon roi, il aimait bien tremper la louche dans la cocotte ; il ne détestait pas non plus (euphémisme) tremper Lolotte dans sa couche. La soupe et les cocottes, oui ; la coupe et les sossottes, oui aussi.

Pour s’assurer qu’en son royaume l’on dégustait bien la dominicale poule au pot, Henri effectuait des descentes surprises dans les foyers. Les opérations coups de cuiller qu’on appelait ça. Le roi arrivait ex abrupto, tout de go, de go et … ? Millaut. C’est bien, ça suit. Il amenait toujours 1 ou 2 potes mais peu importe tant cela faisait grandement plaisir à ceux qui régalaient. Vous parlez d’un souvenir. Et rien que de contempler la tronche constipée des voisins, cela faisait s’évanouir la dépense. Voilà une coutume bien sympathique qui était complètement tombée en désuétude. Heureusement cet us a été repris par un de nos derniers rois … à une variante près. Aujourd’hui on ne va tortorer chez n’importe qui ; un coup de fourchette est si vite arrivé. A l’époque, on ne faisait pas gaffe, on ne connaissait pas la fourchette.

Et c’est ainsi que le roi est allé poulopotiser chez les Ravaillac. Mais enfin, qu’est-ce qui l’y pousssa ? F-ce le fumet particulièrement délicat d’une sauce poulette ? Nenni. Fut-ce alors l’accorte, pulpeuse et pas farouche dame Ravaillac ? Que nenni. Enfin je n’sais ni. En tout cas, pour notre vert galant, cette dernière ne devait représenter une poule d’essai. Mais, pourquoi diable, pourquoi démon de midi, l’amena-t-il, sul lit ? Ne vous méprenez point, gentils sires et gentes dames, beaux damoiseaux et belles damoiselles, j’ai dit Sully et non sur le lit. Sully, c’était un copain du roi, un de ses potes, celui qui tenait ses bourses, celui qui réglait les conso, quoi.

Toujours est-il que l’ambiance devait être à la surchauffe. En effet, et ce fut vraiment grand malheur en douce France, c’est juste au moment où le gentil sire Henri s’approcha du fourneau dans lequel le coke, en chaleur, très en chaleur, incandescent même, s’échinait à chauffer la cocotte, qu’icelle s’éclata en plein dans la tronche d’icelui, brûlant cuirs et poils. Palsambleu, morte couille, “j’y cuis, j’y reste”. Il trépassa donc notre sire … cuit. Circuit ? Vous suivez le chemin ? Il est donc bien mort roussi et non décapité ou poignardé ou je ne sais quoi. Pour la petite histoire et pour faire le malin avec un petit jeu de mot, il est à noter que le feu roi, avant d’être occis, ne s’estoit même pas panse rempli et gargamelle adouci. On ne put donc parler du « feu nourri ». Feu nourri, les p’tis gars ; réveillez-vous ; vous avez vos vapeurs ; la cocotte siffle ; enlevez la soupape, sinon ça risque encore de péter

S’était-il agi d’une félonie de sieur Ravaillac, … d’une défaillance de la cocotte (la soupape ou alors le morphogénérateur spiralo concentrique et diaphragmatique ? C’est tout nouveau ça venait de sortir) ? Oncques on ne le sut. Les pêts des ex perchés, … Heu ! Excusez ce malencontreux contrepêt. Les experts dépêchés, voulais-je dire, … partirent de la manufacture de Peccavillers, seigneurie de Celles, chapitre des dames chanoinesses de Remiremont, comté des Vosges, duché de Lorraine, St Empire Romain Germanique … (Vous pouvez barrer toute mention qui vous paraîtrait superflue). Les experts arrivèrent sous la conduite du docte et savantissime maître ès emboutissage, Francis le Corse, inventeur des fours don Martin. Nonobstant ces immenses compétences ès métallurgie, ils ne purent franche et indubitable conclusion apporter. Adonc, la garantie joua. La cocotte susdite et suspecte fut remplacée ipso facto et placebo par un écarteleur tous membres, puissance 4 chevaux, 4 très forts chevaux de préférence, prix maximum 20 louis, 10 deniers et 5 sols. Pas d’utilisation prolongée sans avis médical. L’écarteleur fut testé sur sieur Ravaillac, détenteur de l’explosive cocotte. La machine fit merveille. La veuve, comme de coutume et comme de bien séance, eut droit aux morceaux choisis. Mais, toute marrie devant son mari démis, tout démis, complètement démis, la mère « démis » recracha le meilleur morceau, tout en éructant « Ben, ça, pardi, c’est ben vrai, SEB, SEBO, SEBON »…. CQFD.

Gabriel Barnet

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Tout en vers


C’était un beau dimanche, en souvenir du bac.
Des lambeaux de brume flottaient sur le lac.
Les rues étaient bloquées, les gendarmes énervés :
« Vous n’êtes pas coureur, passez votre chemin,
La Mauselaine ? je ne connais pas ce coin »

Dans le brouhaha du breakfast entamé,
Des gâteaux de Ginette, ils se gobergeaient.
Annette et Blanche, Andrée et Antoinette
Francis, les deux Georges puis Marie-Annette
Gabriel et Pierre, sans oublier Yvette.
Dominique aussi, et les conjoints amusés ;
Marie-Claude était là comme à l’accoutumée.

Les agapes du soir, je n’en parlerai point,
L’on dit qu’elles furent gaies et pleines d’entrain.
Les spectacles, les chants et le karaoké.
La nuit avait été belle et bien protégée.
Des pandores veillaient sur leur tranquillité.

Puis vêtus pour l’Everest et armés de piolets
Ils se mirent à l’assaut du Mont Grouvelin.
Mais à la première étape le rythme fléchissait.
Des tartes aux myrtilles, le soleil sur la chaume !
Claude hocha la tête et dit : « Je le savais ;
Pis que les écoliers, pis que les collégiens,
Ainsi sont les seniors, prêts comme un seul homme
A s’amuser d’un rien. Il m’eût fallu mon chien .
Revenez, revenez ou je fais un malheur
L’apéro au soleil, vous l’aurez tout à l’heure »

Seule, Marie-Odile n’était point levée ;
Et aussi disparu, un gendarme fringant.
Ses collègues criaient : » Où est-il maintenant ? »
D’étage, dans la nuit, se serait-il trompé ?
L’âge et les années n’empêchent pas de rêver.
Hélas ! C’est une amie qu’elle alla visiter.

Puis, assis au balcon, buvant notre café,
Tandis que sur le lac dansaient les vaguelettes,
Nous regardions passer les braves triathlètes.

Vous voulez que j’évoque autre chose ? Ciel !
L’alexandrin ne va pas à l’audiovisuel.
Mais nous avons bien ri à l’œuvre de Michel.
La musique était là, les rires, les souvenirs.
La belle hélitreuillée, l’internat, les fous rires.

Les adieux furent longs, nous nous embrassâmes tous.
Car malgré la grippe, l’on s’embrasse entre nous.

Si la bravitude vous poussait à compter,
Vous verriez vous-mêmes que j’écris comme un pied.

Madeleine, le 14 septembre 2009

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Bonjour à tous


Nous voilà sortis de notre « bulle », et revenus à nos petites habitudes, mais contents de ce week-end à Gérardmer, beaucoup plus chaleureux que le premier, du moins ce sont les sentiments qui m’ont été rapportés par plusieurs participants et ceux que je ressens moi aussi.
Tous vos commentaires représentent pour moi une belle récompense à cette initiative.
Je vous en remercie sincèrement.

Rien à voir avec les retrouvailles de 2006, dominées par l’émotion et une appréhension certaine ; le recul permet d’analyser plus justement l’ambiance des deux week-ends.

Depuis 2006, les anciens du bac 65 se sont rencontrés ici et là au gré de leurs voyages ou à différentes occasions et ainsi de nouveaux liens se sont tissés entre nous.
Les racines de nos amitiés de lycéens sont très lointaines, mais elles semblent refaire surface aujourd’hui. A Gérardmer, nous étions bien ensemble. « Ensemble, c’est tout » comme le dit Anna Gavalda.

En attendant un reportage plus détaillé de notre week-end, que je réaliserai avec Michel Costi et aussi avec Claude Valroff pour une mise en page très soignée dans le blog, comme il sait si bien le faire, je vous envoie un bref résumé de ce qui s’est passé « là haut, dans la montagne ».

J’espère que je ne vais rien oublier, voici donc le déroulement du week-end :

Après l’accueil chaleureux de Gabriel, dans une belle maison construite de ses propres mains, nous nous sommes rendus à Gérardmer ... où là, après le repas, sont intervenus nos artistes.

Dès l’arrivée au centre de la Mauselaine, Francis Martin a remis à chacun d’entre nous, un exemplaire d’un livre écrit de sa main, agréable entrée en matière !

Michel Costi nous a présenté un montage vidéo, avec de nombreuses photos récupérées depuis 2006 et la musique de notre jeunesse : que de souvenirs évoqués !!

Georges Charles nous a parlé Histoire : les grandes révolutions techniques qui ont amélioré nos vies personnelles, depuis notre enfance jusqu’à aujourd’hui. Des choses dont nous ne sommes même plus conscients.

Marie-Claude Duhoux
nous a aussi parlé Histoire, non, non, rien à voir avec nos cours d’Histoire, d’ailleurs, aucun réveil n’a sonné pour l’interrompre, mais elle a évoqué l’évolution de la vie de la femme depuis notre enfance. Quels bouleversements !

Marie-Annette Renauld, elle, a fait un petit récit très personnel de sa vie de petite fille dans les années cinquante et soixante ... et, je pense que plusieurs d’entre nous se sont reconnus ! Encore de l’Histoire, mais partie d’un cas particulier, cette fois.

Annette Humbert et Antoinette Leca ensuite, nous avaient préparé un sketch (de l’Histoire, toujours) mais non, des histoires d’internat cette fois, édifiantes mesdemoiselles. Qui aurait cru cela de vous ?

Gabriel Barnet, mais oui, notre Gabriel si timide, est venu sur scène nous déclamer un sketch de sa composition, que je ne saurais décrire ... nous avons beaucoup ri et je lui laisse le soin de nous le faire parvenir sur le net. (Je lui ai posé la question, il est d’accord, il faudra juste attendre un peu que passe son essoufflement).

Georges Parnot et Marie-Odile Maurice nous ont eux aussi révélé des talents cachés en chantant, eh oui, encore une bonne idée de l’ami Michel qui nous avait concocté un karaoké ...

Enfin, Gabriel a fait un retour sur scène très remarqué avec sa guitare et des compositions cette fois très personnelles concernant les membres du groupe Bac 65.
C’est ainsi qu’arriva l’heure de la danse ... jusqu’à 1h30 du matin. Le coucher très tardif n’empêcha personne d’être bien à l’heure le lendemain pour la marche.

Claude Valroff nous avait, comme il y a trois ans, préparé une jolie balade, pas très fatigante heureusement, que nous avons réalisée à pas lents ... car nous avions tellement de choses à nous raconter.

Pour conclure la balade, Georges Parnot nous a gentiment offert l’apéritif sur la terrasse de l’auberge de Grouvelin, sur les hauteurs de Gérardmer, et cela, comble de chance, sous un soleil radieux ! Personne n’avait envie de quitter les lieux.

Après le déjeuner, il a fallu se séparer, mais il fut dit pour nous y aider, que c’était en attendant le prochain rendez-vous.
Comme vous pouvez le lire, cette rencontre fut une réussite grâce à tous les participants et je les remercie du fond du cœur. Je vous embrasse tous.

PS important : il serait bon que pour la prochaine fois le mystère du réveil de Mademoiselle Cussenot soit résolu ...
Dans la classe, nous avons un commandant de gendarmerie en retraite, n’est-ce pas Jean-Claude ? Tu as peut-être un peu de temps à consacrer à cette énigme ou des conseils à nous donner pour résoudre ce grave problème. Nous te remercions à l’avance.


Ginette, le 11 septembre 2009



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28.8.09

Prochain week-end de rencontre


Samedi 5 septembre

1/ Garden Party chez Gabriel Barnet, très heureux de nous accueillir chez lui, au lieu-dit "Contrexard", commune de Basse sur le Rupt
A partir de 14h30, « plein air » si le temps le permet, sinon, grande remise à notre disposition ; possibilité de jouer au tennis ou au volley ; goûter ...


2/ Centre de la Mauselaine vers 18 heures

- 19h30 : Apéritif /Accueil (Ginette)
- 20h00 : Diner
- 22h00 : Ambiance/soirée dansante (Michel)
- Coucher : Open end

Dimanche 6 septembre

- 8h00-9h00 : Petit déjeuner
- 9h00 : Randonnée de 2 petites heures environ (Claude)
- 12h00 : Déjeuner au centre de la Mauselaine
- 15h00 (environ) : fin du week end


Adresse :
Centre ODCVL de la Mauselaine, Chemin du Rond Faing, 88400 Gérardmer
Téléphone : 03 29 63 11 94
Site internet (cliquer)

Chambres réservées pour tout le groupe. Ne pas oublier d´apporter des serviettes de toilette individuelles (La Mauselaine est plus proche du centre de colonies de vacances que de l´hôtel ****)

Tenue vestimentaire :

Garden Party : décontractée voire sportive
Soirée : tenue de soirée habillée/décontractée (pour ces Messieurs, la cravate n´est pas obligatoire)
Randonnée : sportive (ne pas oublier les chaussures de marche)

Numéro de portable de Ginette, au cas où : 06 20 04 77 08

Prévision météo sur la région (cliquer)

Quelques idées de shopping à Gérardmer :

Linge de maison : Linvosges ; Le Jacquard Français
Chaussettes : Bleu Forêt
Ville de Gérardmer